Médias et mémoire sont liés par une relation intime. Tout acte visant à fixer, mémoriser, commémorer, nécessite la médiation d'un support matériel ou immatériel : murs, objets, langages, technologies, médias. Dans les sociétés humaines ces médiateurs sont donc investis d'un pouvoir extraordinaire. Cet ouvrage reconstruit l'évolution de cette relation indissociable entre médias et mémoire, de l'art rupestre aux dispositifs numériques modernes, en étudiant également ses diverses implications sociales. Nous habitons un monde dans lequel le traitement, l'accumulation et la récupération d'informations s'effectuent de plus en plus via Internet, les dispositifs numériques et l'intelligence artificielle. L'auteur met en évidence les risques cognitifs, éthiques, éducatifs et politiques de cette omniprésence obsessionnelle, décrivant un nouveau " culte " numérique. La thèse présentée est très claire : dans la société contemporaine nous assistons à l'affirmation d'une nouvelle croyance, d'ailleurs largement répandue, en une entité qui fonctionne comme une " mémoire totale " dont nos actions, désirs, attentes et connaissances dépendent. Omnisciente, omniprésente et invisible, lui sont attribuées des qualités largement comparables à celles d'une divinité sécularisée. Face à l'avènement inquiétant d'une inexorable " théocratie technologique ", l'auteur en appelle aux principes et pratiques d'une nouvelle " laïcité numérique ". Guido Nicolosi est professeur en sociologie de la culture et de la communication à l'Université de Catane en Italie. Fellow de l'Institut d'études avancées (IEA) de Nantes, il est membre du conseil scientifique du Réseau de recherche en sociologie de la culture de l'ESA. Il a été professeur invité à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et Directeur d'études invité à l'école Pratique des Hautes études. Il codirige l'école d'été franco-italienne " Mémoire et Société ".
Nombre de pages
250
Date de parution
12/09/2025
Poids
380g
Largeur
151mm
Plus d'informations
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EAN
9782845788275
Auteur
Nicolosi Guido ; Musso Pierre
Editeur
MANUCIUS
Largeur
151
Date de parution
20250912
Nombre de pages
250,00 €
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Lampedusa est devenue un îlot d'espoir pour les damnés de la mer, et un miroir pour l'Europe et ses valeurs. Guido Nicolosi nous offre un ouvrage très intéressant, car pour traiter des drames des migrants et des réfugiés qui débarquent dans des conditions dramatiques au sud de l'Italie, il considère les imaginaires et les représentations sociales des acteurs et des observateurs, notamment des médias. A la carte territoriale et physique, Guido Nicolosi superpose les cartes mentales. Telle est la grande originalité de sa démarche qui confronte les imaginaires des acteurs à différents niveaux." Pierre Musso. "Le livre de Guido Nicolosi s'ouvre sur le drame lui-même, sur la tragédie vécue et restituée par l'enquête. Comment les habitants de l'île pourraient-ils sortir indemnes d'une telle expérience ? Le drame de Lampedusa et des naufragés est l'occasion d'une réflexion sur les migrations et les questions de territoire." Valérie Souffron.
En 1883, Kropotkine est condamné à 5 ans de prison pour activisme politique. Durant sa captivité, Elisée Reclus réunit ses textes parus dans Le Révolté et les édite sous le titre Paroles d'un révolté. L'ouvrage réunit ici les chapitres II, III et IV, intitulés : La décomposition des états, La nécessité de la Révolution et La prochaine Révolution. La décomposition des états est un texte saisissant par son actualité. Les questions soulevées par le rôle de l'état rappellent étrangement la crise actuelle et les revendications des "Gilets jaunes", ainsi est pointé du doigt, l'état emprunteur, mauvais gestionnaire, obèse ou encore inéficient. Ecrit il y a quelque 140 ans, ce texte à vocation révolutionnaire donne matière à réflexion sur la stabilité étonnante du Système dans ses pratiques !
