Le "toujours moins cher" : à quel prix ? Grande distribution, élus, Etat, Justice : une entente cord
Le Coq Vincent ; Poiroux Anne-Sophie
YVES MICHEL
14,50 €
Épuisé
EAN :9782364290297
Chapitre ILa défense des commerçants et l'aménagement de l'espaceLa loi Royer s'assignait deux objectifs éminents avec la défense du petit commerce et l'aménagement harmonieux de l'espace. Il tombe sous le sens que le dispositif mis en place par la loi manque depuis son entrée en vigueur avec une belle constance chacun de ses deux buts.La défense alléguée des petits commercesEn avril 1969, Gérard Nicoud, à la tête d'une violente manifestation d'artisans et de petits commerçants a été arrêté et incarcéré. À sa libération en septembre 1972, il déclare à ses partisans: «Mobilisation générale, maintenant c'est la guerre!»Antérieurement au développement de la grande distribution, le modèle économique assurant au petit commerçant sa retraite était assez rustique, mais efficace. Le commerçant retiré percevait une retraite très faible et complétait celle-ci par le capital tiré de la vente de son fonds de commerce. Dès la fin des années soixante, ce modèle n'a plus fonctionné en raison de la perte de valeur des fonds de commerce causée par l'apparition de la grande distribution. «La fermeture des commerces fut ressentie de façon dramatique. La libération des loyers commerciaux, l'effondrement de la valeur des fonds de commerce, l'élévation des cotisations d'assurance vieillesse due au déséquilibre démographique du régime ont conjugué leurs effets pour que la mutation de la profession se transforme en problème social aigu».Le gouvernement de Pierre Messmer devait prendre la mesure du danger et répondre à cette effervescence par la loi Royer visant dans un même temps à apaiser le mécontentement des petits commerçants, et à moderniser l'appareil commercial dont était dotée la France. La loi omettait toutefois de préciser que la modernisation de l'appareil commercial était subordonnée à la disparition des petits commerçants.Alors que la vie politique française est extrêmement clivée, cette loi est votée par l'Assemblée nationale à une écrasante majorité qui s'explique par cette règle d'airain qui veut que «dès que l'on rationne, le marché noir s'impose et règne».Il faut citer ici le mot prononcé devant une commission du Sénat des États-Unis par un représentant de l'Association nationale des pharmaciens: «Quand on dit à un homme ayant une capacité d'investissement de 3 000 dollars qu'il doit entrer en concurrence avec un autre homme dont cette même capacité est de 3 millions de dollars, on lui demande de réaliser l'impossible. La compétition sans règle (...) n'est rien d'autre qu'une mauvaise plaisanterie».C'est en effet une nouvelle interrogation qui devrait demeurer sans réponse. Plutôt que de prétendre protéger en l'état le commerce traditionnel, n'eût-il pas été préférable de la part des pouvoirs publics «de l'aider à se moderniser par des mesures positives dans les domaines du crédit, de la formation et des incitations aux groupements d'achats»? Prétendre muséifier le petit commerce au coeur d'une société en mutation rapide emportait inévitablement à plus ou moins brève échéance sa disparition.(...)
Nombre de pages
220
Date de parution
15/03/2013
Poids
305g
Largeur
220mm
Plus d'informations
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EAN
9782364290297
Titre
Le "toujours moins cher" : à quel prix ? Grande distribution, élus, Etat, Justice : une entente cord
Auteur
Le Coq Vincent ; Poiroux Anne-Sophie
Editeur
YVES MICHEL
Largeur
220
Poids
305
Date de parution
20130315
Nombre de pages
220,00 €
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Résumé : Le 4 juillet 2003, seulement quelques minutes après l'arrestation d'Yvan Colonna, en fuite depuis quatre ans, le ministre de l'Intérieur et futur candidat victorieux à l'élection présidentielle interrompait une réunion publique pour annoncer que " l'assassin " du préfet Claude Érignac venait d'être arrêté. À cet instant, le ton du procès qui devait suivre est donné. Il ne variera pas. Le procès d'Yvan Colonna est un procès politique et il sera condamné non pas parce que l'enquête de la police, et à sa suite l'instruction, auront permis de démontrer sa culpabilité, mais uniquement parce que l'État n'a pas trouvé d'autre coupable. L'auteur déconstruit le procès d'Yvan Colonna, de la scène du crime à sa condamnation. Il examine les faits établis et les zones d'ombre de la procédure, expose les irrégularités commises et les insuffisances de l'accusation : l'absence de reconstitution, les petits arrangements avec les preuves, les alibis et les témoins. Et, finalement, ce sont les lacunes de la justice elle-même qu'il pointe du doigt.
