Le retour des villes européennes. Sociétés urbaines, mondialisation, gouvernement et gouvernance, 2e
Le Galès Patrick
SCIENCES PO
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EAN :9782724611984
Alors que les projecteurs restent braqués sur les très grandes métropoles mondiales, Patrick Le Galès analyse comment, dans les villes européennes, acteurs, groupes et organisations se mobilisent pour concevoir des processus d'intégration, renforcer les sociétés urbaines et organiser des modes de gouvernante au sein desquels les élus et le gouvernement urbain jouent un rôle important. Phénomène original inscrit dans la longue durée, les villes européennes forment un réseau dense d'agglomérations de 200 000 à 2 ou 3 millions d'habitants qui ne cessent de se réinventer. Soumises à des pressions contradictoires - mobilité, tensions sociales, pauvreté, immigration, mondialisation des entreprises, enchevêtrement des pouvoirs et des politiques publiques qui conduisent à la fragmentation -, elles continuent de croître en développant des stratégies collectives. Cette seconde édition enrichie d'une préface inédite vient confirmer la robustesse du modèle des villes européennes, la réalité de leur investissement dans les questions de développement durable et de leur mobilisation politique pour recréer de la cohésion dans des villes.fragmentées; mais aussi, hélas, leur plus grande difficulté, dans un contexte de crise, à financer leurs projets comme à jouer un rôle moteur dans l'invention de sociétés européennes moins nationales. Classique de la recherche urbaine, en France et au niveau international, cet ouvrage a reçu le prix "Stein Rokkan" (ECPR/ISSC) pour la recherche comparée en 2002 et le prix "Bologna II Mondo/ Il Mulino" dans sa version italienne publiée en 2005.
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Nombre de pages
486
Date de parution
24/03/2011
Poids
604g
Largeur
139mm
Plus d'informations
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EAN
9782724611984
Titre
Le retour des villes européennes. Sociétés urbaines, mondialisation, gouvernement et gouvernance, 2e
Auteur
Le Galès Patrick
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
139
Poids
604
Date de parution
20110324
Nombre de pages
486,00 €
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Les limites des modes d'action publique fondés sur une vision centralisée du rôle de l'Etat ont conduit à l'apparition d'autres modes de pilotage politique que l'on désigne sous le terme de " gouvernante ". La gouvernante peut être définie comme un processus de coordination d'acteurs, de groupes sociaux, d'institutions pour atteindre des buts discutés et définis collectivement. Dans un contexte de décentralisation, d'européanisation et de mondialisation, elle amène à repenser les manières de gouverner, à construire un intérêt général rattaché à un territoire et à mettre en œuvre des stratégies collectives. Dans ce cadre plus ouvert, les expérimentations se sont multipliées, qu'il s'agisse de pratiques de gestion, de concertation, d'élaboration de projets et d'un intérêt collectif territorialisé, de création de réseaux et de coalitions. Des organisations variées participent au gouvernement ou à la gouvernante locale (sociétés d'économie mixte, associations, promoteurs, entreprises de services urbains, chambres de commerce et d'industrie, PME ou grandes entreprises, artisans...), à côté des consultants désormais très présents. Tout ceci contribue à faire évoluer le rôle du politique. On assiste à une transformation dans le rapport entre élus et citoyens, entre régulation politique et intervention de la société civile qui va dans le sens de l'autonomie des différents acteurs, de la juridicisation des relations et des conflits, de la concertation. Cependant les gouvernements locaux restent bien présents, leur expertise et leur influence politique tendant plutôt à s'accroître.
Chaotiquement, une métropole parisienne est en train d'émerger. C'est ce que démontrent les auteurs de cet ouvrage, en relisant l'histoire de la gouvernance de ce territoire, prise en tension entre la volonté de l'Etat de contrôler la capitale à coup de plans stratégiques et d'organisations, et l'établissement de coopérations horizontales respectant la vieille opposition entre Paris et sa banlieue. Avec le temps, ces deux logiques ont perdu de leur force. La décentralisation a rebattu les cartes au sein de l'Ile-de- France. Les politiques publiques menées dans les domaines des transports, de la police ou de la rénovation urbaine ont fait bouger les anciennes lignes de structuration et d'opposition politique. La toute-puissance de Paris, symboliquement défendue par le boulevard périphérique, s'est estompée sous l'action des réseaux, des institutions et même des conflits. Nourrie de recherches originales, cette analyse documentée éclaire avec précision les dynamiques politiques et institutionnelles d'une métropolisation inachevée.
