Juillet 1907, Amédée est un de ces soldats qui charrient à dos d'homme le matériel nécessaire à la construction de l'observatoire du Pic du Midi. Il va rencontrer Camille, un de ces messieurs de l'observatoire, passionné par le Tour de France, la plus grande épreuve cycliste du monde, comme annoncé à sa création en 1903. Amédée n'est pas long à attraper le virus. Revenu dans son village, au pied du Pic, Amédée enchaîne les portages pour économiser l'argent nécessaire à l'achat de son premier Alcyon. Il prend tous les risques jusqu'au jour où la montagne est la plus forte. Amédée passe une nuit entière dans les monts gelés. Il en sort vivant mais amputé des orteils. Ce n'est que le début de son incroyable odyssée : comment un coureur handicapé, inconnu, (un isolé qui ne peut recevoir de l'aide de personne sous peine de lourdes pénalités) va se hisser de Tour en Tour aux côtés des plus grands, les Georget, Petit-Breton ou Garriguou, sur des routes encore mal dégrossies, par-delà des cols encore sauvages. Le jour où son surnom devient L'Aigle sans orteils, Amédée entre dans l'aristocratie du Tour...4e de couverture : La petite histoire d'une grande aventureNotes Biographiques : Né à Lyon le 2 janvier 1949, Christian Lacroix, dit Lax, n'a pas eu à lutter beaucoup pour imposer à ses parents sa vocation de dessinateur. Son père l'incita dès son plus jeune âge à reproduire des images de Tintin et lui dénicha ses premiers petits boulots d'illustrateur : il avait toujours rêvé que son fils réussirait dans la bande dessinée. Inscrit à l'école des Beaux-Arts de Saint-Etienne (où il valait mieux ne pas évoquer son attrait pour le Neuvième Art), le jeune et bientôt marié Christian ne fait que suivre un penchant familial et personnel : à douze ans, déjà, il inondait le collège de petits récits qu'il écrivait et illustrait lui-même. C'est pendant les années Beaux-Arts que naît Alain (1971), qui deviendra son scénariste Bertois en 1995 pour l'album "Soleil cou coupé" dans la collection "Aire Libre", première collaboration d'un père et d'un fils dans ce cadre ! En 1975, Lax commence à se tailler une réputation d'indépendant dans la publicité et publie sa première BD dans le mensuel L'AUTOMOBILE avant de viser MÉTAL HURLANT, FLUIDE GLACIAL, ÈRE COMPRIMÉE et CIRCUS pour placer divers récits complets. Dans MERCREDI, puis FRIPOUNET, il publie la série animalière "Hector le castor" sur des scénarios de Michel Aubrun. En 1982 paraît chez Glénat son premier album, "Ennui mortel", toujours sur scénario d'Aubrun. Il aborde la bande dessinée historique avec Patrick Cothias et compose de 1986 à 1989 les quatre volumes de "La Marquise des lumières" pour Vents d'Ouest. Les oeuvres adultes le séduisent, mais il préférera longtemps ensuite camper à chaque fois de nouveaux personnages. Pour lui, chaque histoire doit être un saut dans l'inconnu. Il s'essaie en 1987 à son premier volume en auteur complet : "Des maux pour le dire" où il met en scène son frère handicapé et grand voyageur. C'est dans la prestigieuse collection "Aire Libre" qu'il va trouver à partir de 1990 l'asile rêvé pour son besoin de renouvellement constant. Les scénarios de Giroud lui offrent un dépaysement garanti, de l'Indochine des "Oubliés d'Annam" à la Roumanie de "La Fille aux ibis" en passant par l'Algérie d'"Azrayen". Lui-même compose seul une nostalgique histoire d'amours sahariennes, "Sarane". L'envie lui est venue désormais de composer son propre personnage de série et il aborde le XXIe siècle avec un singulier détective privé français, "Le Choucas", qui promet d'être une révolution dans la collection "Repérages" chez Dupuis. Professeur de bande dessinée à l'École d'Art Graphique Emile-Cohl de Lyon, il vit avec sa famille à la campagne, dans une ancienne ferme qu'il a retapée et qui lui sert de camp de base pour ses randonnées à bicyclette. Car, fou de vélo, Lax s'offre de temps à autre l'ascension d'un des cols mythiques du Tour de France ! Né à Lyon le 2 janvier 1949, Christian Lacroix, dit Lax, n'a pas eu à lutter beaucoup pour imposer à ses parents sa vocation de dessinateur. Son père