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Gens des nuages
Le Clézio Jean-Marie-Gustave ; Le Clézio Jémia ; B
FOLIO
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EAN :9782070412167
J.M.G. Le Clézio et sa femme ont consacré un livre bouleversant à leur voyage-quête-enquête, qui les conduit jusqu'au c?ur du désert marocain, au Sahara Occidental, à la Saguia El Hamra, où Jemia a ses origines. Les voyages sont toujours des expériences : mais voyager pour retrouver ses racines, remettre des images en face de noms mythiques qui chantent dans la mémoire parce qu'ils nous ont bercé, alors même que les lieux évoqués n'ont jamais été traversés? "Oui, nous franchissons à la vitesse du vent la porte qui séparait Jemia du monde d'avant sa naissance? Voyager, voyager, qu'est-ce que sa fait ?? Mais revenir sur ses pas, comprendre ce qui vous a manqué, ce à quoi vous avez manqué. Retrouver la face ancienne, le regard profond et doux qui attache l'enfant à sa mère, à un pays, à une vallée." Il y a du voyage initiatique dans ce pèlerinage aux sources, paradoxalement enfouies au fond du désert, dans des lieux dont l'accès, aujourd'hui possible, est resté des décennies difficile, voire périlleux. "Ici, chaque parcelle de terre, chaque ombre, chaque pierre roulée avec le vent, chaque silhouette de colline au loin est familière. Chaque instant qui passe est une émotion, raconte une histoire". Et de pas en pas, de dune en dune, de ravin en ravin, le journal précis, que J.M.G. Le Clezio et sa femme Jemia s'astreignent à tenir, se double de superbes photographies, ?uvres de Bruno Barbey, qui donnent à sentir, immédiatement, les paysages, les impressions et les sentiments décrits. Comment ne pas être saisi par Tbeïla, le Rocher, où Sidi Ahmed El Aroussi, maître soufi, enseignait ses disciples, à un peu plus d'une heure de route de la vallée : "Pour Jemia, être venue jusqu'à ce rocher marque l'aboutissement du voyage. Il ne peut y avoir rien d'autre? Nous ne pourrons jamais oublier le Rocher, ni le pays ocre qui l'entoure, les vagues de sable, les pierres noires, la falaise brûlée qui ferme la vallée à l'ouest, la ligne mince des arbustes le long de l'eau souterraine, ni ce vent, ni ce ciel, ni ce silence." Emotion, et sensation formidable de toucher un monde à la fois immobile et fragile : "Ils sont les derniers nomades de la terre, toujours prêts à lever le camp pour aller plus loin, ailleurs, là où tombe la pluie, là où les appelle une nécessité millénaire et impérieuse? Sans doute n'avons-nous compris qu'une part infimede ce que sont les Gens des nuages et n'avons-nous rien pu leur donner en échange. Mais d'eux, nous avons reçu un bien précieux, l'exemple d'hommes et de femmes qui vivent -pour combien de temps encore ?-leur liberté jusqu'à la perfection." Humilité d'écrivain, J.M.G. Le Clézio a adopté un style aussi équilibré, précis, clair, que peuvent l'être les gestes et les expressions des peuples qu'il décrit. Il n'y a pas d'enphase, tout est mesuré et sonne plein. Le souvenir se lit comme un roman, coupé d'agréables et utiles récits historiques qui contribuent probablement à disposer le lecteur dans un climat rétrospectif plus dense : l'histoire de ce désert qui est découvert et révélé, c'est le tissu de tous ces gestes, bassesses ou héroïsme, légendes ou faits d'actualité droit sortis du passé. Et cette noce mystique entre Jemia et sa terre originelle ressemble à une danse immobile, dont J.M.G. suit attentivement les figures, sans jamais rien qui pèse ou pose, avec l'allégresse jubilante de l'explorateur qui découvre, au delà des paysages et des contrées, une autre qualité d'hommes, et sa remarquable stature. -- Khaled Elraz --
Ce qui importe à Juana Inés de la Cruz, c'est le chemin du labyrinthe, la vérité que le dédale cachait à Thésée, et que seul le fil d'Ariane pouvait révéler, puisque l'amour était au bout". Dans ce récit lumineux, J. M. G. Le Clézio se penche sur trois figures mexicaines de son panthéon personnel : la poétesse soeur Juana Inés de la Cruz (1651-1695), génie méconnu et féministe avant l'heure ; l'écrivain Juan Rulfo (1917-1986), mythique auteur du roman Pedro Páramo et d'un seul recueil de nouvelles, véritable inventeur du réalisme magique ; et Luis González y González (1925-2003), historien de son village perché natal, qui est la première expression de ce qui deviendra plus tard la microhistoire. Par leur attachement à la terre, leur "mexicanité" instinctive et leur recherche d'authenticité dans l'écriture, Cruz, Rulfo et González illustrent des thèmes chers au plus mexicain des auteurs français.
