La décroissance implique, non seulement, de revoir le régime systématique de croissance de la production, de la consommation et de la pollution, mais aussi de sortir de l'économie. Ce projet est celui d'un changement sociétal, voire civilisationnel, pour la reconstruction d'un monde commun, et doit se confronter à tous les problèmes du vivre ensemble. Il se situe dans le champ de ce que l'on peut appeler aujourd'hui la métapolitique, englobant un spectre large des préoccupations de la société civile, et ne peut être cantonné à la politique politicienne, ses programmes et ses promesses électorales. En revanche, fortement impactée par le politique au sens le plus large de l'organisation de la cité, la société civile, pour y parvenir, doit mettre en oeuvre un rapport de force dans le champ sociétal et pousser le pouvoir en place à prendre les décisions qui respectent ses volontés. La décolonisation de l'imaginaire qu'implique le projet décroissant, doit appréhender nombre de questions concrètes et pas seulement celle de l'impérialisme de l'économie. Les croyances, les valeurs et les pratiques de la (dé)civilisation occidentale moderne sont remises en cause et, plus particulièrement, la question de la démocratie, du bien commun et des biens communs, de l'économie sociale et solidaire et de la laïcité que cet essai se propose d'aborder. Questions spécifiques à la France et, pour partie, à l'Europe, qui ne sont pas nécessairement celles que se poseraient des militants postcroissance de sociétés de culture islamique, africaine, ou amérindienne - toute société s'inscrivant dans une histoire et un héritage -mais elles ont un impact sur eux car l'effondrement de la société mondialisée de croissance ferait resurgir la diversité culturelle en réaction à l'uniformisation planétaire. C'est à partir des héritages complexes et divers qu'il échoira à chaque société de se reconstruire dans un dialogue interculturel. Ce combat métapolitique devient, aujourd'hui, une lutte titanesque car les bases plus ou moins traditionnelles du vivre ensemble (le territoire, la langue, les valeurs communes) fondant une identité héritée ou choisie, sont sapées systématiquement par les pires venins de la contrerévolution néolibérale victorieuse, aggravant les crises provoquées par la déterritorialisation engendrée par la mondialisation de l'économie et les migrations suscitées par la misère, les guerres et le changement climatique. Face au rouleau compresseur d'une méga-machine du mensonge à la main des entrepreneurs du chaos et des grands prédateurs, ce projet peut sembler dérisoire et le combat pour la vérité perdu d'avance. A ceci près que les faits sont têtus et que l'histoire nous donne de nombreux exemples de l'échec des entreprises monstrueuses fondées sur l'hubris et la démesure qui finissent par se fracasser contre le mur du réel. Cet essai vise à contribuer à la construction d'un grand récit de la décroissance à opposer à celui de la croissance et du progrès. Il doit avoir son mot à dire sur à peu près tous les aspects de la réalité, en laissant néanmoins ouvertes de nombreuses questions destinées à trouver des solutions circonstanciées et provisoires, inventées par les acteurs eux-mêmes de ces nouveaux mondes.
Nombre de pages
176
Date de parution
24/03/2026
Poids
210g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782351134122
Auteur
Latouche Serge
Editeur
EDISENS
Largeur
140
Date de parution
20260324
Nombre de pages
176,00 €
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Résumé : Le terme " décroissance " est récent dans le débat économique actuel, même si l'idée a une histoire plus ancienne. Mais que désigne-t-il au juste ? Une inversion de la courbe de croissance du produit intérieur brut (PIB), indice statistique censé mesurer la richesse ? Ou la fin de l'idéologie de la croissance, c'est-à-dire du productivisme ? Si la croissance est une croyance en un progrès infini ? pourtant chaque jour démenti par les ressources nécessairement limitées de la planète ?, alors la décroissance est un gros mot, voire un blasphème. C'est pourtant cette idée qui permettrait de réenchanter le monde, non pas en substituant à la religion de la croissance une religion inverse, mais en retrouvant la dimension spirituelle, quoique laïque, de l'homme, lequel n'est pas qu'un homo oeconomicus . David Henry Thoreau, le précurseur de la décroissance, disait que " serait un poète celui qui pourrait enrôler vents et rivières à son service, afin qu'ils parlent pour lui ". La décroissance, c'est cet art de vivre, un art de vivre bien, en accord avec le monde, un art de vivre avec art.
