Ces ados qui "en prennent". Sociologie des consommations toxiques adolescentes
Le Garrec Sophie
PU MIDI
22,00 €
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EAN :9782858166312
Tabac, alcool, drogues illicites : ces consommations toxiques constituent pour bien des adolescents l'expression d'un mal-être qu'expliquent en partie l'absence de statut social et le manque de réelles responsabilités citoyennes des jeunes d'aujourd'hui. D'où l'existence, chez eux, d'un singulier rapport au temps. L'emprise et la pression du quotidien ne leur permettent pas de vivre sereinement leur présent et rendent du même coup difficile la construction d'un avenir qui leur apparaît comme incertain et angoissant. De sorte que les jeunes, lorsqu'ils consomment du tabac, de l'alcool et des drogues illicites, recherchent et se créent un "temps à-côté"... Quelles sont les trajectoires qui mènent à ces comportements ? Garçons et filles sont-ils "égaux" en la matière ? Comment financent-ils ces pratiques ? Quel rôle joue le groupe dans ces apprentissages ? Quels en sont les lieux, les moments privilégiés ? "Défonce" ou plaisir, quête de limites ou, paradoxalement, d'une forme de stabilité, quelles significations donner à ces expériences ? Enquêtes par questionnaires, entretiens approfondis, observation participante auprès de groupes d'adolescents et de professionnels de la prévention, ont permis à Sophie Le Garrec de répondre à ces questionnements multiples. En réinscrivant la population étudiée et ses pratiques clans le contexte socio-économique et dans les configurations sociétales qui sont les leurs, l'auteur offre ici la première étude sociologique des polyconsommations toxiques adolescentes.
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Nombre de pages
329
Date de parution
27/11/2002
Poids
410g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782858166312
Titre
Ces ados qui "en prennent". Sociologie des consommations toxiques adolescentes
Auteur
Le Garrec Sophie
Editeur
PU MIDI
Largeur
135
Poids
410
Date de parution
20021127
Nombre de pages
329,00 €
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Le travail contre la santé ? Cet ouvrage collectif propose des éléments de réponse et des pistes de réflexion sur deux problématiques majeures aujourd'hui - et pour les années à venir : la santé au travail et la place des seniors dans les sphères professionnelles. Quels sont les enjeux de la santé au travail ? Du travail sur la santé ? Comment analyser les changements de la gestion du travail et des "ressources humaines" apparus au cours des dernières décennies ? Peut-on faire un lien entre ces nouveaux modèles de management et l'augmentation des pathologiques psychiques ? En quoi l'emploi des seniors va devenir une problématique incontournable ces prochaines années ? Pourquoi ces travailleurs-euses catégorisé-e-s comme "seniors" restent encore perçu-e-s négativement dans les sphères professionnelles ? Quels sont les préjugés qui sous-tendent ces perceptions ? Les auteur-e-s se sont attaché-e-s successivement à répondre à ces questions en proposant un état des lieux sur la santé au travail, ses conséquences économiques, politiques, sanitaires et sociales ainsi que sur les particularismes associés aux seniors. Les auteur-e-s : Rosalie Beuret-Siess, Thomas Dupas, Achille Grosvernier, Alain Max Guénette, Michel Guillemin, Annick Kalanáopoulos, Nicky Le Feuvre, Sophie Le Gamec, Marc Loriol, Eléonore Marbot, Jean-François Marquis, Dominique Paturel, Laure Pitet, Jean-Charles Rey, Annick Rywaslki, Chloé Saas-Vuilleumier, Serge Volkoff.
