L'homme ne se rapporte droitement à lui-même qu'en se rapportant à la totalité du monde qui l'entoure. Ce monde qui est unique selon Platon, sans qu'il soit doublé par le monde intelligible dont parlera le néoplatonisme, est rendu possible par la rencontre de l'intelligible et du sensible. Ainsi, le logos, par quoi l'homme a accès aux Formes, est ce qui permet d'opérer la déliaison proprement philosophique du corps et de l'âme, selon les termes du Phédon, sans qu'il faille poser un dualisme cosmique qui se retrouverait dans l'homme. De même que le sensible s'intelligibilise par la Participation et ainsi se maintient comme phénomène stable, de même l'homme peut avoir un usage harmonieux de son corps et de ses sensations. Déliaison n'est pas rupture. L'enfance, la sexuation, le sommeil, les rêves, la mort et la parole, ici interrogés, montrent que l'anthropologie de Platon ne condamne ni le plaisir, ni le corps. La vie de la pensée ne s'absente pas des mouvements corporels qu'elle accompagne. C'est pourquoi le corps est le signe de l'âme.
Date de parution
07/10/2002
Poids
260g
Largeur
215mm
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EAN
9782711615544
Titre
LA MESURE DE L'ETRE HUMAIN SELON PLATON
ISBN
2711615545
Auteur
LAURENT
Editeur
VRIN
Largeur
215
Poids
260
Date de parution
20021007
Nombre de pages
0,00 €
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Pour Plotin, toutes les formes de vie procèdent de l'activité spirituelle rendue possible par l'ineffable perfection de l'Un. Tous les vivants, les végétaux, les animaux et les astres, n'agissent que grâce à une contemplation qui vise à se remplir d'un contenu intelligible. La nature sublunaire où les hommes se trouvent établis est donc doublement fondée : par la Participation aux Idées et par la Procession des différentes modalités psychiques. Le monde sensible est la meilleure image de la beauté de l'intelligence, c'est-à-dire de l'être lui-même. Mais alors, comment comprendre la laideur et la corruption ? Comment penser le statut du corps, souvent présenté par la tradition platonicienne comme un obstacle, voire une prison, pour l'âme ? Plotin est-il un penseur dualiste ? Sa pensée, notamment par une doctrine originale de la Providence, montre que la Nature est une traduction de l'Esprit.
Vache folle, poulets à la dioxine, lait à la BST, somatotropine bovine recombinante ou hormone laitière, bœuf aux hormones, mais transgénique, OGM, rillettes à la listériose... De quoi sera faite demain notre alimentation ? Pourtant les normes draconiennes et organismes de contrôle structurés n'ont jamais été aussi nombreux et actifs... Y a-t-il réellement menace sur nos assiettes ? Quelle garantie avons-nous de ne pas être tous, dans quelques années, "kreutz-feldjacobisés", "listerialisés" ou modifiés génétiquement ? Pouvons-nous encore manger sans danger ou ne sommes-nous pas plutôt les victimes d'une gigantesque psychose ? Anny Laurent dresse, dans ce traité de la sécurité alimentaire, un tableau des "dangers" actuels et rappelle les différentes "affaires" qui ont défrayé la chronique ces derniers mois. Pour chacune d'entre elles, historique, risques, précautions et conséquences sont détaillés. Mais sans "protagonistes", pas d'"affaires" : des producteurs aux associations de consommateurs, des pouvoirs publics aux médias, elle étudie le comportement et le rôle des différents groupes de pression de la filière agroalimentaire et met en avant les fortes implications économiques, politiques et de santé publique. C'est un bilan complet et documenté sur le niveau actuel de sécurité alimentaire en France et en Europe qui est proposé ici. Mais comment nous protéger, nous informer, réagir ? Alerte rouge sur nos assiettes apporte réponses et propositions en faveur de la non-prolifération du contre-nature dans nos assiettes et suggère un véritable mode d'emploi du "bien consommer" en l'an 2000. Les produits "bio" et naturels bien sûr sont une alternative actuelle à suivre de près, une meilleure information du consommateur est évidemment importante mais surtout une prise de conscience radicale sur le bien-fondé de nos habitudes alimentaires devra se faire sans tarder. Devrons-nous à terme refuser les progrès d'une industrie agroalimentaire dynamique et des biotechnologies très prometteuses ? Faut-il remettre en question nos comportements alimentaires (hypermarchés, surgelés, plats préparés, restauration rapide...). Les règles qui régissent nos sociétés, l'éthique ou encore le principe de précaution par exemple, sont-elles des moyens de défense suffisants ? La nouvelle donne alimentaire nous permettra-t-elle de retrouver les joies de la gastronomie, d'une alimentation de qualité, saine et avant tout sécurisée. Parce que manger doit rester un besoin vital, mais aussi une source de plaisir et de convivialité...
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.