Nous ne sommes pas tous égaux devant la justice. Trop souvent, les tribunaux font preuve d'un remarquable laxisme quand les délinquants sont des hommes politiques. L'Angolagate, les affaires Karachi et Clearstream sont autant d'exemples de cette impunité. Premier livre à attaquer l'hypocrisie du système judiciaire français, cet ouvrage présente une analyse inédite des "affaires" de ces dernières décennies. Il montre combien l'exercice du droit procède d'une mise en scène et son interprétation de l'arbitraire des juges. Car l'indépendance de la justice est doublement fragilisée : chaque phase de la procédure permet de protéger les justiciables privilégiés et chaque faille dans la séparation des pouvoirs offre aux magistrats de formidables avancements de carrière. Singulièrement, ceux qui atteignent les plus hautes fonctions ont su prendre les "bonnes" décisions dans leurs emplois précédents. A l'inverse, les juges opiniâtres qui n'écoutent pas les conseils de leur hiérarchie vont au-devant des ennuis.
Face à des gouvernements déterminés à ne pas écouter le peuple, la contestation traditionnelle a perdu toute efficacité. De même, les procédures réglementaires sont de simples mécanismes de légitimation de la décision administrative. L'application du droit rendu par une justice influencée par l'idéologie du progrès et parfois même au service d'intérêts privés rend le recours au juge bien souvent illusoire. Ces constats d'impuissance ont fait naître le zadisme, qui semble être aujourd'hui la seule lutte efficace : l'abandon du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes en est la démonstration. Mais qu'en est-il des autres projets : la ligne ferroviaire Lyon-Turin, le stockage de déchets radioactifs à Bure, le Center Parcs de Chambaran, l'incinérateur d'Echillais... ? Cette liste s'allonge sans cesse, avec l'adhésion des élites politico-économiques, qui sous prétexte de croissance interdisent tout débat. Ce recul constant des libertés publiques et individuelles et la confiscation progressive de l'espace public font émerger une démarche citoyenne proposant un modèle alternatif. Embrassant l'ensemble des procédures - juridiques, administratives, économiques - et des pressions - manipulations de l'opinion, accords secrets des organisations politiques, recours à la force -, cet ouvrage fait un bilan quasi exhaustif des moyens mis en oeuvre par les divers groupes de pression pour arriver à leurs fins et montre comment la mobilisation citoyenne peut encore espérer arrêter ce massacre de nos territoires.
Le Coq Vincent ; Todorov Tzvetan ; Pavlowitch Paul
Philippe El Shennawy, est l'un des rares, sinon le seul prisonnier français, condamné à perpétuité en absence de preuves, alors qu'il n'a pas de sang sur les mains. Il a été condamné le 28 janvier 1977 à la réclusion criminelle à perpétuité pour un braquage spectaculaire qu'il a toujours nié avoir commis. Il avait vingt-trois ans. Libéré sous condition une première fois, il brave une interdiction de séjour. Emprisonné pour rupture de ban, il est enfermé dans un hôpital psychiatrique dont il s'évade... Repris et jugé pour de nouveaux délits, il est encore condamné. Agé aujourd'hui de cinquante-neuf ans, il aura passé trente-sept ans derrière les barreaux. S'il purge la totalité de sa peine, il sera libéré en 2032, âgé de soixante-dix-huit ans, dont cinquante-six en réclusion. Chacune de ses condamnations est formulée avec une extrême sévérité dont l'addition aboutit à une peine d'élimination. Le cas d'El Shennawy est l'exemple même d'une justice excessive, qui dans son fonctionnement normal oublie parfois que derrière les articles de la loi se tiennent des êtres humains. Préface de Tzvetan Todorov, essayiste, philosophe et historien français d'origine bulgare. Postface de Paul Pavlowitch, écrivain et journaliste.
Présentation de l'éditeur Voici un ouvrage SUR l Intelligence Collective, écrit EN Intelligence Collective !Dans un système incitant au repli sur soi et à l individualisme, il est bon de retrouver le sens de la coopération, du collectif et du partage ! L Intelligence Collective, c est la capacité résultant de la mise en commun d idées qui permet de créer et d inventer. De la diversité des regards et des approches naissent la richesse et l innovation !Quels en sont les principes, le fonctionnement, les règles, les approches ? Comment la mettre en uvre dans des projets collectifs ?Les auteurs répondent à ces questions et partagent avec nous de nombreux témoignages et cas vécus, leurs expériences, leurs connaissances et leurs pratiques. Ils nous livrent des outils concrets permettant de faire émerger l Intelligence Collective.Consultants, coachs, managers, dirigeants, associations, institutions, collectivités, écoles, ONG et groupes en tous genres trouveront ici des solutions et des idées pour nourrir leur recherche d innovation organisationnelle et sociétale.
