Avoir 16 ans à Fleury. Ethnographie d'un centre de jeunes détenus
Le Caisne Léonore
SEUIL
22,00 €
Sur commande, 2 à 4 jours
EAN :9782020914680
La récidive et l'incarcération des mineurs sont au c?ur de l'actualité. Pendant un an, Léonore Le Caisne a arpenté le quartier des mineurs du Centre de jeunes détenus (CJD) de Fleury-Mérogis, où sont incarcérés, selon les périodes, entre 50 et 100 adolescents. L'ethnologue décrit et décrypte le bruit, la circulation, les attitudes, les échanges et plus généralement les relations que les jeunes établissent entre eux et avec l'encadrement ou les détenus adultes. Elle montre comment les garçons transforment le "quartier mineurs" en une annexe de la cité, avec ses groupes, ses valeurs, ses lieux... Comment et pourquoi, en l'absence de tout travail socio-éducatif effectué au sein de l'institution, ils banalisent leur expérience - jusqu'à la récidive - et détournent le sens que donnent les magistrats à l'incarcération. Notre société évolue vers une répression accrue, aux effets inconnus et aux résultats aléatoires. A l'heure des premiers bilans des nouveaux Etablissements pénitentiaires pour mineurs (EPM), le travail de Léonore Le Caisne constitue une base indispensable à la réflexion sur la délinquance des jeunes et sur les réponses à y apporter.
Nombre de pages
341
Date de parution
17/01/2008
Poids
388g
Largeur
146mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782020914680
Titre
Avoir 16 ans à Fleury. Ethnographie d'un centre de jeunes détenus
ISBN
2020914689
Auteur
Le Caisne Léonore
Editeur
SEUIL
Largeur
146
Poids
388
Date de parution
20080117
Nombre de pages
341,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Poissy, la maison centrale. Plus de deux cent cinquante condamnés y sont emprisonnés, parfois " à perpète ", vrais voyous ou délinquants, braqueurs de banque ou trafiquants de drogues, escrocs ou violeurs. Qui sont-ils ? Comment vivent-ils ? Que disent-ils d'eux ? Quelle est vraiment l'action de l'administration et des magistrats face à ces hommes qu'il faut à la fois enfermer et réinsérer ? Léonore Le Caisne les a observés, en promenade ou au travail, en salles d'activité ou au parloir, chaque jour pendant deux ans. Ils se sont confiés à elle, ils ont raconté leur parcours, leurs relations entre eux, leurs compromis avec les gardiens, leurs espoirs et leurs révoltes. Un document exceptionnel sur la réalité de la vie carcérale. Où l'on voit que le " problème de la prison " ne tient pas seulement à la vétusté des locaux, à la promiscuité ou à la violence physique...
Pendant 28 ans, dans un village de la région parisienne, Nelly G a été violée et torturée par son père. Cet inceste, duquel sont nés six garçons, fut pratiqué au su de tous, des voisins aux élus, en passant par les commerçants, les services sociaux, l'hôpital, l'Education nationale... Dans le petit village tranquille comme dans la cité populaire où le père travaillait, on savait et on en parlait. Pour comprendre le laisser-faire général, l'auteur a, pendant une année complète, rencontré Nelly, les habitants, les commerçants et les élus, décryptant l'incessant commérage sur la famille G et l'indignation collective suscitée par la prise de parole publique de Nelly, mais aussi la mise en scène de ce fait divers par la presse. Une analyse qui montre que la relation incestueuse entre le père et sa fille n'est pas qu'une affaire familiale mais aussi une affaire collective : cet inceste s'est inscrit dans le cours de la vie du village et de la cité jusqu'à en devenir un élément presque ordinaire.