l'incita dès son plus jeune âge à reproduire des images de Tintin et lui dénicha ses premiers petits boulots d'illustrateur : il avait toujours rêvé que son fils réussirait dans la bande dessinée. Inscrit à l'école des Beaux-Arts de Saint-Etienne (où il valait mieux ne pas évoquer son attrait pour le Neuvième Art), le jeune et bientôt marié Christian ne fait que suivre un penchant familial et personnel : à douze ans, déjà, il inondait le collège de petits récits qu'il écrivait et illustrait lui-même. C'est pendant les années Beaux-Arts que naît Alain (1971), qui deviendra son scénariste Bertois en 1995 pour l'album "Soleil cou coupé" dans la collection "Aire Libre", première collaboration d'un père et d'un fils dans ce cadre ! En 1975, Lax commence à se tailler une réputation d'indépendant dans la publicité et publie sa première BD dans le mensuel L'AUTOMOBILE avant de viser MÉTAL HURLANT, FLUIDE GLACIAL, ÈRE COMPRIMÉE et CIRCUS pour placer divers récits complets. Dans MERCREDI, puis FRIPOUNET, il publie la série animalière "Hector le castor" sur des scénarios de Michel Aubrun. En 1982 paraît chez Glénat son premier album, "Ennui mortel", toujours sur scénario d'Aubrun. Il aborde la bande dessinée historique avec Patrick Cothias et compose de 1986 à 1989 les quatre volumes de "La Marquise des lumières" pour Vents d'Ouest. Les oeuvres adultes le séduisent, mais il préférera longtemps ensuite camper à chaque fois de nouveaux personnages. Pour lui, chaque histoire doit être un saut dans l'inconnu. Il s'essaie en 1987 à son premier volume en auteur complet : "Des maux pour le dire" où il met en scène son frère handicapé et grand voyageur. C'est dans la prestigieuse collection "Aire Libre" qu'il va trouver à partir de 1990 l'asile rêvé pour son besoin de renouvellement constant. Les scénarios de Giroud lui offrent un dépaysement garanti, de l'Indochine des "Oubliés d'Annam" à la Roumanie de "La Fille aux ibis" en passant par l'Algérie d'"Azrayen". Lui-même compose seul une nostalgique histoire d'amours sahariennes, "Sarane". L'envie lui est venue désormais de composer son propre personnage de série et il aborde le XXIe siècle avec un singulier détective privé français, "Le Choucas", qui promet d'être une révolution dans la collection "Repérages" chez Dupuis. Professeur de bande dessinée à l'École d'Art Graphique Emile-Cohl de Lyon, il vit avec sa famille à la campagne, dans une ancienne ferme qu'il a retapée et qui lui sert de camp de base pour ses randonnées à bicyclette. Car, fou de vélo, Lax s'offre de temps à autre l'ascension d'un des cols mythiques du Tour de France !
Trois cent quatre pages de polar noir... et blanc Il a été longtemps ouvrier, remonteur de pendules. Il le serait volontiers resté si à l'aube du nouveau millénaire, il n'avait été licencié, remplacé par une machine. Il est alors contraint de trouver un autre emploi. À son âge - il a la cinquantaine bien sonnée -, les choix de reconversion sont limités. Le métier de détective s'impose rapidement à lui, sans qu'il le choisisse vraiment. Les circonstances, une rencontre fortuite le poussent dans cette voie et, comme il est un amateur de polars qui aime se plonger dans les fictions des autres, il se prend au jeu. Il n'a pas de nom - il n'en aura jamais. Il se choisit un surnom. Le Choucas est né. Un personnage de série... noire et jubilatoire !
Les premiers lardus que j'ai croisés m'ont paru démesurément hostiles comme si d'avoir pris un pot avec un Noir faisait de moi un délinquant. Et même en me persuadant que dans cette trop visible corporation, tous ne sont pas des imbéciles, j'ai refermé la porte de mon appart"avec le soulagement de celui qui revient de loin"
- Dites, monsieur Peyroulet, je ne veux pas aller contre la volonté de mon Amédée, mais vous croyez que c'est bien raisonnable, cette idée de devenir coureur cycliste ? Avec son infirmité... - Vous savez, madame Fario, dans la tête de votre petit-fils, il n'y a pas d'infirmité ! Il n'y a qu'une énorme volonté, comme pour compenser son handicap. Le mieux que l'on puisse faire c'est de continuer à le soutenir.
