En 2024, les planches du Fils du roi, clé et pièce maîtresse du travail d'Eric Lambé, ont rejoint les collections permanentes du Centre Pompidou. Paru en 2012, vite épuisé, moins remarqué que le Fauve d'Or Paysage après la bataille, ce livre monumental et labyrinthique a acquis le statut d'oeuvre culte par sa radicalité formelle. " De la multiplication des images, toujours carrées, toujours au Bic, articulées en multiples scénarios successifs, est né un livre superbe et inclassable, aux confins de la BD et même résolument au-delà. On y plonge dans un entre-deux fantastique où les silhouettes mutantes et les formes géométriques cohabitent, où répétitions troublantes et réso-nances insolites donnent le ton. Eric Lambé parle d'" un récit à la fois mélancolique et grotesque ". Il nous laisse errer au gré de nos propres sensations, dans un univers ouaté d'un silence d'outre-monde. Grâce à un art unique de la hachure au Bic, chaque image acquiert une texture, un mode-lé et une subtilité dans les clair-obscurs, qui en font toute la beauté hypnotique. " J.C. Loiseau, Télérama. " Ces images monumentales deviennent l'arène d'un combat, celui d'une urgence artistique de noircir la page contre la règle. Elles doivent se lire comme une expérience grandiose mais limite, de récit, de BD, et de confession. " S. Beaujean, Les Inrocks
Nombre de pages
96
Date de parution
03/10/2025
Poids
1 090g
Largeur
306mm
Plus d'informations
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EAN
9782390220596
Auteur
Lambé Eric ; Engelbach Cathia
Editeur
FREMOK
Largeur
306
Date de parution
20251003
Nombre de pages
96,00 €
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Museum est le récit le plus intime d'Eric Lambé, un espace où les images mentales s'enchaînent avec une fluidité virtuose. Lambé est le premier visiteur et le gardien de son musée. La visite se fait seul, sans guide, nocturne de préférence. Seul le gardien sait ce qui se cache derrière chaque fragment, derrière un titre ironiquement pompeux, derrière les références artistiques ou personnelles. Il faut se laisser emporter, laisser la lumière extérieure se répercuter dans les pièces, dans le silence, quand on ne dort pas, qu'on ne travaille pas, pour lui donner sens. Le reste, c'est de la poésie, une profonde et mystérieuse introspection par le dessin, une méditation graphique abstraite et mélancolique à la portée aussi intime qu'universelle. Quelle relation au monde est possible pour qui s'interroge sur son rapport à la norme, pour qui craint à tout instant de sombrer en dépression ? Vaut-il mieux rester à l'intérieur, ou se risquer à l'extérieur ? Comme dans Paysage après la bataille, l'introspection commence par un trouble artistique, qui ouvre à un rapport apaisé au monde extérieur. D'un même geste, Lambé poursuit les idées qui sont au centre de son travail et détruit tout : ce qu'il a fait avant, ce que l'on attend, à l'image de la période vache de Magritte citée dans son récit. Créé de façon brute, quasi automatique, Museum est laissé à notre libre sensibilité. Chaque détail a un profond écho, concourant à nous perdre et à préciser le propos. La déambulation frise constamment l'abstraction, mais produit à chaque pas des images fortes, directement compréhensibles par une approche sensuelle, chacune renfermant tout un monde et faisant écho à nos propres troubles.
Elle s'appelait Alice Liddell. Lui, Charles Lutwitge Dodgson. D'une après-midi de rêve elle voudra qu'il lui fasse un livre. Alice sous la terre est la version originelle d'Alice au pays des merveilles, soigneusement retranscrite en français, à la main, conformément à l'original. Ou le lecteur ou la lectrice lira avec les yeux de l'enfant à laquelle ce carnet fut offert en 1864. Ou il redeviendra petit ou elle redeviendra grande. Ou l'inverse.
L'Almageste répond à un désir longtemps éprouvé par Frédéric Coché, celui de faire un récit de l'Apocalypse, le thème se prêtant à merveille à sa façon de télescoper des univers narratifs empruntés à des temps et des visions du monde différents. De l'idée d'une destruction inéluctable et expiatrice, des récits médiévaux de l'Apocalypse, des histoires de zombies et de ses propres interrogations sur la viabilité du monde que les hommes ont construit, Frédéric Coché ne fait qu'un dans L'Almageste, fresque gravée en eaux-fortes, lyrique et contemplative.L'humanité renaît, sans l'esprit de conquête qui l'a animé durant des siècles. L'Apocalypse de Coché est une déambulation dans un monde qui s?éveille à une nouvelle ère, où notre présent en ruines,est recouvert d'une épaisse mousse sur laquelle nous dansons. Nous, ce sont les zombies, cadavres ambulants, curieux et rieurs, qui parcourent un monde reconfiguré, une vie nouvelle, végétation luxuriante et insectes énormes, reprenant ses droits.Notes Biographiques : Graveur, peintre et dessinateur, féru de littérature et d'art médiéval, Frédéric Coché a approché en fan et en esthète les formes de narration en images qui ont existé depuis des siècles, convoquant dans ses bande dessinée en eaux-fortes des sources d'inspiration contemporaines et anciennes. Si quelques auteurs ont composé des romans graphiques en estampes au début du XXe siècle, peu s'y sont aventurés au début du XXIe. Frédéric Coché s'y est attaqué depuis longtemps maintenant, et continue de le faire, lui qui a pris pour technique de prédilection l'eau-forte. Il fait ses premiers pas dans la revue Frigobox, participe ensuite aux ateliers «Récits de Ville» créés à Bruxelles par Fréon ; c'est alors qu'il réalise en eaux-fortes un récit muet de trente-deux pages, Hortus Sanitatis, publié par le collectif d'artistes Frémok (éditions FRMK) ? début de son oeuvre gravée qui se poursuit jusqu?à aujourd'hui, avec Vie et mort du héros triomphante, La Mort du Roi chez Frémok. En résidence à Berlin, il adapte la peinture à l'huile, qu'il travaille en parallèle depuis ses débuts, à la publication en livre : de là naîtront Hic Sunt Leones, puis L'Homme Armée qui met en regard eaux-fortes et toiles grand format peintes à l'huile. On lui doit également des dessins, des sculptures, des illustrations en collaboration avec d'autres auteurs et maisons d?édition. En 2021, il a publié chez Frémok Brynhildr, fruit d'une longue maturation de L'Anneau du Nibelung de Wagner, qu'il interprète librement, en eaux-fortes, en faisant dialoguer comme souvent des imaginaires passés et contemporains, en convoquant des figures littéraires ou historiques intemporelles, dramatiques et épiques.