La philosophie croit tout savoir. Mais elle tombe bouche bée devant la peinture. C'est à son tour d'être enseignée. De Dürer à Rembrandt en passant par Mantegna et autres, cet essai flamboyant montre comment la couleur et la forme vont bien à la pensée, si pauvre et triste sinon sans elles. Superbe. L'image vaudrait-elle moins que le concept ? La peinture, si matérielle, serait-elle inférieure à la philosophie, si abstraite ? Un tableau ne servirait-il au mieux qu'à illustrer une thèse ? Et si c'était en fait tout l'inverse ? Si c'était, à l'opposé, le façonnage de l'idée qui constituait la matière du travail pictural ? Et si, au contraire, c'était le tableau, non pas la thèse, qui contribuait le plus directement à modifier notre perception du monde, notre relation au monde ? Décryptant une dizaine d'oeuvres magistrales qui couvrent du début de la Renaissance à la fin du Baroque, Marc de Launay nous entraîne dans une fantastique redécouverte, inattendue et exaltante, du lien intrinsèque entre la vue et la pensée. Et nous montre, de manière lumineuse, pourquoi et comment l'émotion esthétique n'engage pas simplement le goût, elle intervient dans la discussion philosophique. Faisant de Dürer, Rubens, Rembrandt, nos contemporains d'étude et nos compagnons d'éveil, voici un livre de philosophie pour tous intensément jubilatoire. Une leçon sur l'art de regarder.
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Nombre de pages
173
Date de parution
11/03/2021
Poids
220g
Largeur
136mm
Plus d'informations
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EAN
9782204142113
Titre
Peinture et philosophie
Auteur
Launay Marc de
Editeur
CERF
Largeur
136
Poids
220
Date de parution
20210311
Nombre de pages
173,00 €
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Résumé : Hitler rend visite en 1932 à la soeur de Nietzsche qui règne à Weimar sur les archives de son frère ; Mussolini, devenu fasciste, subventionne l'entreprise d'édition de ses oeuvres : est-ce à dire que le philosophe, qui meurt en 1900, mais dont l'oeuvre s'arrête en 1889, a pu contribuer à l'apparition du fascisme et du nazisme, alimenter leur propagande et soutenir leur idéologie raciste ? Les faits nous apprennent au contraire que les efforts des nazis pour l'enrôler ont été vains, et que les Archives Nietzsche sont même passées à la trappe dès la déclaration du conflit. La "volonté de puissance" justifie-t-elle la formation d'une hiérarchie des valeurs qui exigerait une "race forte" pour s'imposer ? N'y a-t-il pas chez Nietzsche une exaltation de la force, de la guerre, de la "barbarie" créatrice ? Sa critique de la pitié, de la compassion pour tous les êtres vulnérables ne fait aucun doute. Pourtant, il s'oppose à tous les nationalismes comme à l'Etat ou aux masses. La plupart des courants et tendances du XXe siècle se sont réclamés de la pensée du philosophe. Dans ce livre, Marc de Launay rappelle que Nietzsche espère la venue des esprits libres affranchis des phobies raciales.
Buhot de Launay Marc ; Mosès Stéphane ; Revault d'
Résumé : " Prends ton fils, ton unique (...) et va-t'en au pays de Moriyya, et là tu l'offriras en holocauste... " La scène du sacrifice d'Abraham est l'une des plus célèbres de la Bible, mais aussi l'une des plus énigmatiques. Comment un Dieu aimant et tout puissant peut-il proférer une injonction aussi absurde, puis sembler se contredire en retenant la main du Patriarche ? Pour méditer cet épisode et en restituer la profondeur, trois auteurs réunissent ici leurs voix : un essayiste, un exégète et un esthéticien. Stéphane Mosès part de la constatation centrale que ce sacrifice n'a pas eu lieu et, s'appuyant sur les commentaires talmudiques, présente Abraham déchiré entre les voix qu'il croit entendre, l'une démoniaque, l'autre divine ; il montre ainsi la complexité d'une situation où la volonté de Dieu s'enveloppe dans l'expérience de la souffrance et du malheur. Marc de Launay propose une autre cause à ce sacrifice paradoxal : c'est parce qu'il a signé une alliance purement temporelle avec le roi Abimélekh qu'Abraham, soumis à l'épreuve, va pouvoir se ressouvenir du sens de la Promesse. Olivier Revoult d'Allonnes, commentant des ?uvres de Titien, Caravage, Rubens et Rembrandt, montre la fécondité d'une traduction plastique de cette scène : le poignard, objet de vanité et arme exceptionnelle, n'est plus, chez Rembrandt qu'un objet qui tombe, vanité parmi les cailloux du chemin.
Hermann Cohen (1842-1918) fut le fondateur de l'école de Marbourg, un des hauts lieux de la philosophie allemande dans le dernier tiers du XIXe siècle et le début du XXe. Dans son ?uvre, Cohen a tenté de rendre plausible philosophiquement et culturellement la religion en général, le judaïsme en particulier. Il s'agissait pour Cohen de réaliser une synthèse entre religion et culture. C'est à ce titre qu'il est présenté par Marc de Launay dans cet essai qui a également l'ambition de réhabiliter une pensée pertinente dans le contexte juif et religieux actuel. Très critiqué par Rosenzweig, Scholem ou Buber, Cohen incarne une voie possible pour fonder philosophiquement le dialogue et la coexistence sur des points essentiels de l'identité moderne : le religieux, les traditions, l'éthique, le rapport à l'autre.
Lettre inédite de Oscar Levy à Adolf Hitler au sujet de Friedrich Nietzsche, traduite pour la première fois par le chercheur et philosophe Marc de Launay. La réception de Nietzsche n'est pas sans surprises, car depuis un siècle, il n'y a aucun courant de pensée qui ne soit peu ou prou réclamé de lui. Oscar Levy, qui a prononcé cette insolite excommunication d'Hitler, était allemand et juif, émigré en Angleterre où, de ses propres deniers, il finança la première traduction de toutes les oeuvres du philosophe. Cette entreprise, achevée en 1913, donc avant la Première Guerre, fut pionnière dans l'univers anglo-saxon. L'ironie du texte ne tient pas seulement au fait que cette diatribe fut écrite par un juif : elle réside dans la plaidoirie d'un juif devenu véritable connaisseur et disciple de Nietzsche contre le tyran qui avait fait de certaines de ses idées, au demeurant mutilées, un instrument de propagande. Certes, Oscar Levy a rédigé son " excommunication " en juin 1938, donc avant la " Nuit de Cristal " et, bien sûr, avant la Shoah. Malgré leur justesse, ses attaques auraient sans doute pris une autre ampleur après 1942. Il est mort en 1946, à Oxford, et ses archives ont été déposées à la Maison-Nietzsche de Sils-Maria.
Édition de référence avec notes et augmentée de clefs de lecture. Des clefs de lecture tout à fait passionnantes, inspirées de la Tradition des Pères de l'Église. Une autre façon de lire et de découvrir la Bible, éclairée par la lumière de la foi catholique.
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
Biographie de l'auteur Jacques Cazeaux, docteur ès lettres, chercheur au CNRS (MOM de Lyon), a mis sa méthode d'analyse proprement littéraire au service de la Bible. Son oeuvre, publiée aux Éditions du Cerf, s'étend de la Genèse jusqu'aux livres des Rois et au Cantique des Cantiques. Son commentaire des Actes des apôtres a paru en 2008.