Latzko Andreas ; Rolland Romain ; Barbusse Henri ;
AGONE
13,20 €
Epuisé
EAN :9782910846893
Il paraît qu'il existe encore des hommes faits de chair et de sang qui peuvent lire un journal sans vomir. Sans dégoût ni révolte. Peut-on avoir connu ce défilé continu de cadavres, cette production ininterrompue de souffrance, cette fabrique à malheurs, et lire avec sérénité une page sur les progrès médicaux ou le perfectionnement des soins apportés aux blessés? Qui sont les fous? Il est des hommes qui reviennent chez eux avec la mort dans les yeux. Ils marchent comme des somnambules dans les rues bien éclairées. Ils ont encore à l'oreille les cris qu'ils poussaient sous l'ouragan de fer pour recouvrir leur peur et leur détresse. Ils sont alourdis par l'horreur comme un mulet par sa charge. Ils voient encore les regards étonnés de ceux qu'ils ont transpercés. Et ils sont là, osant à peine ouvrir la bouche, parce que autour d'eux les femmes et les enfants parlent de grenades, d'obus et d'assauts à la baïonnette avec une curiosité enjouée. Hommes en guerre nous fait visiter la salle des machines de l'horreur qui s'ouvre sur le repos absurde que les civils ménagent à ceux qui en sortent: épisodes de la guerre reliés par un sentiment commun de souffrance et de révolte Biographie de l'auteur Ecrivain et dramaturge hongrois d'expression allemande, Andreas Latzko (Budapest, 1876 - Amsterdam, 1943) reste "au premier rang des témoins qui ont laissé le récit véridique de la Passion de l'Homme en l'an de disgrâce 1914" (Romain Rolland). Blessé en 1915, Andreas Latzko commence la rédaction d'Hommes en guerre, qui paraît pour la première fois en Suisse en 1917
Nombre de pages
155
Date de parution
20/10/2003
Poids
186g
Largeur
120mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782910846893
Titre
HOMMES EN GUERRE-4E EDITION REVUE ET CORRIGEE
Auteur
Latzko Andreas ; Rolland Romain ; Barbusse Henri ;
Editeur
AGONE
Largeur
120
Poids
186
Date de parution
20031020
Nombre de pages
155,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Il paraît qu'il existe encore des hommes faits de chair et de sang qui peuvent lire le journal sans vomir. Sans dégoût no révolte. Peut-on avoir connu ce défilé continu de cadavres, cette production ininterrompue de souffrance, cette fabrique à malheurs et lire avec sérénité une page sur les progrès médicaux ?... Qui sont les fous ...
Latzko Andreas ; Wachendorff Martina ; Blanc Henri
Il paraît qu'il existe encore des hommes faits de chair et de sang qui peuvent lire un journal sans vomir. Sans dégoût ni révolte. Peut-on avoir connu ce défilé continu de cadavres, cette production ininterrompue de souffrance, cette fabrique à malheurs, et lire avec sérénité une page sur les progrès médicaux ou le perfectionnement des soins apportés aux blessés? Qui sont les fous? Il est des hommes qui reviennent chez eux avec la mort dans les yeux. Ils marchent comme des somnambules dans les rues bien éclairées. Ils ont encore à l'oreille les cris qu'ils poussaient sous l'ouragan de fer pour recouvrir leur peur et leur détresse. Ils sont alourdis par l'horreur comme un mulet par sa charge. Ils voient encore les regards étonnés de ceux qu'ils ont transpercés. Et ils sont là, osant à peine ouvrir la bouche, parce que autour d'eux les femmes et les enfants parlent de grenades, d'obus et d'assauts à la baïonnette avec une curiosité enjouée. Hommes en guerre nous fait visiter la salle des machines de l'horreur qui s'ouvre sur le repos absurde que les civils ménagent à ceux qui en sortent: épisodes de la guerre reliés par un sentiment commun de souffrance et de révolte
