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Eloge d'Istanbul suivi du Traité de l'invective
LATIFI
ACTES SUD
18,40 €
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EAN :9782742733194
Émerveille par la capitale ottomane, où il arrive vers 1520, au début du règne de Soliman le Magnifique, un modeste lettré de province se propose d'en donner une description précise, non sans sacrifier au style précieux - et souvent savoureux - de son époque. En guise d'introduction, il résume la légende turque de la fondation de Constantinople, avant de brosser un tableau de la population, selon lui comparable au "rassemblement du Jugement dernier". Il exalte ensuite la beauté inégalée du palais de Topkapi, notamment le pavillon en cristal de roche, la salle du trône, le divan et les jardins, tout en dénonçant au passage les pratiques vénales d'attribution des charges. Quant aux édifices religieux, l'auteur se contente de faire l'éloge de Sainte-Sophie et du complexe de Fâtih, qu'il considère comme les signes les plus évidents de la grandeur ottomane. Les deux derniers chapitres nous plongent dans la vie quotidienne de la grande métropole, envisagée sous l'angle des plaisirs. C'est la partie la plus vivante du texte, dans laquelle l'auteur réussit à restituer le tumulte du marché, ainsi que l'ambiance de chaque quartier de la ville et de ses faubourgs. Le Traité de l'invective est, au contraire, une charge véhémente contre les habitants d'Istanbul, y compris les religieux et les militaires. L'auteur anonyme s'en prend tour à tour aux vices qui se sont répandus dans la ville, tels que la prostitution, l'ivrognerie et l'usage des drogues, mais aussi aux travers de la vie sociale, usant d'une langue crue inhabituelle dans la littérature ottomane.
Le récit porte sur la période 1940-1954, particulièrement tragique dans l'histoire de la Grèce. Lorsque le rouleau compresseur de l'histoire passe dans son village, la jeune Katina Tenda est amenée à faire des choix qui l'entraîneront de sa petite ville d'Almyros à un exil de 20 ans dans les pays de l'Est. Un témoignage concret, poignant et joyeux à la fois, de sa lutte enthousiaste pour la libération de sa patrie.
Nicolas Mathieu ouvre pour nous une fenêtre sur le ciel avec ce roman qui n’est constitué que de déclarations d’amour. Son entrelacs de textes composent un hymne à la vie et à ses moments forts. Magnifié par les illustrations d’Aline Zalko.
Résumé : Mariée à un riche promoteur, Peri assiste à un grand dîner dans une somptueuse villa du Bosphore. Au cours du repas, chacun commente les événements dramatiques que traverse la Turquie pendant qu'elle repense à sa jeunesse, à l'affrontement entre son père laïc et sa mère très pieuse, puis étudiante à Oxford entre ses deux amies : Shirin, Iranienne émancipée, et Mona, musulmane pratiquante et féministe. Elle se remémore aussi sa rencontre avec Azur, le flamboyant professeur de philosophie qui les a réunies. Cette soirée pas comme les autres fera ressortir les contradictions de la femme d'aujourd'hui et les impasses dans lesquelles se débat une société coincée entre tradition et modernité. Elif Shafak signe une satire violente de la bourgeoisie stambouliote comme du fanatisme religieux, également aveugles aux aspirations d'une jeunesse en quête de vérité et de liberté.
Résumé : Un homme d'une trentaine d'années trouve la force de tout quitter pour fuir l'emprise économique et sociale d'Istanbul. Un matin il disparaît, entame une longue marche à travers la capitale, un périple au cours duquel il va apprendre à survivre dans le dénuement le plus extrême. Après de nombreuses aventures, au fil de rencontres d'une grande richesse ou d'une absurde violence, il parvient à trouver la sortie de la ville, traverse le Bosphore et marche jusqu'à la montagne. Dans les paysages grandioses de l'Est de la Turquie, l'homme s'arrête, enfin seul. Sa lutte pour la liberté est terminée, il apprend le silence et l'autarcie, le rythme des saisons. Dans l'infini de ses pensées, il survit. Mais aux abords de son territoire il trouve une enfant blessée qui incarne la langue de sa propre histoire. Ce roman propose un questionnement sur l'identité dans les sociétés urbaines contemporaines, sur les origines inconnues ou enfouies dans les replis du monde et de l'histoire. L'écriture, d'une remarquable efficacité, place Ayhan Geçgin entre Patrick Modiano et Yannick Haenel.
Résumé : Roman en douze chapitres qui évoque plusieurs périodes de la vie de l'auteur. Un livre tel un requiem où l'on trouve la quintessence de l'oeuvre d'Asli Erdogan, qui parvient une fois encore à transmuer le réel, à imposer au lecteur le sentiment qu'il n'est plus que vibration face à un pays, une ville, et l'exil.
Résumé : Selahattin Demirtas est incarcéré depuis le 4 novembre 2016 à Edirne, en Turquie, aux confins de la Grèce et de la Bulgarie ; il encourt une peine de 183 ans de réclu-sion parce qu'il croit en la liberté, la démocratie et la paix. Kurde de Turquie, avocat des droits humains, il est le leader charismatique du HDP, parti d'opposition pro-kurde et féministe, le plus progressiste du Proche-Orient. Après L'Aurore, écrit en prison et paru en 2018, qui a obtenu le prix Montluc Résistance et liberté et le prix Lorientales 2019, Selahattin Demirta? a continué d'écrire dans une geôle de douze mètres carrés et d'affirmer sa foi dans l'avenir. Elles se nomment Sevtap, Zeynep ou Esmer. Ils s'appellent Devran, Serhat ou Cem?id. Tous, quels qu'ils soient et d'où qu'ils viennent, on les reconnaît, ces gens ordinaires dont le destin se mêle à celui d'un pays, la Turquie. De l'intime au poli-tique, avec lucidité, humour et bienveillance, Selahattin Demirtas? évoque, dans une galerie de portraits drôles, touchants ou révoltants, ceux qui sont soumis à la préca-rité, l'exil ou les inégalités sociales. D'une grande puissance d'évocation, ce livre, qui nous rappelle que toujours " la roue finira bien par tourner ", est une invitation à résister et à ne jamais perdre espoir. Selahattin Demirtas? est nominé pour le prix Nobel de la paix 2019.