Lyon et la mer au XVIIIe siècle. Connexions atlantiques et commerce colonial
Le Gouic Olivier ; Le Bouëdec Gérard
PU RENNES
20,00 €
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EAN :9782753514645
Ville de foires et place bancaire de renom international au temps de ses marchands-banquiers italiens, Lyon s'impose au cours du XVIIIe siècle comme une ville manufacturière de premier plan, capitale européenne de la soierie. Au moment où les pôles d'impulsion de l'économie-monde glissent vers les ports de l'Atlantique, la cité du Rhône se repositionne par rapport aux nouveaux systèmes d'échanges que génère l'atlantisation de l'économie. Animée par une réelle dynamique commerciale, Lyon se tourne vers les villes-ports afin de rechercher de nouveaux débouchés pour ses précieuses étoffes, ses rubans de soie, or et argent, ses articles de mercerie et de confection. Mais il lui faut aussi assurer ses approvisionnements en denrées et marchandises d'outre-mer, car les modes de consommation évoluent: le café et le sucre s'imposent désormais dans le quotidien des Lyonnais, autant que les épices et les belles cotonnades des Indes. De son côté la Grande Fabrique exige de nouvelles matières tinctoriales, de l'indigo, de la cochenille et des bois de teinture, ainsi que les fils d'or et d'argent indispensables à la confection de ses étoffes les plus luxueuses, en attendant l'essor des manufactures de coton. Aussi, au cours du XVIIIe siècle, Lyon intègre-t-elle l'Atlantique français à son espace commercial, mais s'ouvre aussi sur l'Atlantique espagnol, principalement à partir du port de Cadix, tête de pont de la Carrera de Indias, où s'implante une importante colonie de marchands lyonnais. L'étude des relations économiques, commerciales et financières qui se mettent alors en place entre Lyon et les espaces océaniques permet de comprendre comment une ville de l'intérieur qui fut un pôle d'impulsion du grand commerce maritime au XVIe siècle réagit à l'essor de l'économie atlantique au cours du XVIIIe siècle, comment elle s'adapte à un contexte nouveau dans lequel l'impulsion est donnée par les villes-ports, quelles connexions s'établissent avec le négoce portuaire et quelles interactions peuvent jouer entre elle et les espaces ultramarins.
Nombre de pages
384
Date de parution
30/09/2011
Poids
586g
Largeur
154mm
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EAN
9782753514645
Titre
Lyon et la mer au XVIIIe siècle. Connexions atlantiques et commerce colonial
Auteur
Le Gouic Olivier ; Le Bouëdec Gérard
Editeur
PU RENNES
Largeur
154
Poids
586
Date de parution
20110930
Nombre de pages
384,00 €
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Résumé : Cet ensemble de distiques non rimés ni assonancés se présente comme une manière de leçon de théologie négative, mais pleine d'humilité et de vérité humaine ; c'est-à-dire aussi loin de Maître Eckhart que de l'"athéologie" de Georges Bataille. L'auteur déclare en effet ne pas croire en Dieu, mais il reste hanté par son "inexistence". En témoignent une cinquantaine de "murmures et prières minuscules" rédigés au jour le jour "comme une liste de commissions", de remerciements et de questions. La tonalité est plutôt celle de Francis Jammes que celle du Cendrars des Pâques à New York. C'est tendre, simple, et d'une modestie rare tout à fait accordée avec le propos de ce très beau livre.
Raoul Dufy est né au Havre en 1877. Après ses premières toiles impressionnistes, il s'est fait connaître en participant au mouvement fauve avant de travailler, aux côtés de Braque, à l'invention du cubisme. Il est mort à Forcalquier en 1953. Si Raoul Dufy est aujourd'hui un peintre reconnu, son apport à la modernité reste largement sous-estimé. Cet essai analyse comment il parvient à capter et étonner les spectateurs par sa façon très personnelle de conjuguer un dessin figuratif habile et de grands aplats de couleur vive indépendants du trait. La modernité de l'espace de Dufy est tout entière dans cette audace dont il fera sa manière et son style. Tout en se méfiant des avant-gardes, il est en parfaite harmonie avec son époque lorsqu'il peint la vie sur les champs de courses, les défilés de mode ou lorsqu'il glorifie La Fée Électricité.
La visite du Musée d'art moderne de la Ville de Paris commence toujours par al salle ovale où se déploie la gigantesque peinture murale de Raoul Dufy intitulée la Fée Electricité, qui date de 1937. Depuis cinquante ans, aucun ouvrage n'avait étudié les circonstances, les conditions et les enjeux de cette ?uvre extraordinaire. Le présent volume comble cette lacune.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
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