Marat vécut aisé, au jour le jour toutefois, au hasard d'une vie errante. Sa toilette bizarre exprimait son excentricité? ; sale habituellement, il avait parfois des recherches subites, un luxe partiel et des velléités galantes ? : un gilet de satin blanc, par exemple, avec un collet gras et une chemise sale. Il vit toujours le monde (...) de sa cave par un soupirail, livide et sombre, comme ces murs humides, comme sa face, à lui, qui semblait en prendre les teintes. Dans son projet de Constitution, Marat dit en propres termes, en parlant des droits de l'homme ? : "? Quand un homme manque de tout, il a le droit d'arracher à un autre le superflu dont il regorge ? ; que dis-je ?? Il a le droit de lui arracher le nécessaire, et, plutôt que de périr de faim, il a le droit de l'égorger et de dévorer sa chair palpitante. ? " Dans son livre sur l'Homme, publié en 1775, il avait déjà dit ? : "? La pitié est un sentiment factice, acquis dans la société... N'entretenez jamais l'homme d'idées de bonté, de douceur, de bienfaisance, et il méconnaîtra toute sa vie jusqu'au nom de pitié... ? " L'Histoire de la Révolution française (parue en sept volumes de 1847 à 1853) de Michelet, s'étend d'avril 1789 (réunion des Etats Généraux), à juillet 1794 (mort de Robespierre). Sont ici publiés les chapitres huit et neuf du livre IV, intitulés Le premier pas de la terreur.
Pamphlet incandescent, La France Libre, est écrit dans le tumulte des premiers jours la Révolution par Camille Desmoulins, avocat, journaliste (1760-1794) et grande figure de la période révolutionnaire. Desmoulins en appelle à l'éveil d'une nation en dénonçant les abus de la monarchie absolue, les privilèges de la noblesse et le poids écrasant des injustices sociales. Véritable cri de ralliement, son texte invite chacun à s'unir pour renverser l'ordre établi et instaurer les fondements d'une véritable démocratie où la souveraineté du peuple serait la pierre angulaire de toute institution. Desmoulins, dès l'origine, pose les questions fondamentales qui continuent de hanter nos sociétés : comment construire un Etat juste ? Comment garantir les droits individuels tout en assurant l'ordre social ? Comment assurer la liberté d'expression et la fin de la censure ? Comment le peuple peut-il véritablement prendre en main son destin ? Ce livre incarne l'esprit de 1789 et annonce les bouleversements à venir, il demeure essentiel pour comprendre l'élan révolutionnaire et la force des idées qui ont changé le cours de l'Histoire.
Publié originairement dans la Revue des Deux Mondes au mois de mai 1837 puis intégré dans sa monumentale Histoire de France, l'article consacré aux Templiers de Jules Michelet explore l'ascension et la chute de cet ordre religieux et militaire médiéval, en se concentrant sur sa destruction spectaculaire sous le règne de Philippe IV le Bel et du pape Clément V au début du XIVe siècle. L'ordre puissant et énigmatique des Templiers fut fondé en 1129 pour protéger les pèlerins en Terre sainte pendant les croisades. Il connut une expansion remarquable par le biais de commanderies à travers l'Europe tout en jouant un rôle important de financier auprès des rois et de la noblesse. Selon Michelet, la chute des Templiers fut orchestrée par une combinaison d'avidité royale, de rivalité ecclésiastique et de bouleversements politiques après la perte de la Terre sainte en 1291. Accablé de dettes et jaloux de la richesse de l'ordre, Philippe le Bel poursuivit les Templiers pour hérésie, idolâtrie et pratiques immorales ; accusations que Michelet juge largement fabriquées pour justifier l'arrestation massive de chevaliers du Temple le 13 octobre 1307 dans tout le royaume. Le procès qui suivit suscita à l'époque de vives controverses, principalement en raison d'aveux extorqués sous la menace et la torture. L'exécution de leur grand maître, Jacques de Molay brûlé vif en 1314, marqua leur fin tragique.