On charge un jour Atom Pexoto de surveiller un trafic de déchets nucléaires. Rien de bien compliqué pour un agent secret ; et le fait que ce trafic soit un faux trafic destiné à en couvrir un vrai n'entame nullement la simplicité de cette mission. Filatures, micros, écoutes téléphoniques, elle réclamera une stratégie classique, à ceci près que ce sera pour ne rien apprendre. Tout cela, somme toute, pourrait être assez plaisant. On voyagera (Paris, Las Vegas, Sarajevo...), on rencontrera de jolies femmes (hôtesse de l'air, showgirl...). Un peu plus, cela ressemblerait à des vacances. Le problème, c'est qu'un faux trafic, par essence, se veut vraisemblable. Pexoto commence ainsi par recevoir quelques gifles, on le menace ; on finit par lui tirer dessus. Il répond, il y a des poursuites, il y a des morts. Pour tout dire, il y a des complications. Le doute s'immisce alors en Pexoto : et si le faux était le vrai, et si le vrai était faux ? En ce cas, où se situer soi-même ? Que faire ? Où aller ? Qui est-on ... Les Atomiques est paru en 1996.
Date de parution
19/09/1996
Poids
305g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782707315731
Titre
Les atomiques
Auteur
Laurrent Eric
Editeur
MINUIT
Largeur
135
Poids
305
Date de parution
19960919
Nombre de pages
0,00 €
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Présentation de l'éditeur Entre avril 2012 et septembre 2013, je me suis rendu une vingtaine de fois au Maroc. Pour y retrouver un enfant. Un enfant abandonné. Mon fils.
Qui se souvient de Nicky Soxy ? De cette éphémère starlette des années 1980, peut-être certains conservent-ils encore quelques lointaines images, principalement déshabillées. Pour beaucoup en revanche, son nom même n'évoquera rien. Il était temps de la tirer de l'oubli. Une fille de rêve raconte les splendeurs et les misères de la très belle Nicole Sauxilange : bien que dépourvue de talent particulier, elle va connaître la célébrité grâce à ses apparitions dans des publicités ou sur des plateaux de divertissement télévisés, préfigurant ainsi le destin de ces gloires médiatiques autant que passagères qui prospèrent aujourd'hui. Eric Laurrent met en scène Nicky en digne héritière de Nana et magnifie, par son style délicieusement raffiné, cette histoire de starlette ordinaire en conte de fées tragique.
Lorsque Chester s'assoupit au bureau, son patron le renvoie. Lorsqu'il ouvre un robinet, la tuyauterie cède. Lorsqu'il essaie de se débarrasser d'une mouche, il se casse une jambe. Lorsqu'il rentre chez lui, sa femme est chez le voisin et lorsqu'il a une mère, elle meurt. Il s'en faut de peu, du reste, qu'on ne l'assassine. Par bonheur, c'est le printemps. Et tout printemps a sa Vénus.
Pour diverses raisons, dont le départ d'Anaïs n'est pas la moindre, Félix Arpeggione accepte de partager son appartement avec Romance Délie, jeune inconnue plutôt bien faite de sa personne, blonde de surcroît, mais d'un abord glacial - les premiers temps, du moins. Car sans doute est-il inéluctable qu'avec la proximité on devienne plus proche et qu'à vivre si près on finisse tout contre.
La vie sociale est un théâtre, mais un théâtre particulièrement dangereux. A ne pas marquer la déférence qu'exige son rôle, à se tenir mal, à trop se détacher des autres comédiens, l'acteur, ici, court de grands risques. Celui, d'abord, de perdre la face ; et peut-être même la liberté : les hôpitaux psychiatriques sont là pour accueillir ceux qui s'écartent du texte. Il arrive ainsi que la pièce prenne l'allure d'un drame plein de fatalité et d'action, où l'acteur-acrobate - sportif, flambeur ou criminel - se doit et nous doit de travailler sans filet. Et les spectateurs d'applaudir, puis de retourner à leurs comédies quotidiennes, satisfaits d'avoir vu incarnée un instant, resplendissant dans sa rareté, la morale toujours sauve qui les soutient.
Dans Fin de partie il y a déjà cette notion d'immobilité, cette notion d'enfouissement. Le personnage principal est dans un fauteuil, il est infirme et aveugle, et tous les mouvements qu'il peut faire c'est sur son fauteuil roulant, poussé par un domestique, peut-être un fils adoptif, qui est lui-même assez malade, mal en point, qui marche difficilement. Et ce vieillard a ses parents encore, qui sont dans des poubelles, son père et sa mère qu'on voit de temps en temps apparaître et qui ont un très charmant dialogue d'amour. Nous voyons deux êtres qui se déchirent, qui jouent une partie comme une partie d'échecs et ils marquent des points, l'un après l'autre, mais celui qui peut bouger a peut-être une plus grande chance de s'en tirer, seulement ils sont liés, organiquement, par une espèce de tendresse qui s'exprime avec beaucoup de haine, de sarcasme, et par tout un jeu. Par conséquent, il y a dans cette pièce - qui est à un niveau théâtral absolument direct, où il n'y a pas d'immense symbole à cher-cher, où le style est d'une absolue simplicité -, il y a cette espèce de jeu qu'ils se font l'un à l'autre, et qui se termine aussi d'une façon ambiguë parce que le suspense dérisoire de la pièce, s'il y a suspense, c'est ce fils Clov, partira-t-il ou non? Et on ne le sait pas jusqu'à la fin. Je dois dire aussi que c'est une pièce comique. Les exégètes de Beckett parlent d'un "message", d'une espèce de chose comme ça. Ils oublient de dire le principal, c'est que c'est une chose qui est une découverte du langage, de faire exploser un langage très quotidien. Il n'y a pas de littérature plaquée, absolument pas. Faire exploser un langage quotidien où chaque chose est à la fois comique et tragique.