En 1841, dans son discours de réception à l'Académie française, Victor Hugo avait évoqué la " populace " pour désigner le peuple des quartiers pauvres de Paris. Vinçard ayant vigoureusement protesté dans un article de La Ruche populaire, Hugo fut très embarrassé. Il prit conscience à ce moment-là qu'il avait des lecteurs dans les milieux populaires et que ceux-ci se sentaient humiliés par son vocabulaire dévalorisant. Progressivement le mot " misérable ", qu'il utilisait au début de ses romans pour décrire les criminels, changea de sens et désigna le petit peuple des malheureux. Le même glissement de sens se retrouve dans Les Mystères de Paris d'Eugène Sue. Grâce au courrier volumineux que lui adressèrent ses lecteurs des classes populaires, l'auteur découvrit les réalités du monde social qu'il évoquait dans son roman. L'ancien légitimiste se transforma ainsi en porte-parole des milieux populaires. Le petit peuple de Paris cessa alors d'être décrit comme une race pour devenir une classe sociale. La France, c'est ici l'ensemble des territoires (colonies comprises) qui ont été placés, à un moment ou un autre, sous la coupe de l'Etat français. Dans cette somme, l'auteur a voulu éclairer la place et le rôle du peuple dans tous les grands événements et les grandes luttes qui ont scandé l'histoire depuis la fin du Moyen Age les guerres, l'affirmation de l'Etat, les révoltes et les révolutions, les mutations économiques et les crises, l'esclavage et la colonisation, les migrations, les questions sociale et nationale.
Je ne peux que suivre Emma Goldman quand elle déclare ne pas vouloir d'une révolution où elle ne pourrait pas danser. Mais au moins voulait-elle une révolution, sans laquelle de telles fins esthétiques et psychologiques ne bénéficieraient qu'à quelques-uns. Or les objectifs révolutionnaires et sociaux de l'anarchisme aujourd'hui souffrent d'une telle dégradation que le mot "anarchie" fera bientôt partie intégrante du vocabulaire chic bourgeois du siècle à venir : une chose quelque peu polissonne, rebelle, insouciante, mais délicieusement inoffensive.
Françoise Thirionet a rencontré Silvio Marra, ouvrier italien émigré en Belgique, au début des années 1970. Pendant trente ans, ils militent ensemble en discutant des problèmes rencontrés par Silvio aux Forges de Clabecq où il travaille. Ce livre est issu de leurs entretiens. Pour Silvio et ses collègues, le quotidien à l'usine, c'est d'abord s'atteler à déconstruire certaines règles qui règnent dans l'entreprise. Notamment les attitudes de résignation et de peur. Rapidement élu délégué syndical en charge des questions d'hygiène et de sécurité, Silvio témoigne des luttes qui ont eu lieu pendant trente ans pour améliorer les conditions de travail et pour empêcher la fermeture annoncée du site. Les ouvriers de Clabecq se fient à leurs propres forces et à leur connaissance de leur métier pour mener leurs combats. Quitte à mettre de côté l'appareil syndical sitôt qu'il a déclaré ne plus rien pouvoir pour eux. Dans la forge, l'émancipation doit être une ?uvre collective. Son poste syndical, Silvio le voit comme un moyen de faire vivre l?« esprit de Clabecq » : « Chaque fois qu'on voulait balancer quelqu?un, chaque fois qu'on voulait attaquer les faibles, tout le monde se portait à leur secours. Ce combat contre le licenciement, le chômage, le racisme, les bas salaires, nous le menions tous les jours sur le terrain. » Par la confiance qu'il affirme dans sa classe sans la théoriser à l'absurde, ce livre donne des leçons salvatrices d'optimisme militant.
Stephen Mumford montre que la popularité universelle du football n'a rien d'accidentel et ne s'explique pas uniquement par des facteurs sociaux ou quelque contingence historique : sa popularité tient à la nature même de ce jeu. En répondant avec une rare clarté aux questions que les discussions passionnées sur le football n'ont de cesse de soulever, Football. La philosophie derrière le jeu permet de mieux comprendre le "beau jeu" : quelle place y occupe la chance ? Quelle est la relation des individualités d'une équipe à ce tout dont elles font partie ? Quel est la fonction de l'entraîneur et des schémas tactiques ? En quoi le football a-t-il particulièrement à voir avec l'espace ? En quoi consiste la beauté de ce sport ? Quelle est sa relation avec la victoire et la compétition ?