A la veille de la coupe du monde, "Football brésilien, l'invention d'un style", relate l'épatante singularité du jeu brésilien ennobli par des va-nu-pieds qui devinrent des seigneurs en pratiquant un "football art" et en inventant un style moins destiné à vaincre qu'à enchanter. Le triomphe obtenu en Suède en 1958 ouvre une "ère dorée" qui atteint son apogée en 1970 avec le troisième titre obtenu par la Seleçao au Mexique. Le football brésilien est un football de poésie, écrira le cinéaste italien Pier Paolo Pasolini. Inspiré par la samba et la capoeira, leur jeu s'identifia à un style métissé surprenant et voluptueux aux antipodes du football européen fondé sur la rigueur des systèmes tactiques et l'entraînement méthodique. Ces versificateurs du dribble et de la feinte de corps engendrèrent un chaos esthétique admiré et parfois incompris. Egrener leurs noms, c'est réciter la liste des dieux de l'Olympe : Friedenreich, Léônidas, Zizinho, Didi, Garrincha, Pelé, Tostao, Socrates... Au cours des années 1980, Telê Santana fut le dernier sélectionneur à incarner les spécificités de cette culture populaire du football et à pousser aussi loin les feux de la créativité avant de passer la main aux pragmatiques. Depuis lors le "jeu à la brésilienne" ne se survit que comme parodie. En singeant l'expression stylistique des Européens, les Auriverde ont renoncé à ce qu'ils sont. Cette dévitalisation coïncide avec la disparition de leur démesure dionysiaque et de cette grâce collective qui leur conférait un supplément d'âme. De cette alchimie lumineuse qui nous a tant feintés, il ne reste qu'un souvenir, tout en haut de l'air... A la fois essai passionné et testament amoureux, ce livre retourne aux sources de l'identité insouciante et fantasque du foot dansé brésilien.
Nombre de pages
196
Date de parution
27/05/2014
Poids
185g
Largeur
120mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782918822059
Titre
Football brésilien. L'invention d'un style
Auteur
Lasne Laurent
Editeur
TIERS LIVRE
Largeur
120
Poids
185
Date de parution
20140527
Nombre de pages
196,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Résumé : "Jaurès avait les poings pleins d'idées", a déclaré jules Renard. Journaliste, historien, député, leader socialiste cousu de philosophie, Jean Jaurès est un lutteur inépuisable. Sa vie est un combat ! Inclassable, réfutant toute forme de carcan idéologique, tout en lui repousse l'idée d'enfermer le socialisme et l'histoire dans une vision étriquée, limitée aux seuls processus économiques. L'humanisme, l'idéal de justice, la défense de la République et de la paix sont les engagements intangibles de cette grande figure socialiste, qui est aussi un bon vivant, amoureux des beaux-arts et de la nature. Le 31 juillet 1914, Jean Jaurès est assassiné trois jours avant le début de la Première Guerre mondiale. A l'occasion du centenaire de sa disparition, Laurent Lasne dresse le portrait haut en couleur et passionné d'un homme qui appartient au patrimoine de la mémoire nationale.
Résumé : Poète, peintre, romancier, scénariste, chroniqueur et cinéaste, Pier Paolo Pasolini (1922-1975) fut un créateur protéiforme et un esprit libre, une sorte de Socrate enragé contre la perte du sacré de la société de consommation, Marxiste hérétique, ailier gauche d'instinct, il fut aussi un enfiévré de football qu'il pratiqua tout au long de sa vie. Si dès sa jeunesse le sport devint sa "consolation la plus pure, la plus constante, la plus spontanée ", la pratique du ballon représenta surtout une sorte d'Eden rédempteur et sacré puisant à la même source que le mysticisme qui habite ses films. Tifoso du Bologne FC, spectateur passionné des matchs au Stadio Olimpico de Rome, le romancier repris les mots de volée pour évoquer le langage du football des banlieues pauvres puis pour établir un distinguo entre football de " prose " et football de " poésie ", ce dernier étant incarné par les Brésiliens lors de la Coupe du monde 1970 à laquelle il assista au Mexique. Souvent sifflé hors jeu pour ses prises de position iconoclastes, il contribua à changer le regard des intellectuels italiens sur le sens et la portée du football. Deux ans avant de mourir, il révéla la dimension qu'aurait pu prendre cette passion d'enfance qui brûlait en lui comme le feu sacré : " Si vous n'aviez pas eu le cinéma, l?écriture, qu'auriez-vous aimé devenir ? Un bon footballeur. Après l?éros, le football est l'un des plus grands plaisirs.".
