Le Moyen-Âge est d'abord une très longue durée : au moins dix siècles, 1000 ans ! Ensuite, son nom se prête à une double interprétation : pour les uns, cet « âge moyen » n'est pas une belle période, et ils s'en tiennent au « vilain Moyen-Âge », celui de la violence contre les juifs et les hérétiques, des croisades contre les musulmans, d'un moment médiocre de la culture et des arts. Jacques Le Goff n'ignore pas ce Moyen-Âge-là. Mais pour les enfants, il en évoque aussi un autre, avec une compétence sans égale qui emporte la conviction : il y eut, et même avant tout, un « beau Moyen-Âge », avec des figures qui font toujours rêver - les chevaliers - , des constructions magnifiques - les châteaux forts et les cathédrales -, un goût partagé de la rencontre entre les hommes et les femmes - pèlerinages, foires, marchés, fêtes religieuses et fêtes païennes-, des oeuvres de pensée étonnantes, des créations littéraires et des inventions musicales, un imaginaire ouvert au merveilleux. C'est au Moyen-Âge que naît l'Europe, avec la variété de ses nations mais aussi l'unité d'une chrétienté et d'une culture religieuse qui contenait en germe les idées modernes de démocratie et de laïcité.
Nombre de pages
140
Date de parution
01/10/2006
Poids
150g
Largeur
110mm
Plus d'informations
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EAN
9782020888097
Titre
Le Moyen Age expliqué aux enfants
ISBN
2020888092
Auteur
Le Goff Jacques ; Schlegel Jean-Louis
Editeur
SEUIL
Largeur
110
Poids
150
Date de parution
20061001
Nombre de pages
140,00 €
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«Un autre Moyen Age c'est un Moyen Age total qui s'élabore aussi bien à partir des sources littéraires, archéologiques, artistiques, juridiques qu'avec les seuls documents naguère concédés aux médiévistes "purs". C'est la période qui nous permet le mieux de nous saisir dans nos racines et nos ruptures, dans notre modernité effarée, dans notre besoin de comprendre le changement, la transformation qui est le fonds de l'histoire en tant que science et en tant qu'expérience vécue. C'est ce passé primordial où notre identité collective, quête angoissée des sociétés actuelles, a acquis certaines caractéristiques essentielles.».
Jacques Le Goff est l'auteur d'une ?uvre considérable sur le Moyen Âge. Citons notamment Un Moyen Âge en images (Hazan, 2007), Héros et merveilles au Moyen Âge (Le Seuil, 2005), L'Europe est-elle née au Moyen Âge? (Le Seuil, 2003), Saint Louis (Gallimard, 1996).
Résumé : Véritable immersion dans l'une des périodes de l'histoire les plus créatives, cet ouvrage dirigé par Jacques Le Goff explore le Moyen Age de l'intérieur, à travers 112 portraits d'hommes et de femmes qui ont vécu et donné vie à dix siècles de questionnements, d'échanges et de découvertes. Les personnages de ce volume ne se limitent pas à offrir une image résumée de leurs vies et de leur réputation au Moyen Age. Ils sont ici en tant que témoins et mémoire historique. Ces héros de l'histoire (Attila, Clovis, Charlemagne, Saladin, Marco Polo, Jeanne d'Arc...), ou ces personnages imaginaires (Arthur, Satan, Mélusine, Robin des bois...) révèlent une période qui s'éloigne de l'image d'un Moyen Age obscurantiste. Jacques Le Goff a demandé aux historiens les plus renommés de participer à l'écriture de cet ouvrage, qui offre une introduction passionnante et actualisée de cette période essentielle de notre histoire. Le livre est accompagné de cartes, d'une chronologie et d'une bibliographie de référence.
Cet ouvrage de Jacques Le Goff (1924-2014), l'un des grands historiens médiévistes français, se propose de restituer le monde visuel du Moyen Age. Représentations de la féodalité (seigneurs et paysans), de la violence guerrière, de la mort : ces phénomènes sont bien connus mais n'expriment pas autant, selon Jacques Le Goff le Moyen Age essentiel, profond, que ne le font les gestes, la société humaine face à la société divine, les images de l'au-delà. Ce Moyen Age en images paraît d'autant plus vrai que l'image inclut dans la représentation le côté imaginaire, symbolique de la réalité aussi " vrai " que son côté matériel, réaliste (surtout dans une société qui, comme la société médiévale, vit sur le double registre naturel/surnaturel). Ces deux lectures s'imposent parmi celles que le lecteur-spectateur de ce livre peut légitimement mettre en oeuvre. Pour Le Goff, le Moyen Age a été un univers de combattants, de travailleurs, de rêveurs. Ouvrage illustré par près de 300 illustrations en couleurs.
Quand j'écrivais Tombe en 1970 je voulais relever une tombe, et relever d'une mort vénéneuse. Je voulais désenfouir un secret et je l'enfouissais sous un texte. Je travaillais sans arrêt, je fouissais, Tombe faisait un travail de taupe. Curieusement l'écureuil, dans certains cas, fait aussi un travail de taupe. Ainsi l'Ecureuil de Tombe, citoyen américain par ailleurs, (j'en parlerai plus bas) est à moitié souterrien. Tombe voulait sortir vivant quand même d'un séjour aux Enfers et ne trouvait pas la sortie. La porte d'entrée refuse la sortie. Il faut trouver une autre porte. Tombe avait dû commencer à se frayer un texte sous le texte dès 1964 aux USA. Je voyais bien les textes se bosseler devant mes pages. Jusqu'au jour où il y eut une déchirure dans mes vies par où Tombe put lever. Mais seulement ce Tombe ou cette tombe. Ce n'est pas cela. Je voulais écrire un livre, ma langue a fourché, Tombe est né de cette fourche. Né fourchu. Double. Avec la mort en tiers. Tombe appartient dans mon ?uvre en général à l'espèce des Livres qui se sauvent, dès que je cherche à écrire ce livre, il détale devant moi. C'est peut-être moi qui fuis. Entre nous il y a fuite. Tombe pressent, préécrit le livre qui le hante, sans le savoir. Veille. Attend. Sans que je sache. Attend trente ans. En 2001 la scène de Tombe s'ouvre sur Manhattan, Lettres de la Préhistoire. Les Enfers ont longtemps voyagé.
Résumé : La critique empiriste des prétentions universelles de la pensée humaine est-elle réellement fondée ? On sait que c'est le problème de Kant. Mais Quentin Meillassoux montre avec une force étonnante qu'une autre compréhension de cette critique, restée en quelque sorte dissimulée, bien que plus "naturelle", aboutit à un partage des ambitions de la pensée très différent de celui proposé par Kant. Il établit en effet qu'une seule chose est absolument nécessaire : que les lois de la nature soient contingentes. Ce noeud entièrement nouveau entre les modalités contraires installe la pensée dans un tout autre rapport à l'expérience du monde, un rapport qui défait simultanément les prétentions "nécessitantes" de la métaphysique classique, et le partage "critique" entre l'empirique et le transcendantal. Cette remarquable "critique de la Critique" est ici introduite sans fioritures, coupant vers l'essentiel dans un style particulièrement clair et démonstratif. Elle autorise à nouveau que le destin de la pensée soit l'Absolu, et non la "finitude" dans laquelle nous nous complaisons en laissant la morale, ou le "retour du religieux", servir de fictif supplément d'âme. Quentin Meillassoux est né à Paris, en 1967. Il enseigne la philosophie à l'Ecole normale supérieure (Ulm), et a également publié Le Nombre et la Sirène. Un déchiffrage du Coup de dés de Mallarmé (Fayard, 2011).