L'éthique, une question fondamentale en psychanalyse, mise en exergue par Freud et Lacan. Elle consiste essentiellement en un « jugement sur notre action » disait ce dernier, car elle concerne la responsabilité du psychanalyste dans son désir d'analyste. Le psychanalyste accompagne et guide un autre en souffrance à accéder à une part de réel concernant sa vérité intérieure par un travail de désaliénation. Le moteur essentiel à l'humanisation de la psychiatrie et au travail psychique qui peut se mettre en ?uvre à partir de la rencontre avec un soignant, c'est le transfert. Le transfert est aussi une véritable relation de confiance qui s'instaure avec le psychanalyste qui, par le biais de cet amour de transfert, va pouvoir aider à la guérison en revisitant l'histoire infantile du sujet. Le transfert est à la fois le levier de guérison de la névrose, mais aussi quelquefois son plus grand obstacle. Lacan avait évoqué le désir de l'analyste en tant que « désir averti », un désir plus fort que les autres désirs qui peuvent animer l'analyste, mais un désir qui doit être éclairé quant au respect de la dignité d'un sujet. Cet ouvrage collectif va tenter d'en cerner le maniement, les difficultés et quelquefois les impasses dans ce que l'on peut appeler « Les accidents du transfert ».
Nombre de pages
172
Date de parution
03/10/2022
Poids
223g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782140271403
Titre
Éthique psychanalytique et accidents du transfert
Auteur
Lauret Monique
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
223
Date de parution
20221003
Nombre de pages
172,00 €
Disponibilité
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L'auteur revisite, depuis l'historique de la création de L'Interprétation du rêve de Freud, les différents apports théoriques des continuateurs de l'oeuvre. Recherche psychanalytique en avance sur la recherche neuroscientifique. L"« acte » psychique du rêve est un acte riche et porteur de sens, contrairement aux hypothèses des neurophysiologistes. Lire ce que dit le rêve permet au sujet d'élargir sa conscience et sa connaissance sur la partie non sue, méconnue de soi; un acte de liberté subjective. En ce sens, cet ouvrage se propose comme outil, étayé par les avancées théoriques actuelles, pour permettre cette lecture à deux, l'un dans un « mi-dire » relançant les associations de l'autre de ce couple singulier psychanalyste-analysant."
Cet essai écrit à partir de l'élaboration freudienne de la pulsion de mort introduite sous forme de spéculation dans Au-delà du principe de plaisir en 1920, et s'appuie sur l'échange entre Freud et Einstein tentant de prévenir et de penser le déclenchement de la seconde guerre mondiale, publié sous le titre Pourquoi la guerre ? en 1933. Il ouvre, à partir du désir pur de mort incarné par Antigone, sur des champs philosophiques dégagés par Heidegger et Spinoza, philosophes du nihilisme et de la joie, et remonte jusqu'aux philosophes antiques confucianistes. Le monde actuel dans lequel nous sommes tous plongés nous demande, en tant que psychanalystes, de penser le devenir éthique de l'humain du XXIe siècle. Il est nécessaire, dans la voie ouverte par Lacan, de confronter nos connaissances de pensée entre l'Orient, qui s'ouvre à la psychanalyse, et l'Occident, oublieux de cette sagesse éthique qui est au fondement de la pensée chinoise. Le sujet humain est malmené dans notre modernité du fait de l'atteinte au langage effectuée et du développement incontrôlé de la science sans encadrement éthique suffisant, qui risque de nous entraîner sur le versant de l'autodestruction, dans un emballement maniaque déjà à l'?uvre. La psychanalyse, cette science du désir, peut apporter un regard critique sur notre civilisation et ?uvrer à poser les bases d'une éthique de l'humain.
Le suicide illustre le travail de la pulsion de mort toujours à l'oeuvre. L'autodestruction est pour Freud toujours active, il a été de plus en plus convaincu tout au long de son élaboration théorique de cette bipolarité originelle de l'existence. Qu'en est-il d'un véritable désir de mort du patient "suicidant" ? Le plus souvent, il clame son innocence dans un "Je ne voulais pas mourir", mais son acte interpelle vivement le désir du soignant comme celui de l'analyste. Cet acte est aussi loin d'être sans valeur. N'est-il pas prétexte à réinterroger le désir ? Ce numéro se propose d'examiner différentes formes de suicide selon l'éclairage clinique et l'abord théorique des auteurs. Le développement de la civilisation, disait Freud dans Le malaise dans la culture, nous montre "le combat entre Eros et mort, pulsion de vie et pulsion destructrice, tel qu'il se déroule au niveau de l'espèce humaine". Et "c'est pourquoi le développement de la culture doit être, sans plus de détours, qualifié de combat vital de l'espèce humaine". On en trouvera témoignage dans la deuxième partie de cette revue, qui concerne les questions cruciales pour la psychanalyse, questions actuelles illustrant ce travail toujours actif de la pulsion de mort au sein de la culture. Des classifications médicales psychiatriques a-théoriques, abandonnant toute conception psychodynamique et désappropriant le sujet de lui- même, au rideau de fer tombant sur les psychanalystes dans certains pays, il est de notre éthique de lutter contre cette désaffection de l'humain dans l'oeuvre collective dans laquelle nous sommes tous plongés.
La psychanalyse n'est pas une pratique sans risques. Cet ouvrage traite des ravages et des ratages dans la cure, induits par un passage à l'acte sexuel entre un analyste et son patient. La situation psychanalytique, du fait de la création d'un transfert, provoque chez le patient une régression nécessaire au bon déroulement de la cure, et réactive sa sexualité infantile. Abuser d'un patient sexuellement dans cette position est un équivalent d'inceste, dans une position érotomaniaque des deux protagonistes. C'est un sujet encore tabou. Le silence nuit à la circulation d'une parole vraie. Ce travail dévoile ces dérives de façon à relancer la réflexion, questionner l'éthique et peut-être contribuer à prévenir ce qui peut entacher cette expérience unique: la cure analytique.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...