La cicatrice de Montaigne. Le mensonge dans la littérature, essai
Lavagetto Mario
GALLIMARD
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EAN :9782070742851
Dans ce livre promis à devenir un classique de la critique contemporaine, l'auteur nous invite à un étonnant voyage dans la littérature. On y découvre de quelle manière et avec quelles conséquences le mensonge fonctionne dans des textes aussi différents que L'Odyssée, A la Recherche du temps perdu ou Le Menteur de Corneille, Les Liaisons dangereuses ou Sigmund Freud présenté par lui-même, les Confessions de Rousseau ou La Conscience de Zeno. A travers l'épopée et la nouvelle, le théâtre et l'autobiographie, le roman épistolaire et le récit fantastique, Mario Lavagetto met en évidence les dispositifs auxquels les écrivains ont recours pour représenter une construction linguistique aussi fragile que le mensonge : le moindre lapsus peut la désintégrer, et pourtant elle est fondée sur un régime d'indécidabilité originelle. Ainsi, qui ou qu'est-ce qui dira au lecteur que le menteur est en train de mentir ? De quels indices et de quelles preuves ce lecteur dispose-t-il pour le découvrir ? A quelles compétences pourra-t-il se fier si, comme le disait Kafka, "dans un monde de mensonges le mensonge ne peut être banni du monde même par son contraire, mais par un monde de vérité" ...
Nombre de pages
322
Date de parution
04/11/1997
Poids
304g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782070742851
Titre
La cicatrice de Montaigne. Le mensonge dans la littérature, essai
Auteur
Lavagetto Mario
Editeur
GALLIMARD
Largeur
130
Poids
304
Date de parution
19971104
Nombre de pages
322,00 €
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Avril 1884 est un mois crucial dans la vie de Freud ; c'est le mois de son " infatuation pour la cocaïne ", comme le dira E. Jones ; c'est aussi celui pendant lequel le père de la psychanalyse semble répondre à l'appel de la littérature pour mieux tendre le fil de sa clinique. A partir de cette contiguïté, Lavagetto entreprend une enquête souple et opiniâtre à travers l'?uvre de Freud. La littérature y apparaît comme une divinité énigmatique: tour à tour piège à éviter, risque à courir, merveilleuse devancière. Cette archéologie systématique de l'articulation de l'oeuvre de Freud et de la littérature conduit l'auteur à discuter le statut " scientifique " de la psychanalyse. Il souligne l'indissociabilité de la thérapie et de la " mise en récit " pour déboucher sur une " théorie de la censure ", issue de l'élaboration freudienne du rêve.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.