Résumé : Pendant vingt-huit ans, dans un village de la région parisienne, Nelly G. (Lydia Guardo) a été violée et torturée par son père. Cet inceste, duquel sont nés six garçons, fut pratiqué au su de tous, des voisins aux élus, en passant par les commerçants, les services sociaux, l'hôpital, l'Education nationale... Dans le petit village tranquille comme dans la cité populaire où le père travaillait, on savait et on en parlait. Pour comprendre le laisser-faire général, l'auteure a, pendant une année complète, rencontré Nelly, les habitants, les commerçants et les élus, décryptant l'incessant commérage sur la famille G. et l'indignation collective suscitée par la prise de parole publique de Nelly, mais aussi la mise en scène de ce fait divers par la presse. Une analyse qui montre que la relation incestueuse entre le père et sa fille n'est pas qu'une affaire familiale mais aussi une affaire collective : cet inceste s'est inscrit dans le cours de la vie du village et de la cité jusqu'à en devenir un élément presque ordinaire.
Lamotte Martin ; Le Caisne Léonore ; Le Courant St
La vérité est relative, paraît-il. Comment cette idée pour le moins contradictoire a-t-elle pu s'imposer dans l'espace public ? L'anthropologue cherche moins à établir des faits et leur vérité, que les conditions sociales de leur existence. Il s'inscrit en cela dans une démarche de compréhension de la vérité (ou des vérités) des personnes qu'il rencontre. Le collectif Monde Commun a fait ici le choix d'aborder la question de la vérité à partir d'enquêtes sur le terrain où, bien souvent, l'anthropologue est à la recherche d'une vérité auprès d'individus eux-mêmes aux prises avec ces questions : la quête par les membres d'un gang portoricain de la véritable histoire de leur héros fondateur ; les épreuves de vérité à la frontière que doit affronter le migrant ; la rumeur des voleurs de sexes en Afrique de l'Ouest et Centrale ; les mensonges de Trump et la socialité politique de l'indignation morale ; la " vérité anthropologique " de l'anthropologue et la " saisie subjective des subjectivités ".
Découvrez la sensibilité d'une autrice belge qui excelle dans l'observation des sentiments humains. Elle interroge l'amour, le manque, la solitude, et le désir d'une vie intense. A travers l'enquête littéraire et vagabonde qu'elle mène pour dévoiler l'identité de l'un de ses aïeuls oubliés, elle se penche aussi sur sa relation de couple. Et même si sa situation est singulière, les émotions qu'elle soulève bouleverseront chacun de ses lecteurs.
Avant, il y avait l'enfance. Je le sais". Mais, Judith Godrèche, quelle enfant fut-elle ? Qui pour le dire ? Que lui a-t-on fait ? Et surtout qu'en a-t-elle fait ?
L'an dernier nous avons rencontré une de mes amies, Berthe. Ma fille, Mathilde, qui avait alors treize ans, connaissait Berthe, n'ignorait pas qu'elle avait été à Auschwitz. Pourtant, cet été-là, elle eut un choc en voyant son numéro sur son avant-bras gauche, tatoué d'une encre bleue un peu délavée. Ce qui m'a frappée, quand j'ai tenté de répondre à Mathilde pour lui expliquer ce qu'était Auschwitz, c'est que ses questions étaient les mêmes que celles que je me posais moi-même indéfiniment, ou qui traversent depuis plus d'un demi-siècle la réflexion des historiens et des philosophes et auxquelles il est si difficile de répondre. Car s'il m'est facile comme historienne d'expliquer comment s'est déroulé le génocide des Juifs, il reste un noyau proprement incompréhensible : pourquoi les nazis ont-ils voulu supprimer les Juifs de la planète ?
Un western plein de fureur, entre violence et fanatisme religieux. "Je fais une prophétie, Orrin. Tant que tu resteras loyal à la vraie foi, aucun de tes ennemis ne pourra te faire de mal. Tu nous es revenu avec de longs cheveux sur la face, comme Samson. Ne les coupe jamais, et aucune balle ne t'atteindra". Dans l'ombre de Joseph Smith, fondateur de l'Eglise mormone, il y a Orrin Porter Rockwell, l'ami des premières heures devenu garde du corps. Son premier et plus grand fidèle. Pistolet à la main, il est prêt à tout pour défendre l'intégrité du prophète, quitte à menacer, piller ou tuer. Et qu'importe si cela fait de lui un fugitif, un hors-la-loi... Le lien qui l'unit à Joseph dépasse toutes les lois humaines. Il est l'exécuteur de la justice divine, le Poing armé de Dieu.