Une mémoire brisée dévoile une quête identitaire poignante. Dans ce roman aux multiples facettes, Laurence Metis, 49 ans, souffre d'amnésie après un traumatisme. Elle se débat avec les fragments de son passé, où émerge constamment le nom d'Isaure Clément. Mais qui est cette mystérieuse jeune fille à laquelle la narratrice semble s'identifier ? A travers une prose poétique et des souvenirs morcelés, "L'Invention des miroirs" explore la fragilité de la mémoire et la quête identitaire. Laurence, prisonnière de son passé brumeux et de son présent incertain, tente de reconstruire son existence éclatée. Son parcours est ponctué de rencontres avec des personnages marquants, comme Emile et Iris, qui l'aident à reconstituer les événements fatidiques du 4 juillet 1995, ce jour où une chute dans un magasin et la réussite au concours de l'enseignement ont bouleversé sa vie, l'entraînant dans une spirale de perte de soi. En mêlant réalité et onirisme, l'autrice tisse une narration captivante où chaque reflet de Laurence dans le miroir devient une clé pour déchiffrer son histoire bouleversante. Une immersion profonde dans les méandres de la psyché humaine. "C'est un royaume, l'écriture. C'est ton île. Elle s'était tue. Puis elle avait repris en la regardant au fond des yeux. Que comptes-tu faire de ta vie, Isaure ? Il y avait dans sa voix de la bienveillance et du regret, une tendre inquiétude aussi. Et peut-être, une injonction". M. L. D.
Date de parution
16/01/2025
Poids
238g
Largeur
129mm
Plus d'informations
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EAN
9782721013651
Titre
L'Invention des miroirs
Auteur
Le Dez Mérédith
Editeur
DES FEMMES
Largeur
129
Poids
238
Date de parution
20250116
Nombre de pages
0,00 €
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Un soir à 20h en 2015. Dans une grande tour qui domine la ville où elle s'est installée seule quelques années plus tôt, une femme regarde les informations. Elle pense à son voisin, un vieil homme malade du coeur qui vient d'être hospitalisé et dont elle garde le chat. Sur l'écran, des hommes dans un lointain désert jouent au football. Les ballons sont dirait-on faits de chiffons sales. En vérité ce sont les têtes de jeunes Américains décapités par leurs bourreaux. Le même soir, à la fin du même journal télévisé, elle apprend la disparition d'un homme qu'elle a connu vingt-cinq ans plus tôt, un écrivain britannique controversé, Jeremy Kettle, au parcours singulier. Cette mort énigmatique ouvre pour elle un travail de remémoration. Dans sa cave sont entreposés des cartons qu'elle n'a jamais ouverts depuis son déménagement. Poussée par les circonstances, elle renoue avec son passé, sur les traces d'un homme aimé, André Rouvre, le traducteur en français de Jeremy Kettle, lorsqu'elle avait dixsept ans. Commence alors le récit dont elle est la narratrice, liant les destins individuels des personnages à l'histoire du monde sur une trentaine d'années, mêlant réalité et fiction, entre aspirations de la jeunesse et désenchantement de la maturité.
- L'amour est une expérience primesautière, un savoir d'école maternelle. - A l'image de ceux qui font chanter la célèbre comptine aux enfants, celui qui se défie de l'amour ou s'en amuse s'abuse grandement. - L'amour est un grand chasseur qui nous étourdit sans façon. Lui seul détient le secret du "? miroir aux alouettes ? ".
Un jeune Suédois mélomane devenu majordome par affinités électives, un président de la République qui disparaît dans la forêt un dimanche de second tour, quelques heures avant la proclamation des résultats... Musique française, sous-titré Fantaisie pour la pluie, déploie une partition minutieusement huilée, aussi facétieuse que grinçante, en écho aux vicissitudes de la vie démocratique contemporaine.
