Que le lecteur peu au fait des malices du vocabulaire juridique se rassure: "police" ici signifie tout bonnement réglementation de la religion par l'autorité publique. En 1941, lorsqu'il fait son cours de droit public devant des étudiants juristes à Paris, Gabriel Le Bras a conscience d'avancer des faits et une vision déjà oubliés dans la France laïcisée, celle qui vit sous le régime de la séparation de l'Église et de l'Etat depuis 1905 et qui se déchristianise depuis plus d'un siècle. Il reste pourtant de nombreuses traces, dans notre appareil administratif et judiciaire, d'une longue tradition de police religieuse, ce qu'on nommerait, dans un langage contemporain, intervention de l'Etat en matière religieuse. Comment, dans quelles circonstances, le pouvoir royal s'est-il engagé dans cette voie, alors que l'Église disposait de ses propres instruments, en particulier ses tribunaux? Comment l'Etat a-t-il traité des croyances et des préceptes chrétiens, donc de l'hérésie et des pratiques rituelles, mais aussi de la magie et de la sorcellerie? Comment la Monarchie a-t-elle coexisté avec une Eglise nationale, dépendante d'une allégeance de principe à l'autorité du Saint-Siège? Comment les rapports de force et les compromis ont-ils été troublés par le protestantisme? Ce sont là quelques points d'une longue histoire de la tolérance et de l'intolérance que retrace avec érudition Gabriel Le Bras.
Date de parution
03/02/2010
Poids
358g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782755501179
Titre
LA POLICE RELIGIEUSE DANS L'ANCIENNE FRANCE
Auteur
LE BRAS GABRIEL
Editeur
1001 NUITS
Largeur
125
Poids
358
Date de parution
20100203
Disponibilité
Epuisé
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A la fin du xviiie siècle, à la suite d'un duel, Xavier de Maistre est condamné à six semaines d'enfermement dans un lieu qui lui est désespérément familier : sa chambre. Il invente une expérience littéraire savoureuse, où chaque pas devient une aventure, chaque objet, du canapé au lit, fait figure de territoire inexploré. "Daignez m'accompagner dans mon voyage ; nous marcherons à petites journées, en riant, le long du chemin, aucun obstacle ne pourra nous arrêter".
Si tu veux que la gloire et les succès t'accompagnent, ne perds jamais de vue la doctrine, le commandement, la discipline, la prévoyance. Car celui qui excelle à résoudre les difficultés le fait avant qu'elles ne surviennent ; celui qui maîtrise autant l'approche directe et indirecte que la ruse triomphera. Voilà l'art de l'affrontement. Connais-toi toi-même et connais ton ennemi, ta victoire ne sera jamais mise en danger. Connais le terrain, connais le temps, ta victoire sera alors totale. Traduit du chinois par le père Amiot
Francis Bacon: On ne sait pourquoi certaines choses vous touchent. C'est vrai, j'adore les rouges, les bleus, les jaunes, les gras. Nous sommes de la viande, n'est-ce pas? Quand je vais chez le boucher, je trouve toujours surprenant de ne pas être là, à la place des morceaux de viande. Et puis il y a un vers d'Eschyle qui hante mon esprit: "L'odeur du sang humain ne me quitte pas des yeux."
Schopenhauer Arthur ; Burdeau Auguste ; Salaün Chr
Quand l?artiste accompli «prête ses yeux pour regarder le monde», il nous offre l?opportunité de le voir enfin tel qu?il est, débarrassé des oripeaux du besoin et de l?utilité.Dans ces deux suppléments au Monde comme volonté et comme représentation, Arthur Schopenhauer (1788-1860) montre comment le génie opère par dévoilement soudain: «Le talent, c?est le tireur qui atteint un but que les autres ne peuvent toucher; le génie, c?est celui qui atteint un but que les autres ne peuvent même pas voir.»