Résumé : Mot d'ordre des gouvernements de gauche comme de droite, objectif affiché de la plupart des mouvements altermondialistes, la croissance constitue-t-elle un piège ? Fondée sur l'accumulation des richesses, elle est destructrice de la nature et génératrice d'inégalités sociales. Dès 1986, Serge Latouche dénonçait dans cet ouvrage les dangers de la croissance et développait ses concepts de l'après-développement. En permettant ainsi de regarder le présent "dans le miroir du passé" suivant la formule d'Ivan Illich, alors même que l'air du temps favorise le triomphe de l'éphémère, ce texte reprend sous forme embryonnaire la plupart des thèmes majeurs de la décroissance. Serge Latouche propose de renoncer à la démesure et à l'illimitation pour redécouvrir la nécessité du sens de la mesure et des limites et travailler à une société fondée sur la qualité plutôt que sur la quantité, sur la coopération plutôt que la compétition, à une humanité libérée de l'économisme se donnant la justice sociale comme objectif.
Voici la nouvelle édition augmentée du premier livre en France sur un phénomène stupéfiant et peu connu, devenu quasi consubstantiel de l'économie capitaliste : l'obsolescence programmée.
Résumé : Tout notre système économique repose sur l'idée de croissance. Pour investir, se développer, lutter contre le chômage, rembourser la dette, améliorer nos conditions de vie, il faudrait encore de la croissance, toujours de la croissance... Mais comment " croître " indéfiniment dans un monde fini ? Quand toutes les ressources naturelles arrivent à épuisement ? Et si l'idée de croissance n'était qu'une croyance parmi d'autres ? Serge Latouche déconstruit méthodiquement une idéologie qui n'est qu'une hypothèque sur l'avenir. Il rappelle qu'à l'inverse le projet de la décroissance n'est pas un retour à l'âge de pierre ! En remettant en cause le productivisme et la philosophie de l'Homo oeconomicus, il entend poser les conditions d'un changement profond de notre système de valeur. La décroissance ? Un art de vivre bien, sobrement, en accord avec le monde, un art de vivre avec art.
Rendez-vous au Quartier latin est une déambulation par l'image et par l'écrit de deux explorateurs citadins dans l'historique 5e arrondissement de Paris : le photographe Eric Mistler avec son appareil photo et le libraire Gildas Bouillaud avec son stylo. Parcourant les rues chargées d'histoire, ils se sont retrouvés dans des ateliers encore en activité, ont poussé la porte de librairies indépendantes et de bars connus des seuls habitués, se sont fait inviter dans de petits appartements typiques... Leurs rencontres, souvent fortuites ou guidées par des choix personnels, les ont amenés à réaliser quarante portraits de personnes qui vivent ou travaillent dans le quartier. Des gens qui font l'âme de ce lieu unique à Paris. Au fil des pages se dévoilent des vies magnifiques, souvent invisibles mais tellement précieuses car elles incarnent pleinement le Paris éternel. Les photographies en noir et blanc d'Eric Mistler saisissent parfaitement la lumière des personnages, les mots de Gildas Bouillaud nous racontent, avec délicatesse, leur quotidien. Anne, la cheffe décoratrice de la série télévisée américaine Emily in Paris, a choisi de faire habiter l'héroïne place de l'Estrapade, ce qui déclenche quotidiennement la venue d'un flot de curieux , Christophe, le taxidermiste du Muséum d'Histoire Naturelle, ouvre son atelier insolite et raconte ses histoires , Anne-Marie, chante et peint dans son appartement du sixième étage qu'elle habite depuis 1950, l'époque où Jacques Brel venait répéter avec son père , Matteo, le dog-sitter promène chaque jour ses amis : la vingtaine de chiens des habitants du quartier , Stella enseigne l'Histoire du cinéma à la Sorbonne, avec autour les salles d'art et essai mythiques du Quartier Latin , etc. 100 pages d'une odyssée poétique et jubilatoire.