Commentaires Vous faites quoi, le jour où vous êtes licencié de votre boîte après de longues années de bons et loyaux services ? Le héros de l'histoire, lui, a d'abord été très remonté. Normal, pour quelqu'un dont le boulot consistait justement à "entretenir et remonter quotidiennement" les seize pendules de son usine. Ensuite, il a décidé de se faire détective. Il faut dire que dans son deux-pièces, les meubles prennent nettement moins de place que la collection de polars. Du temps désespérément libre, le coup de dés du hasard, une chemise jaune, un costard noir : et voilà, le Choucas est né. Avec ses faux airs de Guy Marchand, sa conscience politique et les classiques du roman noir en tête. Lax, l'auteur, s'amuse à jouer avec les références et les codes du genre. Ses ambiances nocturnes, son humour, son dessin parsemé de trouvailles graphiques et de collages, ses couleurs en noir et jaune – clin d'œil à la fameuse Série noire de Gallimard – font cette nouvelle série un polar jubilatoire. Quand Le Choucas rapplique, le lecteur, emballé, le suit sans hésiter… --Gilbert Jacques
Condamné au peloton d'exécution pour une désertion de trop, Blutch se retrouve emprisonné, avec pour voisine la mystérieuse Isabella Boyd, elle-même frappée de peine capitale pour intelligence avec l'ennemi. Parvenant à s'évader avec cette dernière, l'ancien caporal intègre un groupe de conspirateurs sudistes, qui vont lui demander d'abattre le président Lincoln ! Blutch, pacifiste par nature, parviendra-t-il à résister à l'insistance de ses nouveaux "amis" ? Cela s'annonce compliqué, car les charmes de la belle Isabella semblent l'éloigner des bras de Chesterfield qui, se sentant coupable de l'arrestation de son ami, le recherche désespérément... Entre grande aventure, gags en rafale et exploration de l'Histoire, Fred Neidhardt poursuit avec un épatant respect l'oeuvre de Raoul Cauvin, toujours en compagnie de l'inusable Willy Lambil ! Fred Neidhardt, à l'aise dans de nombreux registres, chausse les bottes des Tuniques Bleues pour des intrigues pleines d'humour et de culture. L'inépuisable Lambil est, comme toujours, impeccable.
La vie de Sasaki, un quarantenaire fatigué, change totalement le jour où il rencontre Peeps, un moineau de Java argenté. Grâce à son nouveau compagnon, il a la possibilité de voyager entre les mondes et de recourir à une énorme puissance magique. C'est l'occasion pour lui de vivre une vie tranquille en faisant du commerce entre les deux mondes. Cependant... Une aventure exaltante mélangeant une histoire de fantasy originale, des combats avec des pouvoirs spéciaux, une " comédie romantique " ? Mais également des personnages hauts en couleur comme une magicienne ou encore une collégienne habitant dans l'appartement d'à côté ! Voici le deuxième tome de cette série qui regroupe avec brio tous les genres !
Punie par sa mère pour lui avoir caché qu'elle faisait de la boxe malgré son interdiction formelle, trahie par Elias, son ex-meilleur ami, qui a tout cafté, harcelée par ses camarades de classe qui ne ratent pas une occasion de se moquer de son format réduit, Colette manque terriblement de moments un peu excitants dans sa vie. Et puis Astrid, qui la persécute depuis des années dans la cour de récréation, lui propose un marché : elle arrêtera de l'embêter si Colette accepte de faire quelques combats clandestins dans la salle de sport de l'école. Pour Colette, c'est l'occasion rêvée d'enfiler à nouveau des gants de boxe et de retrouver les sensations qu'elle avait précédemment adorées. "Mi-mouche", c'est le poids minimum pour faire des combats de boxe. C'est désormais également une série de bande dessinée d'une grande richesse, passant de la tragédie à la comédie. Avec beaucoup d'humour et ? on s'en doute ? énormément d'émotion.