Audrey Gicquel livre un propos juste, étaillé, dynamique et incarné des différentes expériences, puisqu'elle vit l'aventure de l'habitat participatif au quotidien. Découvrez les clés pour développer votre projet d'habitat participatif à travers de très nombreux exemples de ce qui fonctionne en France. Pour ça, Audrey Gicquel revient en détail sur ce qui peut coincer au quotidien et ce qui n'est pas la hauteur des attentes du groupe. Assurez vos arrières avec les conseils de l'auteur sur les différents statuts juridiques envisageables. L'auteure évoque les atouts de chaque type de projet et propose différents chemins pour adapter les besoins et envies de chaque profil de collectif
Quelle serait votre réaction si, comme Cilia, personnage central du roman, vous vous réveilliez un matin au son des tronçonneuses abattant de façon irraisonnée une forêt à laquelle vous êtes attaché ? Quel est l'avenir du bien commun face à la propriété privée ? Comment la résistance peut-elle naître d'un tout petit "ce n'est pas normal" et devenir un engagement dans le collectif, un projet commun ? Cilia engagée malgré elle dans une histoire de résistance qui l'amènera avec les autres personnages du roman à dessiner ce qui pourrait bien être une forme actuelle de ce Bien commun, si malmené aujourd'hui. L'alliance qui s'établira entre les différents personnages, attachants, humains et touchés par la légitime émotion de Cilia, finira par l'élaboration d'un projet commun. Ce roman se veut une illustration concrète d'une féminité agissante dans un monde de force, de puissance et d'interdits. Jacques Rousseau Dufour, à travers ce roman, partage avec nous de manière didactique, passionnée, distrayante un peu de son expérience, de son vécu. Il nous souffle que l'avenir de notre bien commun pourrait passer par une réappropriation collective, des éléments Eau-Air-Sol.
A trente ans en 1987, Yury Bandajevski est le plus jeune professeur de médecine de toute l'Union Soviétique. Après la catastrophe de Tchernobyl, il quitte Grodno et part fonder à Gomel, Biélorussie, au coeur des zones les plus contaminées, un institut de médecine. Dans cet institut, en moins de 10 ans, seront soignés des milliers de patients, formés des centaines de médecins, soutenues nombre de thèses d?état et conduits de nombreux. Yury Bandajevski et son équipe découvrent, décrivent et analysent les syndromes dus à l'incorporation chronique d'éléments radioactifs à durée de vie longue, découverte dont certains scientifiques pensent qu?elle vaudra au Pr Bandajevski le prix Nobel de médecine. Dans un environnement scientifique international où les travaux sur les conséquences néfastes de l?exposition à la radioactivité sont difficiles, dans une République biélorusse prenant au cours des années 90 la figure d?une réelle dictature post soviétique, Yury Bandajevski s?exprime publiquement sur le devoir d?honnêteté d?information et desecours aux populations victimes de Tchernobyl, donne des informations précises sur le drame sanitaire en cours et à venir. Il est recteur de l'Institut de médecine de Gomel pendant 9 ans jusqu'à son arrestation en 1999 qui a déclenché une mobilisation internationale. Il a été très rapidement adopté comme prisonnier d'opinion par Amnesty International et soutenu par l'office of the United Nations High Commissioner for Human Rights. Son emprisonnement, dans des conditions propres à une dictature, déclenche une mobilisation internationale. Son épouse et collègue, le Dr Galina Bandajevskaya reçoit pour lui le « passeport pour la liberté » n°25 délivré par le parlement européen. A la veille du XXe anniversaire de la catastrophe le 25 avril 2006 Yury Bandajevski, membre de plusieurs académies scientifiques dans le monde, citoyen d?honneur de nombreuses villes françaises, est libéré et interdit de séjour en Biélorussie. Il travaille en France 17 mois accueilli par la ville jumelée avec Gomel, Clermont-Ferrand, puis décide de retourner agir dans les zones contaminées par l?accident de Tchernobyl: les pays baltes, appelé par l?université de Vilnius puis en Ukraine, à Kiev, appelé par le grand syndicat des liquidateurs et de leurs familles. A Kiev, sans financement institutionnel jusqu?à ce jour, il fonde le Centre de coordination et d?analyse Ecologie et Santé. Son charisme allié à son autorité morale et scientifique lui permet de mobiliser nombre d?acteurs à qui s?associent activement à la mise en oeuvre du Modèle intégré de système de vie dans un territoire contaminé par la radioactivité. Des parlementaires européens lui manifestent leur soutien actif et travaillent actuellement à essayer de mettre en oeuvre d?un financement du Centre par l?Union Européenne.