Résumé : "Pour rien au monde nous n'aurions manqué cette fête de l'été. Parfois les orages d'août y mettaient fin vers le soir. Les champs alentour avaient été fauchés et la chaleur de la paille nous enivrait, nous transportait. Nous courions avec les gosses dans les chaumes piquants, pour faire lever des nuages de moustiques. Les 2 CV des bonnes soeurs roulaient à travers champs. Les groupes d'hommes se réunissaient pour regarder les concours de lutte bretonne, ou les jeux de palets. Il y avait de la musique de fanfare sans haut-parleurs, que perçaient les sons aigres des binious et des bombardes". A travers ces "chansons" , J. M. G. Le Clézio propose un voyage dans la Bretagne de son enfance, qui se prolonge jusque dans l'arrière-pays niçois. Sans aucune nostalgie, il rend compte de la magie ancienne dont il fut le témoin, en dépit des fracas de la guerre toute proche, par les mots empruntés à la langue bretonne et les motifs d'une nature magnifique. Le texte est bercé par une douceur pastorale qui fait vibrer les images des moissons en été, la chaleur des fêtes au petit village de Sainte-Marine ou la beauté d 'un champ de blé face à l'océan.
Ce roman marque une nouvelle étape dans l'oeuvre de J.-M. G Le Clézio. Cette grande fresque retrace le destin de Jean, le narrateur, à travers la France (en particulier la ville de Nice), l'Europe, le Mexique, l'île Maurice? Ces voyages successifs sont autant d'occasion, pour l'auteur, de faire courir le livre sur deux siècles d'Histoire de la France, qu'il s'agisse de l'influence de la Révolution ou encore, par exemple, de la colonisation de l'île Maurice ou de l'expédition du Mexique. Mais c'est aussi le roman le plus ouvertement autobiographique de J.-M. G Le Clézio, avec, notamment, le récit d'une expérience très dure directement liée à la guerre d'Algérie. Sans jamais prendre agressivement parti ou suivre une thèse, Révolutions est un livre plutôt apaisé, au rythme lent, empreint de tendresse et de scepticisme, et où l'auteur s'expose comme il ne l'avait jamais fait jusqu'à présent.
Au cours du mois de mars 1517, les ambassadeurs de Moctezuma, seigneur de Mexico-Tenochtitlan, accueillent le navire de Hernán Cortés et cette rencontre initie une des plus terribles aventures du monde, qui s'achève par l'abolition de la civilisation indienne du Mexique, de sa pensée, de sa foi, de son art, de son savoir, de ses lois. De ce choc des mondes vont naître des siècles de colonisation, c'est-à-dire, grâce à la force de travail des esclaves et à l'exploitation des métaux précieux, cette hégémonie de l'Occident sur le reste du monde, qui dure encore aujourd'hui. Alors commence le rêve, comme un doute, comme un regret, qui unit les vainqueurs et les vaincus à la beauté et aux forces secrètes du Mexique. Rêve du soldat Bernal Díaz del Castillo, témoin des derniers instants du règne orgueilleux des Aztèques, rêve de Bernardino de Sahagun devant les ruines de la civilisation et la splendeur des rites et des mythes qui s'effacent. Rêve qui s'achève dans la mort des dernières nations nomades du nord et du nord-ouest, rêve que poursuit Antonin Artaud, jusque dans la Montagne des Signes, au pays des Indiens Tarahumaras. Le rêve mexicain, c'est cette question aussi que notre civilisation actuelle rend plus urgente : qu'aurait été notre monde, s'il n'y avait eu cette destruction, ce silence des peuples indiens ? Si la violence du monde moderne n'avait pas aboli cette magie, cette lumière ?
Vous voulez vous venger de l'avarice de votre maître ? Faites-lui croire qu'une troupe imaginaire de spadassins est à sa poursuite et que vous avez trouvé un moyen de le sauver. Prenez un sac. Mettez l'homme dans ce sac et prenez soin de bien le fermer. Promenez-le un peu sur votre dos à travers la ville. Profitez-en pour le rouer de temps à autre de coups de bâton. Mais prenez garde que votre victime ne découvre la supercherie...
Trois destinées. Trois cultures. Trois combats. Trois femmes qui se battent avec volonté, courage et fierté pour acquérir leur place dans la société malgré les discréminations et les traditions. Un premier roman fort sur trois destins liés comme les trois brins d'une tresse...