Pierre de Bourdeille, seigneur de Brantôme, est un auteur mal connu et méconnu. Le second volume de son recueil des Dames (dites galantes par son premier éditeur, non par lui) a connu un succès durable et gagné une réputation de gaillardise : certains y voient aujourd'hui le rapport Kinsey du XVIe siècle. Que Brantôme ait été abbé (mais abbé " commendataire ", c'est-à-dire bénéficiaire, sans appartenir à l'Eglise) apporte un piment supplémentaire à ce titre déjà suggestif. Ce gentilhomme d'une vieille famille périgourdine fut d'abord un homme d'épée. Il parcourut l'Europe en quête de gloire, de guerre et d'aventure, et côtoya les chefs les plus prestigieux. Courtisan lors des entractes de paix, ami de Ronsard, épris de littérature et de poésie, il approcha les rois et plus encore les reines, sans parvenir à s'illustrer vraiment ni même à se marier. Après sa rupture avec Henri III, un accident de cheval le laissa à demi infirme et le contraignit à se retirer en Périgord. Une nouvelle vie _ une nouvelle carrière _ s'ouvrait pour lui : Brantôme devint alors écrivain et le resta pendant trente ans. Au fil de plus de quatre mille pages (dix volumes), il évoque, à l'aide de ses souvenirs, le visage de la société aristocratique et de la cour des Valois durant la période noire des guerres de Religion. Sur arrière-fond de massacres et de batailles défilent en grand nombre ceux dont il a conté la vie : gentilshommes des Rodomontades, du Traité sur les duels, des Retraites de guerre, Colonels de l'infanterie de France et soldats, Capitaines français et Capitaines étrangers, princesses de la Renaissance, Dames galantes et Dames illustres (qui sont parfois les mêmes). Au milieu des sièges et des combats, des fêtes de cour et des palais, revit une société riche en contrastes, à la fois violente et raffinée. Madeleine Lazard est professeur émérite de littérature française à l'université de la Sorbonne nouvelle (Paris III). Présidente honoraire de la Société d'études du XVIe siècle et présidente de la Société internationale des amis de Montaigne, elle est l'auteur de divers ouvrages et d'articles concernant la littérature de la Renaissance, notamment le théâtre, Rabelais, les femmes du XVIe siècle et les mémorialistes.
Nombre de pages
416
Date de parution
10/05/1995
Poids
565g
Largeur
153mm
Plus d'informations
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EAN
9782213594651
Titre
Pierre de Bourdeille, seigneur de Brantôme
Auteur
Lazard Madeleine
Editeur
FAYARD
Largeur
153
Poids
565
Date de parution
19950510
Nombre de pages
416,00 €
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Colette (1873-1954) qui signa d'abord "Gabrielle Colette", puis "Colette Willy", puis "Colette Jouvenel", puis "Colette", qui aurait pu signer "Colette Goudeket" et ne le fit jamais, a été l'un des écrivains les plus célèbres et les plus admirés de son temps. Elle a séduit les publics les plus simples comme les plus raffinés. Auteur de nombreux romans et nouvelles, elle fut aussi mime, danseuse nue, actrice, journaliste, rédactrice de journaux à scandale, conférencière, esthéticienne. Sa vie privée, une fois débarrassée de ses légendes, de ses maris, de ses amants et de ses amantes, vaut bien un roman: celui d'une "écrivaine" éprise avant tout de liberté.
Protestant intransigeant, Agrippa d'Aubigné (1552-1630) s'est engagé avec passion dans les guerres de religion. Il est mêlé à tous les aspects de la vie de son temps : les tumultes de son existence en reflètent les drames. Sa vie est un roman de cape et d'épée. A la cour du roi Henri III, il côtoie les plus grands personnages : il en partage les plaisirs, il en dénonce les bassesses et les intrigues. Compagnon d'Henri IV à qui le lie une amitié passionnée traversée de brouilles retentissantes, il l'aide à s'évader du Louvre et combat à ses côtés jusqu'à son avènement. Il aime se battre. Il nous entraîne dans les camps, les batailles, les coups de main, les sièges avec leur cortège d'horreurs et de misères accablant les humbles, qu'il est l'un des rares à plaindre sincèrement. Peu satisfait de l'Edit de Nantes, il continue, dans un âge avancé, de combattre fougueusement ceux de ses coreligionnaires que la prudence incite à la conciliation. Mais cet homme de guerre est aussi l'un des plus grands écrivains français. Il met au service de sa foi son épée, sa plume, sa parole. D'une culture prodigieuse, ce soldat est le poète baroque de beaux vers d'amour et l'auteur inspiré de la grande épopée des Tragiques. Il compose une Histoire universelle. Pamphlétaire ardent, il multiplie les épigrammes satiriques en latin et en français. Il compose un roman picaresque haut en couleurs et inaugure le genre autobiographique. Déçu par Louis XIII, persécuté par lui, condamné à mort, il s'exile à Genève, où il meurt, pour ainsi dire, la plume à la main. Madeleine Lazard, professeur émérite à la Sorbonne nouvelle, est présidente honoraire de la Société d'étude du XVIe siècle et présidente de la Société internationale des amis de Montaigne. Elle est l'auteur de nombreux ouvrages et articles concernant la littérature de la Renaissance, notamment le théâtre, la condition féminine, l'oeuvre de Rabelais et les mémorialistes et a publié la biographie de Montaigne et de Brantôme chez Fayard.
