Erick découvre un corps sur le perron de la demeure de son voisin, un monsieur âgé qui vit seul depuis le placement de sa femme en maison de retraite. Il suppose que le corps est celui d'une femme car il lui semble apercevoir des escarpins et une mèche de cheveux mi-longs. Un cartable gît dans une mare rouge. Erick n'a jamais vu autant de sang. L'ancienne ferme aujourd'hui à l'abandon est silencieuse. Bien que la porte d'entrée soit ouverte, aucun son n'émane de la maison. Seule la cheminée qui fume en ce jour glacial de printemps témoigne qu'une présence humaine a occupé les lieux récemment. Même le petit chien du propriétaire, d'ordinaire si sociable, ne jappe pas dans la cour à l'approche du berger australien du promeneur. Le jeune homme, en appelant la Gendarmerie, ignore que ce jour de mai restera à tout jamais gravé dans sa mémoire et dans celle du village. Un village de l'extrême nord-est de la France, situé aux confins de la diagonale du vide.
Nombre de pages
142
Date de parution
31/01/2023
Poids
188g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782140328947
Titre
Dans la diagonale du vide
Auteur
Le Bars Corinne ; Rocard Ann
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
188
Date de parution
20230131
Nombre de pages
142,00 €
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4 ans, 10 mois et 5 jours. C'est le temps que la mort, survenue trop tôt, a accordé à leur amour. Il y a à peine une semaine qu'elle a perdu Charles que Marlène a déjà trié ses vêtements, mis de côté les objets à donner aux amis les plus chers, déplacé les meubles, changé de lit, essayé avec peine de réaménager son existence sans lui.Mais surtout, elle a exhumé les papiers de toute une vie, qui tient dans un classeur métallique, trois tiroirs et quelques dizaines de dossiers suspendus. Ce faisant, elle y a découvert une lettre qui ne lui était pas adressée.Qu'à cela ne tienne, puisqu'elle n'a pas reçu de lettre de lui, elle va l'écrire. Et elle va même en écrire plusieurs. Elle décide ainsi de rédiger une correspondance imaginaire entre elle et Charles, dans laquelle ils feront le récit de sa mort à lui et, surtout, l'histoire de son deuil à elle. Des lettres parfois drôles, souvent tendres et toujours émouvantes. Des lettres d'amour qui ne resteront pas en souffrance « Poste restante » mais feront leur vie dans un jeu de mots, « Poste-mortem ».
Elles sont sept femmes, de 35 à 60 ans, infirmières, couturière, assistante sociale..., mariées ou célibataires, grands-mères ou en attente de fonder une famille, vivant en ville ou à la campagne, harcelées, surchargées, ballottées ou encore mal traitées par un supérieur, un collègue, un système. Elles sont tombées brutalement, après un long déni. Elles ont mis des mois à se relever. Repérées par le service social de l'Assurance maladie, elles ont accepté de participer à des séances de groupe. Leurs sept récits de burn-out aux caractéristiques communes montrent avec une émotion intacte que cette "maladie" de l'estime de soi, causée par une longue exposition quotidienne à un stress majeur proche du stress post-traumatique, est bel et bien une pathologie chronique. Avec un titre en "pied-de-nez" qui ironise sur les promesses de rétablissement en 15 jours, elles démontrent pas à pas combien le travail social de groupe, et plus largement toutes les modalités de travail collectif entre pairs, est bénéfique : sortie de l'isolement, gestion d'un calendrier, souci de présentation physique, sentiment d'être comprises, partage, entraide... Ensemble, elles ont créé une association pour venir en aide à d'autres victimes du burn-out et pour définitivement transformer une épouvantable épreuve en ressource pour les autres. Avec la participation de : Laurence Le Bon, Valérie Pagnon, Anne-Marie Souffois, Lucie Thébault, Blanche et Sarah.
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