Rome, août 2012. Carla et Vito se sont connus alors qu'ils étaient à peine adolescents et se sont mariés par amour. Mais Vito est devenu un mari possessif, violent, en proie à une jalousie maladive. Carla a fini par obtenir le divorce tandis que les deux aînés, Nicola et Rosa, mènent une vie indépendante. Pour l'anniversaire de la benjamine - Mara, trois ans -, Carla a cédé au désir de l'enfant et a invité Vito, même s'il la harcèle régulièrement. Le dîner se déroule sans histoire et pourtant, après cette soirée, Vito disparaît sans laisser de trace. Alertée, la police ne sera pas la seule à enquêter sur cette disparition : les proches de Vito, un puissant clan mafieux des Pouilles, se mobilisent également, ainsi que Milena, la femme avec laquelle il entretenait depuis des années une liaison clandestine. Dans une Rome étouffante, grâce à des dialogues serrés et à une intrigue riche en rebondissements, Antonella Lattanzi nous fait découvrir peu à peu toute l'ambiguïté des relations, non seulement entre Carla et Vito, mais entre tous les autres personnages entraînés dans ce drame familial. Mêlant roman noir et analyse psychologique, créant des atmosphères qui évoquent à la fois Simenon et Hitchcock, l'auteur pose un regard acéré sur la fragilité des limites qui séparent le bien et le mal, la culpabilité et l'innocence, la vérité et le mensonge.
Nicolas Mathieu ouvre pour nous une fenêtre sur le ciel avec ce roman qui n’est constitué que de déclarations d’amour. Son entrelacs de textes composent un hymne à la vie et à ses moments forts. Magnifié par les illustrations d’Aline Zalko.
Si l'on fait la somme des instants fatidiques de nos vies, dix minutes suffisent à définir l'existence d'un être humain. Ce livre raconte les dix minutes décisives d'un homme qui ria toujours désiré qu'une seule chose : la domination. Ce n'est pas une biographie, mais plutôt une ballade, un roman picaresque, rythmé et mordant. De sa plume incomparable, Stefano Massini retrace l'odyssée d'un enfant devenu golden boy, puis entrepreneur sans scrupule, le parcours de celui que nous connaissons aujourd'hui sous le nom de Donald Trump.
En février 2022, les images de l'invasion russe en Ukraine réveillent chez Francesca Melandri un écho douloureux : ces mêmes plaines, où la guerre fait son retour en Europe, sont celles qui ont marqué à jamais la vie de son père, Franco. Comme des dizaines de milliers d'Italiens, il fut envoyé sur le front de l'Est entre 1942 et 1943, sous le régime fasciste. Son histoire, qu'il a lui-même tenté de raconter dans plusieurs romans jamais publiés, est devenue au fil du temps une légende familiale, où les valenki - ces chaussures en feutre typiques de la région - symbolisent à la fois sa survie et le lien indéfectible entre sa famille et cette terre lointaine. En puisant dans les écrits qu'il a laissés, mais en creusant aussi dans les silences, sa fille enquête aujourd'hui sur les zones d'ombre d'un homme qui, comme tant d'autres de sa génération, s'est retrouvé à combattre du mauvais côté. A cette recherche intime, elle mêle une poignante méditation sur la guerre, interroge notre responsabilité de citoyens européens et nous invite à réfléchir à ce que signifie véritablement le mot "paix". Et si l'Histoire n'était pas un lointain récit mais une question qui nous concerne tous, ici et maintenant ?
Dans les années 1960, le jeu préféré des garçons qui vivent sur les hauteurs de Sarajevo est un défi aux lois de l'apesanteur : après l'école, ils se retrouvent pour lancer des couvercles de casseroles dans les airs et deviner où les vents les porteront, de sorte que les disques de métal reviennent entre leurs mains. Cinquante ans plus tard, l'un de ces garçons, Emir Kusturica, a grandi en s'inspirant de cet acte de rébellion poétique contre la nature et est devenu réalisateur, auteur et musicien. Il a vu son pays détruit parla guerre, ses frontières redessinées, mais n'a jamais cessé de considérer la liberté comme le bien le plus précieux qu'un homme doit défendre, plus encore s'il est artiste. Lorsqu'il rencontre l'écrivain Peter Handke, il comprend qu'il n'est plus seul. Dans ce roman-monde, deux rebelles - un cinéaste et un conteur - se poursuivent, marchant sur la corde raide entre les fantômes d'Ivo Andrie et d'Ingmar Bergman, à la recherche de l'essence de l'homme.
Notes Biographiques : Écrivain et essayiste, Alessandro Baricco est né à Turin en 1958. Dès 1995, il a été distingué par le prix Médicis étranger pour son premier roman, Châteaux de la colère. Avec Soie, il s'est imposé comme l'un des grands écrivains de la nouvelle génération. Il collabore au quotidien La Repubblica et enseigne à la Scuola Holden, une école sur les techniques de la narration qu'il a fondée en 1994 avec des amis.