Cheveux chéris. Frivolités et trophées, Exposition au Musée du quai Branly du 18 septembre 2012 au 1
Le Fur Yves
ACTES SUD
10,00 €
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EAN :9782330009922
Au croisement de l'anthropologie, de l'histoire de l'art ancien et contemporain, de la mode et des moeurs, l'exposition propose diverses mises en scène et mises en ?uvre sur le thème universel des cheveux. Abordant l'idée que chacun donne de sa personnalité par la coiffure, elle se présente tout d'abord sous l'angle de la frivolité, des compétitions entre blonds/blondes, rousses et bruns, lisses et crépus... Comparant les coquetteries des Papous des Hautes Terres de Nouvelle-Guinée ou des belles citadines africaines ou des "Merveilleuses" du Directoire, l'exposition avance vers l'idée du matériau humain à modeler, à sculpter, support à la fois de savoir-faire, de la relativité de la beauté, mais aussi objet de perte (par l'âge ou la violence), symbole du temps qui passe et de la mort. Par leur usage nostalgique, les cheveux sont des supports de mémoire. Restes humains, reliques, ils conservent un peu de l'aura et de l'énergie de leur propriétaire. Une large partie de l'exposition est consacrée à ces mana (pouvoir sacré des ancêtres) qui ont donné naissance, dans le monde, à de multiples objets dits "magiques" ou pour le moins dotés de pouvoirs que l'on s'approprie. La question du reste et du trophée est ainsi posée et plus largement du statut de certains "objets" campés aux frontières de l'horripilant et de l'insoutenable, interrogeant nos catégories à partir d'une expérience universelle.
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Nombre de pages
320
Date de parution
08/09/2012
Poids
1 569g
Largeur
227mm
Plus d'informations
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EAN
9782330009922
Titre
Cheveux chéris. Frivolités et trophées, Exposition au Musée du quai Branly du 18 septembre 2012 au 1
Auteur
Le Fur Yves
Editeur
ACTES SUD
Largeur
227
Poids
1569
Date de parution
20120908
Nombre de pages
320,00 €
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Résumé : En 1998, le musée du quai Branly - Jacques Chirac a reçu en héritage les collections du musée national des arts d'Afrique et d'Océanie et les collections ethnographiques du musée de l'Homme, soit près de 300 000 objets. Depuis, il a développé une politique d'acquisitions riche de près de 70 000 pièces et photographies. L'exposition et son catalogue invitent le public à pénétrer dans les coulisses d'une collection. C'est l'occasion d'appréhender les étapes, les processus et les orientations multiples de ces acquisitions qui ouvrent sur le futur : accroître cette collection s'inscrit en effet dans une histoire de l'art globale où les aspects historiques entrent en résonance avec les enjeux contemporains.
L'art nègre ? Connais pas ! voilà la réponse que Florent Fels obtient de Picasso dans le troisième numéro de sa revue Action, en 1920. Le peintre a été sollicité par le critique dans le cadre d'une série d'interviews destinées à recueillir des Opinions sur l'art nègre. L'affirmation de Picasso peut sembler abrupte. Elle traduit pourtant en creux sa relationaux arts dits primitifs, entamée en 1907. Cette année-là, l'artiste acquiert sa premièreoeuvre extra-européenne - un tiki des îles Marquises. Il découvre également le musée du Trocadéro, dont il sort ébranlé au point de retravailler Les Demoiselles d'Avignon, qu'il achève en juillet. Non ethnographique, encore moins politique, c'est un rapport de présence que l'artiste entretient avec les oeuvres d'Afrique et d'Océanie. Picasso Primitif en rend compteavec force. Dans une première partie intitulée Chronologie, l'exposition établit de manière factuelle les oeuvres que Picasso a vues, celles qu'il a acquises, avec lesquelles il a vécu. L'artiste conservera d'ailleurs sa collection toute sa vie durant. Dans une deuxième partie intitulée Corps à corps, l'exposition interroge la façon dont Picasso et de grands artistes non occidentaux se rejoignent dans l'expression d'archaïsmes universaux, l'activation des pouvoirs de l'image - par des procédés de métamorphose, notamment -, l'exploration, enfin, des forcesde l'inconscient". Stéphane Martin
Les donateurs illustre la précieuse complémentarité de la force publique et des collectionneurs qui grâce à leur liberté et leur audace, permettent de réunir les plus surprenants trésors. A la faveur de leur générosité et de la pertinence de leur regard, ils oeuvrent avec l'institution à l'accomplissement d'une ambition essentielle ; celle qui veut qu'une meilleure connaissance des cultures du monde dans sa diversité permette également de saisir l'humanité dans son unité. A l'occasion de son 10e anniversaire, le musée du quai Branly a souhaité rendre hommage à ses donateurs à travers la publication d'un ouvrage inédit.
