Omniprésent dans la fiction, héros de nombreux romans et pièces de théâtre, le prêtre est au centre de l'?uvre de Mauriac. Il joue également un rôle essentiel dans la formation de l'homme, du chrétien, de l'écrivain, évoquée dans les textes autobiographiques. Mauriac a grandi au milieu des soutanes, s'est nourri de culture ecclésiastique, s'est fait l'observateur et le commentateur des mutations du clergé qui ont traversé le XXe siècle. Il a développé une conception bien personnelle du sacerdoce, où son allégeance à la doctrine catholique se mêle à son imaginaire tragique. Farouchement opposé aux compromissions de l'Église et de ses ministres, il s'est aussi et surtout élevé contre les anticléricaux, exprimant sa solidarité envers les clercs marginalisés dans une société en voie de déchristianisation. Plus profondément, c'est toute l'identité de l'écrivain catholique qui se construit au miroir du prêtre, de même que la vocation littéraire s'éclaire au regard de la vocation sacerdotale. L'oratoire et l'écritoire, la littérature et le sacerdoce sont les deux pôles entre lesquels s'articulent la mission et la poétique de l'auteur.
Date de parution
29/10/2014
Poids
860g
Largeur
155mm
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EAN
9782745327246
Titre
FRANCOIS MAURIAC. LE PRETRE ET L'ECRIVAIN
Auteur
LE CORRE ELISABETH
Editeur
CHAMPION
Largeur
155
Poids
860
Date de parution
20141029
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Je suis un ouvrier du théâtre. Le côté artisanal du théâtre me ravit", déclare Jean Anouilh (1910-1987). Auteur à succès d'une cinquantaine de pièces représentées, ce dramaturge se vante, non sans provocation, d'avoir du métier, de connaître les ficelles de son art - qu'il exhibe à plaisir dans des arabesques métadramatiques. Cette posture lui a valu une réputation de faiseur, de boulevardier, utilisant inlassablement les mêmes trucs pour produire des pièces "bien faites". Or le savoir-faire d'Anouilh est loin de se limiter à un ensemble de recettes éprouvées qui produiraient un succès facile : il est mis au service d'une oeuvre personnelle et d'une dramaturgie joyeusement et efficacement bancale. Ce volume, qui constitue les actes du premier colloque consacré à l'oeuvre de cet auteur, est une plongée dans l'atelier du maître, une exploration des coulisses de sa création, une traversée de son répertoire. Quant à la façon elle-même, Anouilh apparaît comme un couturier dramatique : il taille, il coupe, il rapièce. De patrons connus, il fait des modèles neufs. L'étude de la "griffe" dramatique d'Anouilh, ici entreprise, passe d'abord par la redécouverte des maîtres qui ont inspiré et façonné son oeuvre : la mémoire du métier et son réemploi. Elle se poursuit par l'analyse du "bâti" : Anouilh ne cesse de varier les tons, d'hybrider les genres, de marier les imprimés, de changer de mode ; il se renouvelle en restant fidèle à lui-même. Elle se termine par un retour sur les représentations de l'artisan dans son théâtre et ailleurs : Anouilh au miroir. En abordant cette oeuvre multicolore avec un nouveau regard, ces articles permettent de vérifier des acquis sur l'art d'Anouilh mais aussi de nuancer certaines idées reçues et peut-être de leur tordre le cou. Haute couture, basse couture ?Au lecteur d'en décider. Les actes du colloque sont complétés par deux inédits : La Traversée et Charlemagne.
Jouanny Sylvie ; Le Corre Elisabeth ; Guérin Jean-
Cent ans après A la Recherche du temps perdu de Marcel Proust, les intermittences du coeur demeurent, mais les mots pour le dire s'inscrivent dans un nouveau paradigme, celui du discontinu. L'écriture de soi ne cesse d'imploser dans d'infinies intermittences génériques et scripturales qui témoignent d'un sujet désireux moins de se prendre infus et in cule que de se déprendre en privilégiant la recherche d'un soi à travers ses métamorphoses et ses virtualités. La notion de vérité se déplace, comme le montre déjà Michel Leiris cherchant sa vérité dans les tableaux de Cranach, ou Serge Doubrovsky, inventeur du terme "autofiction". Si la psychanalyse change la donne de la recherche de soi, la grande hache de l'Histoire entre pour une large part dans cette nouvelle écriture d'un soi comme exproprié de lui-même, notamment de son passé et de sa filiation, contraint, comme Jorge Semprun ou Alain Fleischer, à s'inventer. Théâtre, cinéma, arts plastiques et multimédias s'en font l'écho dans des pratiques comparables de bricolage et de recomposition, à l'image d'Agnès Varda, qui, dans ses films ou ses installations, met en scène l'éphémère et le précaire. L'originalité de cet ouvrage tient à sa problématique audacieuse, urgente, complexe autant que mouvante, à laquelle elle tente de répondre en interrogeant des oeuvres canoniques aussi bien que récentes grâce à des approches multiples et diverses qui mettent la littérature au coeur d'un dialogue avec les arts et la pensée de son temps.
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