Manuel d'épigraphie romaine. En 2 volumes, 3e édition
Lassère Jean-Marie
PICARD
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EAN :9782708408999
Ce Manuel d'Epigraphie romaine - dont le titre précise qu'il a voulu intégrer l'apport des inscriptions rédigées en grec dans la partie orientale du monde romain - s'efforce de faire le point des acquis de la discipline depuis la parution du Cours d'Epigraphie latine de R Cagnat il y a plus d'un siècle. Il s'appuie sur plus de 500 textes, tous traduits et commentés, pour présenter toute la diversité d'une des sources majeures de l'histoire de l'antiquité. Le livre se divise en trois parties, consacrées successivement à l'individu, pour ce qui touche à sa dénomination, à son statut et à sa vie privée ; à la cité, véritable matrice des sociétés de l'antiquité, à ses institutions et à ses activités ; enfin à l'Etat, à ses rouages politiques et administratifs depuis la république oligarchique jusqu'à l'empire chrétien, au détail de ses fondements militaires, aux manifestations législatives du pouvoir, à ses liens avec la religion officielle. Six indices complètent ce volume qui s'adresse aux étudiants de licence et master.
« On voit donc unis dans notre famille et la majesté des rois qui sont les maîtres des hommes et la sainteté des dieux qui sont les maîtres des rois. »Avocat, écrivain, homme politique, général, descendant de la déesse Vénus, Caïus Julius César (100-44 av. J.-C.) joua de tous ses dons pour abattre la République romaine, cultivant tour à tour ou dans le même temps le cynisme et la clémence, la cruauté et la courtoisie, l'hypocrisie et la civilité, la ruse et le franc-parler, la modestie et l'orgueil. Quel homme d'Etat peut-il se vanter d'avoir laissé son nom à tous les empereurs romains qui lui succédèrent et d'être à l'origine des mots Kaiser et Tzar... Historien et romancier, Joël Schmidt a publié une quarantaine d'ouvrages dont beaucoup sont consacrés au monde romain, entre autres : Dictionnaire de la mythologie grecque et romaine (Larousse, 1965, dernière édition 2005), Vie et Mort des esclaves dans la Rome antique (Albin Michel, ouvrage couronné par l'Académie française, 1973, nouvelle édition 2003), Lutèce, Paris des origines à Clovis (Perrin, prix Cazes-Brasserie Lipp, ouvrage couronné par l'Académie française, 1987), Spartacus et la révolte des gladiateurs (Mercure de France, 1988), Sainte Geneviève et la fin de la Gaule romaine (Perrin, 1989), Le royaume wisigoth de Toulouse (Perrin, 1992, nouvelle édition 1997), Les Gaulois contre les Romains - la guerre de 1000 ans (Perrin, 2004).
« Dans sa retraite de Caprée, il imagina même d'installer un local garni de bancs pour des obscénités secrètes ; là, des troupes de jeunes filles et de jeunes débauchés rassemblés de toutes parts..., formant une triple chaîne, se prostituaient entre eux en sa présence, pour ranimer par ce spectacle ses désirs éteints. Il orna des chambres placées en différents endroits d'images et de statuettes reproduisant les tableaux et les sculptures les plus lascifs... pour que chaque figurant trouvât toujours le modèle des postures qu'il ordonnait de prendre... On lui prête des turpitudes encore plus infâmes, et telles qu'on ose à peine les décrire ou les entendre exposer. » (Vie de Tibère).
Qui est Polybe? Il est, après Hérodote et Thucydide, le troisième des grands historiens grecs. Le premier avait présenté les guerres médiques ayant opposé les Grecs et les Barbares; le second avait choisi de raconter la guerre entre les Péloponnésiens et les Athéniens; au troisième s'impose le récit de la conquête romaine: non pas une grande guerre unique, mais toute une série de conflits livrés sur de multiples théâtres d'opérations. "Comment et grâce à quel gouvernement l'Etat romain a pu, chose sans précédent, étendre sa domination à presque toute la terre habitée et cela en moins de cinquante-trois ans?": telle est la question à laquelle Polybe se propose de répondre. La défaite de Pydna, en 168 avant notre ère, qui marque la victoire de Rome et la fin de la monarchie macédonienne, bouleverse sa vie. Envoyé à Rome, comme otage, il y reste dix-sept ans et devient un familier de la grande famille des Scipions. Passé de l'action à la réflexion, c'est à Rome qu'il devient historien, pour expliquer aux Grecs d'abord, mais aussi aux Romains ce qui s'est passé. Cette Histoire d'un vaincu est aussi, c'est là son intérêt majeur, la première histoire universelle. Comme il l'écrit: "L'originalité de mon sujet et ce qu'il y a de surprenant dans l'époque que nous venons de vivre résident justement en ceci: la Fortune a dirigé pour ainsi dire tous les événements dans une direction unique et elle a contraint toutes les affaires humaines à s'orienter vers un seul et même but. Aussi l'historien se doit-il, de son côté, de faire en sorte que ses lecteurs puissent embrasser d'un seul regard les ressorts qu'elle a partout fait jouer pour produire tous ces effets ensemble"
Les Vies parallèles de Plutarque regroupent 48 biographies associées deux par deux, celle d'un Grec étant comparée à celle d'un Romain. Les plus grands - Erasme, Montaigne, Montesquieu, J.-J. Rousseau, Alexandre Dumas... - en firent un usage constant. Le but de cette édition est triple : ? donner une traduction moderne et vivante ? fournir au lecteur non spécialiste les informations dont il a besoin pour saisir le contexte historique ? ouvrir la lecture sur des perspectives qui dépassent le contexte de Plutarque. Chaque couple de Vies fait l'objet d'une introduction originale par Claude Mossé. Suivent un important Dictionnaire Plutarque, une bibliographie et un index.