A l'orée des grands incendies, nous aurons au moins eu ça, la bière, le sel et la pénombre d'une chambre où l'on marche pieds nus, nos veilles aux yeux plissés et le petit matin à trente-deux degrés déjà, les draps qui claquent dans le vent dehors et le bleu de la mer, nos engueulades et la catastrophe de tes reins. C'est assez de souvenirs pour dix romans et nos deux vies.
Soudain, le vide se fit en lui. Son petit corps se contracta tout entier, il trembla ; et, à cette minute, il sut qu'il serait toujours seul. Une terrible angoisse lui remonta par le bas du ventre. Il aperçut à contre-jour la gueule de Cahill, la mort lui parut proche, toute proche ! Sur sa joue, il sentit le soleil, son harmonie mortelle, sa beauté. Il eut envie de pleurer. Alors, les visages des soldats, des garçons vachers qui faisaient cercle autour de lui, s'évaporèrent dans le néant. Sa main se faufila jusqu'à l'arme, et il tira.
Reito Naoi est un jeune homme en manque de repères, qui a appris à grandir seul. Accusé d'effraction et de tentative de vol, il risque la prison, mais se voit proposer un marché qui pourrait bien changer sa vie. Un avocat, agissant pour le compte d'un mandataire qui souhaite rester anonyme, lui propose la liberté en échange d'une mystérieuse mission. Reito devient le gardien d'un illustre camphrier, niché au coeur d'un sanctuaire de Tokyo, qui semble renfermer bien plus que du bois et des feuilles. La légende dit en effet que, si l'on suit un rituel bien établi, l'arbre centenaire exauce les voeux et se fait le messager des défunts. "Le Gardien du camphrier" interroge avec émotion et grâce les liens du sang ou ceux du coeur, qui se tissent ou s'érodent au fil du temps et jusque dans la mort. Il est une ode poétique à la découverte de soi et à la connexion aux autres.
La double trajectoire d'un policier des frontières qui perd le sens de sa mission et d'un jeune émigrant soudanais qui tente d'atteindre l'Eldorado européen.A Catane, le commandant Salvatore Piracci surveille les frontières maritimes. Gardien de la citadelle Europe, il navigue depuis vingt ans au large des côtes italiennes, afin d'intercepter les bateaux chargés d'émigrés clandestins qui ont tenté la grande aventure en sacrifiant toute leur misérable fortune... en sacrifiant parfois leur vie, car il n'est pas rare que les embarcations que la frégate du commandant accoste soient devenues des tombeaux flottants, abandonnés par les équipages qui avaient promis un passage sûr et se sont sauvés à la faveur de la nuit. Un jour, c'est justement une survivante de l'un de ces bateaux de la mort qui aborde le commandant Salvatore Piracci, et cette rencontre va bouleverser sa vie. Touché par l'histoire qu'elle lui raconte, il se laisse peu à peu gagner par le doute, par la compassion, par l'humanité... et entreprend un grand voyage.Au Soudan, pour Soleiman et son frère Jamal, c'est le grand jour : ils ont enfin amassé la somme d'argent qui leur permettra de quitter le pays et le continent pour une vie meilleure. Mais les jeunes gens sont bientôt séparés par le destin. Soleiman rencontre Boubakar le boiteux et c'est avec ce nouveau compagnon qu'il poursuivra - d'Al Zuwarah à Ghardaïa, Oujda, puis Ceuta... - son voyage vers l'Eldorado européen. Parce qu'il n'y a pas de frontière que l'espérance ne puisse franchir, Laurent Gaudé fait résonner la voix de ceux qui, au prix de leurs illusions, leur identité et parfois leur vie, osent se mettre en chemin pour s'inventer une terre promise.