En mai 2017, Sophie Le Garrec subit une opération du coeur avec quelques complications post-opératoires qui prolongeront son hospitalisation de plusieurs semaines. La chirurgie cardiaque est devenue banale et routinière, mais le coeur reste encore associé à un organe majeur et son dysfonctionnement à une gravité patente tant pour le malade que pour son entourage. C'est la narration de son parcours infra et extra-hospitalier durant une année que l'auteure a consignée à partir de nombreuses notes prises au vol des événements, tant médicaux que personnels. Sociologue depuis plus de vingt ans, qui plus est, dans le champ de la santé, cette expérience de vie n'a cessé de faire écho à sa pratique professionnelle. C'est donc un ouvrage hybride liant ces deux facettes qui la constituent, patiente et sociologue. Des coulisses d'une clinique considérée comme " haut de gamme" aux critiques quant à son fonctionnement, des réflexions sur les représentations sociales des maladies et des malades aux paradoxes organisationnels des soins, de la déshumanisation de certains actes à la déstructuration du bien travailler, etc. chaque chapitre vise à comprendre, dénoncer ou questionner certains aspects aujourd'hui du monde médical, du fonctionnement des hôpitaux (ou cliniques) et des rapports aux malad(i)es.
Les injonctions à être heureux au travail, qui caractérisent le nouveau management, engendrent paradoxalement une fragilisation physique et psychique des travailleurs, qui ne parviennent pas à cet objectif illusoire. En effet, ne pas y arriver, ou ne pas réussir à tenir ce paraître émotionnel sur la durée, devient une non-compétence, un stigmate de faillibilité personnelle. Selon les rhétoriques managériales, la solution repose sur le seul individu auquel il s'agit de fournir des outils d'autodiagnostic, d'autothérapie "clés en main" à travers une litanie de bons-mots-bien-dits-bien-faisants qui modifie en profondeur nos rapports au travail avec une focale exclusive : celle de l'individualisation responsabilisante. Des spécialistes Issus de différentes disciplines des sciences humaines et sociales analysent les transformations du monde du travail et leurs effets sur la santé. Si le mal-être et la souffrance s'accroissent statistiquement dans la réalité des entreprises, mals aussi des services publics, c'est probablement parce que le bonheur prescrit n'est qu'une coquille vide masquant un délitement des conditions, une perte de sens de son travail, l'invisibilité progressive de ce qui constitue le coeur de son métier.
Des Trente Glorieuses au trente piteuses, le travail a changé et la santé s'est redéfinie. Individualisation, psychologisation et "managérialisation" sont autant de processus qui leur sont communs et qui permettent également de mesurer l'importance des évolutions observées. Mais que veut dire aujourd'hui travailler ? Le travail est-il dangereux pour la santé ? La santé au travail relève-t-elle de la même définition que la santé quotidienne ? Comment expliquer l'émergence de cette thématique actuellement ? Doit-on repenser une nouvelle voie pour valoriser le travail et protéger la santé ? Ou sommes-nous liés aux stratégies gestionnaires à l'oeuvre, aussi bien dans les entreprises privées que dans les services publics, et à ses effets sur les rapports au travail et à la santé ?
Une impression de déjà-vu ? La forteresse de Dunsinane, c'est le château où s'était retranché l'usurpateur Macbeth à la fin de Macbeth, la "pièce écossaise" de William Shakespeare. David Greig reprend la situation là où Shakespeare l'avait laissée en 1606. L'assassin du bon roi Duncan a enfin été éliminé ; la dangereuse femme-sorcière qui avait poussé son époux au crime est défaite, elle aussi. Le retour à la paix civile ? Pas tout à fait. Certes, Macbeth l'usurpateur est mort, mais son successeur Malcolm n'est que veulerie et luxure. L'harmonie politique semble ne pas vouloir s'installer en ce royaume. Dans la suite qu'il invente à la tragédie de Shakespeare, David Greig s'infiltre dans les ouvertures, ou plutôt les ellipses de l'histoire de Macbeth, et il les remplit des doutes politiques de notre époque. Greig a vu les armées britanniques et américaines intervenir et s'embourber au Moyen-Orient. Dans Dunsinane, il montre à quel point, une fois les opérations militaires achevées, rien n'est encore joué et comment la politique continue la guerre par d'autres moyens, pour inverser la formule de Clausewitz. Greig rebat les cartes et distribue une nouvelle main aux joueurs de la partie ; il donne la parole à ceux que Shakespeare avait, à l'instar de son tyran, réduits au silence : Lady Macbeth, Malcolm, et les soldats.