Résumé : Le XVIe siècle, charnière à bien des titres, a soulevé avant le nôtre le problème de la condition féminine. La prodigieuse abondance des débats suscités dans les traités de médecine et de morale domestique, chez les poètes, les dramaturges, les auteurs de romans et de nouvelles, y compris les plus grands - Ronsard, Rabelais, Montaigne, Brantôme, D'Aubigné -, prouve l'actualité de la question dans la conscience contemporaine. En contrepoint aux voix masculines qui furent longtemps les seules à se faire entendre, commencent à s'élever celles des femmes pour protester et revendiquer : Louise Labé, Marguerite de Navarre, Marie de Gournay, et d'autres. Mais, si le siècle a vu naître des réussites éclatantes, rares et difficiles, dans la conquête du savoir et du pouvoir, ces destinées exceptionnelles ne sauraient faire méconnaître que rien da changé dans la vie de la majorité silencieuse : l'égalité des sexes demeure une utopie paradoxale. Pourtant, l'esprit novateur du premier siècle moderne, qui vit tant de remises en cause, n'aurait-il pas aussi semé le germe de la libération de la femme ? Le présent ouvrage, solidement documenté, révèle qui furent les femmes de la Renaissance française : jeunes filles, épouses, veuves, paysannes, ouvrières, prostituées, religieuses, femmes de lettres et femmes de cour.
Résumé : Montaigne est l'homme d'un seul livre, Les Essais. Mais un livre unique dans la littérature française et dont le succès a travers les siècles. A la multiplicité des interprétations auxquelles il a prêté correspond la diversité des images que se sont faites de sa personne des générations de lecteurs. L'?uvre a été généralement privilégiée par rapport à l' " ouvrier ". C'est seulement au XIXe siècle qu'on a songé à établir sérieusement une biographie de Montaigne. On l'a longtemps jugée inutile puisque son ouvrage fournissait nombre d'informations sur lui-même. Mais Montaigne n'a écrit ni ses mémoires ni son autobiographie. Ce n'est pas sa vie ou son personnage que l'auteur donne à connaître quand il parle de lui, cherchant seulement à apporter au public ses témoignages personnels sur les problèmes qu'il propose à sa conscience ou à son jugement dans ce livre " consubstantiel à son auteur ". La discrétion des Essais laisse subsister bien des zones obscures dans la vie de celui qui fut à la fois un homme d'action, un magistrat, un soldat, un diplomate et le conseiller des plus grands personnages du temps, Connaître l'existence si riche d'expériences diverses d'un des écrivains les plus fascinants, les plus attachants de notre littérature devrait permettre de dissiper les légendes tenaces qui déforment encore la personnalité de l'auteur des Essais. Et aider à découvrir ou redécouvrir ce livre que l'on a dit " le plus original du monde ". Cette biographie de Montaigne publiée en 1992 a fait l'unanimité et a été couronnée du prix d'Aumale de l'Institut de France décerné par l'Académie française et du Prix du Nouveau Cercle de l'Interallié.
La Hatha-yoga Pradîpikâ, ou « petite lampe du Hatha-yoga », est l'un des plus complets traités consacrés à cette science millénaire qui nous soit parvenu. Il est attribué à un célèbre yogin du Xe siècle qui l'aurait popularisé sur tout le continent indien. Selon la tradition hindoue, celui qui le pratique parvient par une méthode pratique et violente (hatha = force) à la libération spirituelle recherchée par toutes les voies indiennes. Cette discipline repose sur le principe, reconnu depuis l'antiquité védique, de la correspondance de l'univers et du corps. Elle comporte un certain nombre de techniques, dont les fameuses « postures » (âsana), le « rassemblement des souffles » (pranayana) et les sceaux (mudrâ) qui permettent d'apprendre à maîtriser les énergies du corps et de l'esprit. La traduction de ce traité est précédée d'une étude de Tara Michaël qui montre l'importance des différentes formes de yoga dans les traditions shivaïte et tantrique. Elle est accompagnée d'une traduction du commentaire sanskrit qui l'explicite, « Clair de lune » par Brahmânanda.
Voici enfin mis à la portée du grand public, selon une approche scientifique tout à la fois claire, intelligente, précise et séduisante, l'essentiel des bases de la musique trop souvent présentées tantôt de manière rébarbative, tantôt de manière trop simplifiée.Radicalement neuve, la conception de cet ouvrage l'est d'abord par le rôle déterminant qu'y joue l'image, non pas simplement illustration du texte mais véritable prolongement de celui-ci, complément indispensable à sa compréhension qu'elle rend toujours aisée. S'y ajoute la couleur, qui permet une visualisation immédiate de la structure d'une oeuvre, de l'étendue des voix ou des instruments, des règles du contrepoint, etc.L'autre originalité de ce livre tient à la matière exposée qui en fait une véritable encyclopédie. Une partie historique essentiellement axée sur l'étude des styles et couvrant ici la période allant de la préhistoire et des civilisations anciennes non européennes jusqu'à la fin de la Renaissance (la musique du début du XVIIe siècle jusqu'à nos jours sera traitée dans un second volume), est précédée d'une partie Sciences de la musique, dont aucun autre ouvrage n'offre l'équivalent, tant sont divers et abondants les sujets traités. On y trouve en effet, entre autres, des développements sur les instruments, les genres, les formes, l'harmonie, la notation, la basse continue, la technique dodécaphonique, etc., mais aussi sur l'acoustique, la physiologie de l'oreille et de la voix, la partition musicale, la pratique de l'exécution...Véritable best-seller en Allemagne (300.000 exemplaires vendus), déjà disponible en plusieurs langues, ce Guide illustré de la musique s'inscrit ici tout naturellement dans la collection des Indispensables de la musique.Professeur de musicologie à l'université de Karlsruhe, Ulrich Michels s'est fait connaître par de nombreux travaux et conférences. Pianiste, il est membre du Karlsruhe Klaviertrio.