L'histoire d'une amitié entre un libraire et l'autrice, construite au fil des lectures. Un destin bouleversant " Raconter Jacques et témoigner de son destin singulier, si beau et si tragique à la fois, ce serait raconter au nom des libraires, pour eux et pour nous tous qui faisons ensemble société, quel libraire, essentiel parmi les essentiels, il demeure à jamais. Jacques Allano était libraire en Bretagne, à Saint-Brieuc. Faute de successeur, il était sorti de sa retraite, prise presque dix ans plus tôt, pour revenir en octobre 2019 à la tête de la librairie dont il était le cofondateur, Le Pain des rêves, et empêcher sa fermeture. Il en a été profondément heureux jusqu'au 16 mars 2020. Confronté à ses fragilités pendant le premier confinement, il s'est suicidé quelques jours après la réouverture de la librairie, le 16 mai 2020. Jacques était de la haute lignée des libraires. Un serviteur avant tout, humble et tenace, à la mémoire encyclopédique, au désordre savant parmi lequel seul un libraire peut se retrouver, et à l'amour inconditionnel des livres. Un homme qui, dans sa soixante-dixième année, avait repris du service dans cette librairie - sa vie, son oeuvre. Et moi qui ne supportais pas l'idée que ce lieu fût déserté et réduit au triste état de dent creuse dans un centre-ville en souffrance, je l'avais accompagné, abandonnant mes rêves d'écriture. Devant les clients et les représentants, Jacques m'appelait sa collaboratrice, faisant sonner clairement chaque syllabe. Pour le taquiner, entre nous, je lui disais patron. Un jour, presque à la fin, en riant, lui qui n'avait pas d'enfant, et moi non plus, il se rendit compte que j'aurais pu être sa fille. J'avais travaillé à ses côtés jusqu'au 15 mai ; soucieuse, j'avais aussi veillé sur lui comme sur un fils. Puis je me suis retrouvée seule. Brutalement seule dans la librairie le samedi 16 mai à 10 heures. Le téléphone. Le silence. Jacques était mort. Dans un premier temps, l'idée de raconter Jacques me parut révoltante à différents égards. Comment écrire sans trahir sa pudeur ? Comment faire avec les trous, les lacunes, les mystères, les contradictions ? Comment faire avec mon chagrin ? Mais un dimanche de novembre, alors que chaque jour depuis sa mort je lui parlais intérieurement, comme au temps du Pain des rêves que nous avions partagé en frère et soeur de livres, je commençai à lui écrire. " Mérédith Le Dez
Dans un abandon touchant, Isabelle Carré livre un premier roman sensible et plein de grâce. Une autobiographie brodée de fiction, raccommodée, par endroit, là où la mémoire fait défaut, l'actrice y raconte l'histoire de sa famille et de son enfance - ou en tout cas l'histoire d'une famille et d'une enfance qui ressemblent étrangement à la sienne. Elle dit la « partie immergée de l'iceberg », cachée derrière son sourire maquillé, ses angoisses et ses blessures, sa famille un peu hors-normes, mais aussi son désir naissant de théâtre et de cinéma ou encore ce que c'est qu'être une enfant puis mère à son tour - et l'amour, bien sûr. Sont confiés ici des rêves délicats, des souvenirs tendres, qui nous emplissent de réconfort. « J'ai l'habitude avec les journalistes d'être toujours associée à deux qualités : discrète et lumineuse ! Durant toutes ces années, comment suis-je passée si facilement entre les mailles du filet ? Évidemment, je ne m'en plains pas, pour rien au monde je ne renoncerais au plaisir d'être si bien cachée derrière mon maquillage et les costumes d'un personnage. Puisque tout est vrai, et que les acteurs « font semblant de faire semblant », comme l'écrit Marivaux. Je m'étonne juste qu'après ces heures d'interviews, tous ces plateaux télé, ces radios, les mêmes mots ressassés à l'infini suffisent... grâce à ce sourire peut-être. Je suis une actrice connue, que personne ne connaît. » I.C.
L'histoire des ateliers d'écriture en France a commencé en 1969 avec l'expérience initiale relatée dans ce livre. De formation littéraire et journalistique, Elisabeth Bing raconte ici l'aventure de cette naissance auprès d'enfants classés comme caractériels. On y lit l'invention d'un métier, au jour le jour, dans l'urgence et la passion. Loin de l'école et de la parole apprise, elle rend leurs propres mots à ces exclus de l'écriture, prenant en compte leurs textes comme des actes réels d'inscription dans le monde. Jusqu'à ce qu'un jour un enfant lui dise: "Mais tu nous fais travailler comme des écrivains!". Toutes les intuitions fondatrices d'une démarche qu'elle a poursuivie et élaborée depuis plus de vingt ans auprès d'adultes se trouvent réunies dans ce livre. La postface de cette troisième édition fait part de la suite du parcours. "Cette invention a décidé de ma vie, et un peu plus tard de celle de quelques personnes que d'abord ce livre a rassemblées autour de moi et que j'ai entraînées dans l'aventure, nous retrouvant à l'avant-garde d'un mouvement de fond qui connaît actuellement un très grand développement."