Médias et mémoire sont liés par une relation intime. Tout acte visant à fixer, mémoriser, commémorer, nécessite la médiation d'un support matériel ou immatériel?: murs, objets, langages, technologies, médias. Dans les sociétés humaines ces médiateurs sont donc investis d'un pouvoir extraordinaire. Cet ouvrage reconstruit l'évolution de cette relation indissociable entre médias et mémoire, de l'art rupestre aux dispositifs numériques modernes, en étudiant également ses diverses implications sociales. Nous habitons un monde dans lequel le traitement, l'accumulation et la récupération d'informations s'effectuent de plus en plus via Internet, les dispositifs numériques et l'intelligence artificielle. L'auteur met en évidence les risques cognitifs, éthiques, éducatifs et politiques de cette omniprésence obsessionnelle, décrivant un nouveau «?culte?» numérique. La thèse présentée est très claire?: dans la société contemporaine nous assistons à l'affirmation d'une nouvelle croyance, d'ailleurs largement répandue, en une entité qui fonctionne comme une «?mémoire totale?» dont nos actions, désirs, attentes et connaissances dépendent. Omnisciente, omniprésente et invisible, lui sont attribuées des qualités largement comparables à celles d'une divinité sécularisée. Face à l'avènement inquiétant d'une inexorable «?théocratie technologique?», l'auteur en appelle aux principes et pratiques d'une nouvelle «?laïcité numérique?».Guido Nicolosi est professeur en sociologie de la culture et de la communication à l'Université de Catane en Italie. Fellow de l'Institut d'études avancées (IEA) de Nantes, il est membre du conseil scientifique du Réseau de recherche en sociologie de la culture de l'ESA. Il a été professeur invité à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et Directeur d'études invité à l'école Pratique des Hautes études. Il codirige l'école d'été franco-italienne «?Mémoire et Société?».
Nombre de pages
250
Date de parution
12/09/2025
Poids
380g
Largeur
151mm
Plus d'informations
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EAN
9782845788275
Auteur
Nicolosi Guido ; Musso Pierre
Editeur
MANUCIUS
Largeur
151
Date de parution
20250912
Nombre de pages
250,00 €
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Paris est la proie d'un immense chantage. Trois malfaiteurs fondent une redoutable association qui va faire trembler la capitale jusqu'aux moindres de ses tréfonds. Dans l'ombre, le placeur de domestiques Mascarot, le médecin homéopathe Hortebize et l'avocat Catenac recueillent méthodiquement les honteux petits secrets de la population parisienne. Au bout de vingt-cinq années d'efforts opiniâtres, ils disposent d'une mine de renseignements suffisamment fournie pour mettre enfin à exécution leur plan machiavélique. Autour de ces passions humaines si banales que sont l'amour, l'ambition et l'argent, les très nombreux personnages de l'intrigue tourbillonnent sans se rendre compte du piège tendu qui se referme inexorablement. Paris ne deviendra-t-il qu'un gigantesque marché aux esclaves ? Qui sera en mesure d'assembler toutes les pièces du puzzle afin de déjouer la formidable machination ? Monsieur Lecoq peut-être ?...
Géographe d'envergure proprement planétaire, familier des phénomènes de glaciations et des immenses espaces sibériens, Pierre Kropotkine (1842-1921) mériterait d'être qualifié, souverainement, de "Prince de l'anarchie". Prince, il l'est de fait, par son appartenance à l'aristocratie russe, au point de faire partie de la cour des Pages du Tsar, et Anarchie, par sa décision, unique dans l'histoire, d'abandonner ses terres, son rang d'officier des Cosaques, et de s'engager comme militant à part entière de l'action et de la pensée anarchistes, dont il rédige des textes devenus des références incontournables - sur l'éthique, comme souci majeur de l'homme, la solidarité comme principe de l'évolution, l'esprit de révolte comme structure inhérente de l'âme humaine (L'Homme révolté, comme dira Camus). L'Esprit de Révolte, courte analyse d'une clarté exemplaire, vaut aussi par sa manière originale d'aborder l'histoire, en focalisant l'intérêt sur sa face d'ombre, sur l'action, singulière, matricielle, de ces "sentinelles perdues", "individus héroïques" et presque toujours anonymes, qui mirent, littéralement parlant, le feu aux poudres, et symboliquement parlant, suscitèrent l'éveil à la lutte et l'entrée volontaire dans l'organisation économique, politique, sociale et culturelle des masses exploitées, manipulées, hallucinées, dupées. Ne l'entendez-vous pas, aujourd'hui, hurler, à travers la planète entière - l'esprit de la révolte?
A l'heure du dérèglement climatique et de l'épuisement programmé des ressources naturelles, des mesures sont prises pour sauver la planète. Elles s'inscrivent dans la perspective d'un "développement durable". Mais, si urgentes et légitimes soient-elles, sont-elles a la hauteur de la catastrophe ? Autrement dit : l'écologie, interrogée ici, échappe-t-elle au règne de la technique, dont elle tente bien de minimiser les dégâts mais se garde d'interroger les présupposés, qu'à son insu elle partage ? Les forêts se réduisent-elles à des espaces verts, la nature à un simple environnement ? Cet ouvrage se propose de rouvrir ces questions en faisant droit au questionnement philosophique quant à la relation entre l'homme et la nature ? à la lumière notamment des analyses de Marx et de Heidegger.
Géographe d'envergure proprement planétaire, familier des phénomènes de glaciations et des immenses espaces sibériens, Pierre Kropotkine (1842-1921) mériterait d'être qualifié, souverainement, de «Prince de l'anarchie». Prince, il l'est de fait, par son appartenance à l'aristocratie russe, et Anarchie, par sa décision, unique dans l'histoire, d'abandonner ses terres, son rang d'officier des Cosaques, et de s'engager comme militant à part entière de l'action et de la pensée anarchistes, dont il rédige des textes devenus des références incontestables. En 1883, Kropotkine est condamné en France à cinq ans de prison pour activisme politique. Durant sa captivité, son grand ami Élisée Reclus réunit ses éditoriaux parus dans le journal le Révolté et les édite en 1885 sous le titre Paroles d'un révolté.L'ouvrage réunit ici les chapitres II, III et IV, soient: La décomposition des Etats, La nécessité de la Révolution et La prochaine Révolution. Saisissants par leur actualité, les questions qui y sont soulevées rapellent étrangement les crises contemporaines, ainsi est pointé du doigt l'état emprunteur, mauvais gestionnaire, obèse ou encore inefficient: «Les sommes immenses et toujours croissantes que les États prélèvent sur les peuples ne leur suffisent jamais. L'État existe toujours aux dépens des générations futures?; il s'endette et partout il marche vers la ruine».Ecrit il y a quelque cent quarante ans, ce brûlot à vocation révolutionnaire donne matière à réflexion sur la stabilité étonnante du Système dans ses pratiques ! République socialiste universelle. Anarchies, postface de Roger Dadoun, philosophe, psychanalyste, poète, professeur émérite de Littérature comparée à l'Université Paris VII Denis-Diderot.