Résumé : Délégation au marché, sous-traitance, décentralisation, réformes inspirées par le New public management : ces phénomènes marquent-ils un affaiblissement de l'Etat ? Les exigences d'économies et de rationalisation qui se traduisent par la révision générale des politiques publiques (RGPP), la loi organique relative à la loi de finances (LOLF) et d'autres dispositifs et répertoires de réforme, sont souvent dénoncées comme un retrait de l'Etat, tandis que leurs défenseurs invoquent le nécessaire passage de l'"Etat acteur" à un "Etat stratège" qui pilote à distance. Cet ouvrage s'intéresse moins à la nature des réformes qu'aux nouveaux rapports de force qui se mettent en place. L'objectif est d'analyser aussi bien la fonction publique d'Etat que les deux autres versants de la fonction publique : la territoriale et l'hospitalière. Ce n'est en effet pas seulement l'Etat central, mais également les collectivités locales et le secteur de la santé qui sont concernés par ces réformes. En s'appuyant sur des études pluridisciplinaires, ce livre traite des mutations de l'Etat en termes de capacité à agir, de justice sociale et de démocratie.
L'entrée du numérique dans nos sociétés est souvent comparée aux grandes ruptures technologiques des révolutions industrielles. En réalité, c'est avec l'invention de l'imprimerie que la comparaison s'impose, car la révolution digitale est avant tout d'ordre cognitif. Elle est venue insérer des connaissances et des informations dans tous les aspects de nos vies. Jusqu'aux machines, qu'elle est en train de rendre intelligentes. Si nous fabriquons le numérique, il nous fabrique aussi. Voilà pourquoi il est indispensable que nous nous forgions une culture numérique.
Laruelle Marlène ; Pranchère Jean-Yves ; Miranda A
Néoréaction, régression démocratique, illibéralisme, autoritarisme, populisme, néofascisme, cyberlibertarianisme, antimodernisme : cet écheveau de concepts rendant compte de certaines des évolutions profondes de nos sociétés et de nos systèmes politiques contemporains a de quoi désorienter. Régulièrement, pourtant, l'actualité invite à les utiliser pour désigner des discours, des pratiques institutionnelles, des projets politiques ou des idéologies, qu'il s'agisse, de façon neutre, de les décrire ou, de façon plus engagée, de s'en inquiéter et de les dénoncer. C'est là tout l'intérêt intellectuel et l'utilité civique de ce volume : clarifier ces concepts tout en mettant en lumière les liens entre deux ensembles de phénomènes qui méritent d'être appréhendés de concert. Ainsi s'impose aujourd'hui la nécessité de scruter en détail les fondements intellectuels des tendances autoritaires, afin de mieux en comprendre les manifestations politiques et institutionnelles.
Atlas, dans la mythologie, représente un géant capable de tenir la Terre sur ses épaules sans en être écrasé. Mais quand Gérard Mercator publie en 1538 ce qu'il décide d'appeler un Atlas, le rapport des forces s'est complètement inversé : un "Atlas" est un ensemble de planches, imprimées sur du papier, quelque chose que l'on feuillette et que le cartographe tient dans sa main ; ce n'est plus la Terre que l'on a sur le dos et qui nous écrase, mais la Terre que l'on domine, que l'on possède et que l'on maîtrise totalement. Près de cinq siècles après, voilà que la situation s'inverse à nouveau : paraît un "Atlas" qui permet aux lecteurs de comprendre pourquoi il est tout à fait vain de prétendre dominer, maîtriser, posséder la Terre, et que le seul résultat de cette idée folle, c'est de risquer de se trouver écrasé par Celle que personne ne peut porter sur ses épaules". Bruno Latour Changement climatique, érosion de la biodiversité, évolution démographique, urbanisation, pollution atmosphérique, détérioration des sols, catastrophes naturelles, accidents industriels, crises sanitaires, mobilisations sociales, sommets internationaux, transition climatique... Voici le premier atlas réunissant l'ensemble des données sur les transformations écologiques de notre temps.
Deuxième puissance mondiale depuis 2010, la Chine ne veut pas seulement détrôner les Etats-Unis, mais aussi bouleverser l'ordre international établi depuis 1945. A-t-elle les moyens de cette ambition ? Oui si l'on en juge par l'ampleur des outils économiques, diplomatiques, militaires et idéologiques qu'elle déploie et que symbolisent les "nouvelles routes de la soie" ; oui si l'on observe l'évolution de sa politique étrangère et de sécurité, surtout depuis l'arrivée au pouvoir de Xi Jinping en 2012 ; oui si l'on décrypte ses relations avec ses partenaires et voisins, comme le fait cet ouvrage, à l'aide de sources de première main. Derrière cette force se cachent des fragilités. Dépendante de l'extérieur, la Chine connaît un ralentissement économique et un vieillissement sans précédent de sa population. La persistance d'un régime autoritaire, nationaliste, antioccidental et de plus en plus arrogant confère un caractère inachevé à son intégration internationale et accroît les sources de conflit, en particulier avec les Etats-Unis et le Japon.