Oxymore, homéotéleute, métaphore, litote... Autant de figures de style indispensables pour rythmer, imager, illustrer, nuancer son texte, son discours, son oeuvre. Mais comment y recourir quand on ne les connaît pas vraiment, quand on sait ce qu'on aimerait obtenir mais qu'on ignore le nom des figures correspondantes ? Comment dire... ? répond précisément à cette question en présentant les figures non par ordre alphabétique mais par objectif du lecteur/auteur. Chaque chapitre définit la figure correspondant à l'objectif, en presente des illustrations littéraires et propose des exercices d'entraînement 'pour en faciliter l'adoption par le lecteur. Jean-Pierre Colignon a été, pendant près de vingt ans, chef du service de la coi iedion du journal Le Monde, puis rédacteur et conseiller linguistique. "Coach n en orthographe, grammaire, ponctuation, enseignant à l'écale de formation des correcteurs, en écoles de journalisme, et dans les médias il est l'auteur de plus de 60 ouvrages sur la langue française. Il fut membre du jury national des Dicos d'or de Bemard Pivot Le seul ouvrage classant les figures de style en fonction de vos besoins. Après Où est la faute ? Testez et améliorez votre niveau de français, l'ouvrage Comment dire...? constitue la nouvelle boite à outils ludique pour la maîtrise du français parue chez ediSens.
Résumé : Quels sont les problèmes posés par les déchets municipaux dans les villes européennes ? Quels choix opérationnels doivent être faits pour en optimiser la gestion ? Quelles orientations politiques et quels cadres juridiques prévalent ? Toutes ces questions trouvent leurs réponses dans cet ouvrage. Les auteurs ont voulu clarifier la dimension ? tant quantitative que qualitative ? de la " montagne de déchets " à laquelle les pouvoirs publics sont confrontés, et souligner les multiples aspects du défi à relever. Ils ont analysé de façon systématique l'évolution de la politique européenne, et tout particulièrement la nouvelle directive-cadre " déchets " du 22 novembre 2008. Ils se sont penchés sur les différentes approches de réduction à la source, d'organisation de la collecte, de choix des filières de traitement, tout en expertisant les coûts de gestion... Autant dire qu'au regard du travail réalisé et de la somme d'enseignements qu'il porte, cet ouvrage est déjà une référence ! Le réseau européen ACR + (Association des Cités et Régions pour le Recyclage et la gestion durable des Ressources ? www.acrplus.org) a pu réaliser cette synthèse unique grâce à son expérience de quinze années d'échanges internationaux sur la question des déchets municipaux.
Cet anti-manuel s'adresse à tous ceux qui ont le souvenir d'être allés à l'école, qui se souviennent de ce qu'est un verbe et un sujet, mais qui ne sont pas sûrs d'eux quand ils doivent prendre la plume. Il leur propose d être actifs face à leurs écrits. L'auteur a eu zéro à toutes ses dictées et il a passé l'épreuve de grammaire de l'agrégation sans pouvoir reconnaître un complément d'objet indirect. Il a ensuite dû enseigner l'orthographe et la grammaire à des élèves de collège, et a inventé pour eux ce qui lui a manqué quand il était lui-même collégien. Devenu journaliste, il a recruté et formé de nombreux jeunes dans une agence de presse qui n'acceptait pas de fautes dans les articles. C'est le produit de cette double expérience qu'il vous propose. Cette seconde édition est la preuve du succès de la méthode. Car l'orthographe n'est pas la science des ânes. Elle requiert intelligence et amour de la langue. Pour l'essentiel, la langue française obéit à quelques principes simples. Avec un peu de logique et la connaissance de quelques astuces, on peut éviter facilement 99% des fautes d'orthographes. Pour le 1% restant, même les meilleurs grammairiens sont hésitants.