Pym est un enfant qui vit dans une clairière avec sa mamie, Ned ? un hibou bavard incapable de voler ? et Hector ? un cheval bipède plutôt taciturne. Pour tromper son ennui et sa solitude, sa grand-mère lui raconte de belles histoires. Notamment celle de Lisbeth, cette jeune boulangère aux pouvoirs magiques et dont le duc Archibald était violemment épris. Mais de nouvelles lois édictées par le nouveau roi empêchèrent les roturiers d'avoir recours à la magie et, lâchement, le duc renonça à ce mariage. Et plus personne ne revit jamais Lisbeth... Ce que Pym ignore, c'est que sa grand-mère est bien plus que la simple narratrice de l'histoire. Le jeune garçon rêve de se rendre à Windhill, la ville qui apparaît souvent dans les belles histoires racontées par sa mamie. Mais les hurleurs, sinistres créatures qui vivent dans la forêt, l'empêchent de réaliser son rêve. Les auteurs nous livrent une grande aventure fantastique pleine d'émotion, un univers où magie et noblesse structurent une société inégalitaire, et un jeune héros très attachant qui, malgré les secrets et les mensonges qui l'entourent, va connaître un destin exceptionnel.
Bernard Denis ; Papazoglakis Christian ; Cinna Tan
Résumé : Rivalités italiennes. En 1961, au départ des 24 heures du Mans, la supériorité de Ferrari s'apprête à devenir hégémonique. Après sa victoire en 1960 face à Aston Martin, la marque au cheval cabré compte bien prouver l'efficacité de ses TR61 et 250GT. Face à elles, les Aston Martin marqueront le pas et seules les Maserati pourront rivaliser un temps. Mais après plus de 4. 000 kilomètres d'asphalte parcourus, trois Ferrari occupent les trois premières places du classement général. Mais ce n'est que le début d'une nouvelle ère ! Anecdotes historiques, apartés éclairants et coup d'oeil jeté dans les coulisses jalonnent le récit de ce nouvel album consacré aux années 1961 à 1963 des 24 heures du Mans. Mené par l'érudition exemplaire de Denis Bernard et Christian Papazoglakis, frisson, drame et rebondissements sont au rendez-vous de ces trois années remarquables pour le sport automobile.
6 ans de travail, plus de 400 pages, pour mettre au jour un massacre perpétré par l'armée israélienne sur la population de Gaza, en 1956, et que l'Histoire a tout fait pour oublier. Hautement considéré par ses pairs auteurs, les médias et ses lecteurs du monde entier, Sacco poursuit son engagement sincère, courageux, âpre, rigoureux et nécessaire. Son oeuvre est une charge explosive qui a fait voler en éclats les limites de la bande dessinée. C'est lors d'un reportage pour le magazine «Harper's» en 2001, que Joe Sacco se remémore une brève citation, une note de bas de page, lue dans un rapport de l'ONU. Elle parlait d'un massacre de près de 275 civils, perpétré par l'armée israélienne à Khan Younis et d'une dizaine d'autres à Rafah, ville voisine, en 1956. Difficile à croire, alors entre novembre 2002 et mai 2003, le dessinateur reporter se rend à trois reprises sur le terrain, afin d'établir la véracité de cette tragédie et embarque le lecteur à la recherche de traces du massacre.
Présentation de l'éditeur Inspiré par l'histoire vraie de Pierre Walter, prisonnier à Dora de 1943 à 1945. KZ Dora : Camp de concentration basé en Allemagne, destiné à la fabrication d'armes secrètes, les missiles V1 et V2, en fonctionnement de 1943 à 1945. Au matin du 1er septembre 1939, l'Allemagne d'Hitler attaque la Pologne. Cinq personnages, Paul, élève officier français, Émile, jeune résistant insouciant, Hans, SS issu des jeunesses Hitlériennes, Bastian, officier SS d'expérience, et Michael, ambitieux scientifique allemand travaillant sur les missiles V2, armes secrètes d'Hitler, voient leur destin se croiser au camp de concentration de Dora. L'histoire emmène aussi le lecteur dans le terrible camp d'Ellrich, un sous-camp de Dora, nous montre les premiers tirs réussis des missiles V2 sur la région parisienne et nous dévoile comment les 2 déportés tentent de survivre, chacun à leur manière, chacun avec leurs armes, la ruse ou la chance. - Prix Griffe Noire 2010 de la première BD - Prix du public au Salon du Bourget 2012 - Nominé pour le Prix des Lecteurs 2011 du Festival BD de Massillargues-Atuech - Nominé pour le Prix jeunesse "Raconte-moi l'Histoire" 2014 du Centre Mondial de la Paix à Verdun
Résumé : La Comédie-Française est l'une des institutions les plus anciennes de France, qui fêtait ses 400 ans en 2022 ! A la fois indépendante et soumise à l'autorité, c'est l'Histoire de France qui s'est jouée en ses murs. On attribue par ailleurs sa création à Molière, ce qui est faux, sans tout à fait l'être...