Une finale du championnat de France de rugby opposant deux villes d'un même département, on n'avait pas cela depuis 1934... C'est dire que celle du 2 juin 1963 qui mit aux prises Dax à Mont-de-Marsan dans l'antre du stade municipal de Bordeaux fut l'événement attendu en pays landais depuis que les premières beuchigues avaient fait leur apparition dans les villages et les préaux d'école. Cinquante ans plus tard, au-delà de l'apothéose finale, ce livre se propose de faire le récit de la fantastique épopée du rugby landais depuis ses origines. L'ouvrage, qui se dévore comme un roman historique, nous replonge, à la croisée du XIXe et XXe siècles, dans l'atmosphère du milieu des commerçants et courtiers maritimes britanniques, férus de rugby, installés à Bordeaux, lieu de diffusion de l'ovale dans le Sud-Ouest grâce à la création d'une Ligue girondine d'éducation physique dissidente qui assura la promotion du rugby dans les collèges de toute la région. L'auteur nous rappelle aussi le rôle crucial des instituteurs radicaux dans l'implantation de ce sport en réaction aux patronages catholiques, promoteurs du football... Au fil de cette passionnante enquête, l'auteur convoque aussi l'esprit gascon, Alexandre Dumas et ses mousquetaires, évoque l'analogie troublante entre les gestes de l'écarteur de vaches landaises et ceux des rugbymen, rappelle les trésors de la cuisine landaise, soeur de sang du rugby par la troisième mi-temps, autant de particularismes qui révèlent comment le pays landais est devenu une terre d'élection de l'ovale...
Résumé : Poète, peintre, romancier, scénariste, chroniqueur et cinéaste, Pier Paolo Pasolini (1922-1975) fut un créateur protéiforme et un esprit libre, une sorte de Socrate enragé contre la perte du sacré de la société de consommation, Marxiste hérétique, ailier gauche d'instinct, il fut aussi un enfiévré de football qu'il pratiqua tout au long de sa vie. Si dès sa jeunesse le sport devint sa "consolation la plus pure, la plus constante, la plus spontanée ", la pratique du ballon représenta surtout une sorte d'Eden rédempteur et sacré puisant à la même source que le mysticisme qui habite ses films. Tifoso du Bologne FC, spectateur passionné des matchs au Stadio Olimpico de Rome, le romancier repris les mots de volée pour évoquer le langage du football des banlieues pauvres puis pour établir un distinguo entre football de " prose " et football de " poésie ", ce dernier étant incarné par les Brésiliens lors de la Coupe du monde 1970 à laquelle il assista au Mexique. Souvent sifflé hors jeu pour ses prises de position iconoclastes, il contribua à changer le regard des intellectuels italiens sur le sens et la portée du football. Deux ans avant de mourir, il révéla la dimension qu'aurait pu prendre cette passion d'enfance qui brûlait en lui comme le feu sacré : " Si vous n'aviez pas eu le cinéma, l?écriture, qu'auriez-vous aimé devenir ? Un bon footballeur. Après l?éros, le football est l'un des plus grands plaisirs.".
Une finale du championnat de France de rugby opposant deux villes d'un même département, on n'avait pas cela depuis 1934... C'est dire que celle du 2 juin 1963 qui mit aux prises Dax à Mont-de-Marsan dans l'antre du stade municipal de Bordeaux fut l'événement attendu en pays landais depuis que les premières beuchigues avaient fait leur apparition dans les villages et les préaux d'école. Cinquante ans plus tard, au-delà de l'apothéose finale, ce livre se propose de faire le récit de la fantastique épopée du rugby landais depuis ses origines. L'ouvrage, qui se dévore comme un roman historique, nous replonge, à la croisée du XIXe et XXe siècles, dans l'atmosphère du milieu des commerçants et courtiers maritimes britanniques, férus de rugby, installés à Bordeaux, lieu de diffusion de l'ovale dans le Sud-Ouest grâce à la création d'une Ligue girondine d'éducation physique dissidente qui assura la promotion du rugby dans les collèges de toute la région. L'auteur nous rappelle aussi le rôle crucial des instituteurs radicaux dans l'implantation de ce sport en réaction aux patronages catholiques, promoteurs du football... Au fil de cette passionnante enquête, l'auteur convoque aussi l'esprit gascon, Alexandre Dumas et ses mousquetaires, évoque l'analogie troublante entre les gestes de l'écarteur de vaches landaises et ceux des rugbymen, rappelle les trésors de la cuisine landaise, soeur de sang du rugby par la troisième mi-temps, autant de particularismes qui révèlent comment le pays landais est devenu une terre d'élection de l'ovale...