Si tout avait été vrai, le scandale aurait été retentissant. Mais tout était faux, et le scandale n'en fut pas moins tonitruant. Clearstream. Ce nom désormais sulfureux est celui d'une chambre de compensation installée au Luxembourg, un établissement bancaire des plus discrets que rien ne disposait à se trouver au centre d'un des plus grands scandales d'Etat des dix dernières années, tant par la qualité des personnes concernées, par les mobiles qui leur sont prêtés, que par les emballements délirants ou calculés qui en scandent la chronologie... Clearstream, ce pourrait être l'invraisemblable histoire d'un soi-disant informaticien en délicatesse avec la justice (Imad Lahoud) rêvant de travailler pour le renseignement, qui aurait manipulé un journaliste d'investigation possédé par son sujet (Denis Robert) tout en offrant ses services à un industriel géostratège reconverti dans la dénonciation anonyme (Jean-louis Gergorin), lequel aurait ensuite emporté la conviction d'un futur Premier ministre (Dominique de Villepin), lui-même entièrement confiant dans les analyses d'un super-espion (Philippe Rondot) ayant la curieuse habitude de prendre des notes sur tout. Il ne manquerait alors qu'un juge a priori insoupçonnable (Renaud Van Ruymbeke) pour que le cocktail devienne explosif... Jusqu'où ira l' " affaire Clearstream "? Ce livre dévoile les secrets de l'enquête parallèle conduite au sommet de l'Etat et démasque les principaux rouages d'un complot mêlant services secrets, traque de Ben Loden et incroyables guerres de pouvoir au sein d'EADS. Retour sur l'écheveau des machinations grâce aux confidences des principaux acteurs et, pour la première fois, les éléments clés du dossier.
Nombre de pages
415
Date de parution
16/11/2006
Poids
492g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782207259207
Titre
Machinations. Anatomie d'un scandale d'Etat
Auteur
Laske Karl ; Valdiguié Laurent
Editeur
DENOEL
Largeur
150
Poids
492
Date de parution
20061116
Nombre de pages
415,00 €
Disponibilité
Epuisé
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L'affaire Elf et Alfred Sirven, l'Angolagate et Pierre Falcone, les frégates de Taïwan et Christine Devier-Joncour, le financement du RPF et Jean-Charles Marchiani... Autant de dossiers judiciaires et de personnalités que l'actualité associe sans que les rôles des uns et des autres ne soient clairement perceptibles. Les affaires de corruption qui ont éclaté au grand jour ces dernières années ont permis de dévoiler ces " intermédiaires " qui jusqu'alors préféraient les délices de l'ombre et de la dissimulation aux contraintes de la transparence. En Afrique, au Proche-Orient, en Asie, dans le tiers-monde, l'État français s'en est remis aux plus sulfureux d'entre eux. Ceux qui savent remercier les dictatures ou financer secrètement les guerres et, bien sûr, se servir au passage grâce à de substantielles commissions. Incontournables lors des négociations des contrats d'armement conclus par le gouvernement, indispensables aux grandes firmes soucieuses de conquérir de nouveaux marchés, précieux pour tout entrepreneur accoutumé à déstabiliser la concurrence, les intermédiaires agissent souvent aux marges de la légalité, toujours dans leur propre intérêt, jamais sans protection. C'est que l'activité de ces hommes d'affaires d'un genre particulier a pendant longtemps été avalisée par le ministère des Finances à travers des blancs-seings délivrés par les administrations des douanes et du fisc. Ainsi, l'État a contribué à étrangler les pays du Sud en tolérant la corruption, d'où son intérêt à dissimuler sous couvert du secret-défense la liste de ces facilitateurs que des magistrats lui ont pourtant réclamée. Pris la main dans le compte en banque, ces hommes d'influences n'hésitent pas à se recommander des plus hautes autorités, des services spéciaux ou des dirigeants des plus grandes entreprises (publiques ou privées) pour légitimer leur activité. Ils ont fait la pluie et le beau temps dans nos relations avec l'étranger. En retour, ils ont rempli certains portefeuilles et ont compromis politiques et fonctionnaires. Enquête sur ces profiteurs dont les coffres-forts sont si richement remplis.
Attentats de 2015 : les échecs de l'antiterrorisme et les impasses de l'enquête Le procès des attentats de janvier 2015, le premier de la vague qui a frappé la France cette année-là, a révélé la faillite de l'antiterrorisme. Il y a, d'abord, l'échec patent des organismes de renseignement, qui ont levé la surveillance des futurs attaquants de Charlie Hebdo, pourtant déjà condamnés et connus pour leur implication dans la mouvance djihadiste. Puis la défaillance des services de sécurité qui ont suspendu le dispositif de protection en place en bas de l'immeuble qui abritait la rédaction. Enfin, l'aveuglement de plusieurs services d'enquête lillois censés surveiller un trafic d'armes qui, au final, a fourni au tueur de l'Hyper Cacher son attirail. En s'appuyant sur les pièces de l'instruction et sur le déroulement du procès et en ajoutant ses propres découvertes et conclusions, l'auteur dresse un bilan sévère de l'investigation antiterroriste sur les attentats de janvier 2015. Et livre une enquête inédite sur l'itinéraire de leurs auteurs ainsi que sur la nébuleuse de leurs amis et complices.
Ce livre fut écrit au jour le jour. Il a duré le temps de l'amour qu'il dit, qui est le temps où cet amour valait d'être dit. Il a commencé comme lui, dans l'émerveillement, il a fini comme lui dans le désabusement. Entre les deux, une vieille histoire : celle du bonheur sans cesse invoqué, sans cesse atermoyé, et en filigrane sa décomposition, mot à mot, puis de geste en geste. Ç'aurait pu être un journal de bord, au bord d'une Absence annoncée. Mais en amour - passion oblige - me quittent mon regard " clinique ", mes envies de lucidité. En somme, j'ai de la tendresse pour mes égarements, et j'en ai pour les " égarantes ". Après tout, c'est déjà bien assez que dans mes écritures qui parlent de la société en général au lieu de parler de la Femme en particulier, je ne puisse m'empêcher d'être impitoyable plus souvent qu'indulgent. Nous, amants au bonheur ne croyant... n'est donc pas un livre qui désespère de l'amour. C'en est un qui, pour désespérer de l'amour heureux, n'en sait peut-être pas moins, même confusément, pourquoi sa vraie grandeur, à l'amour, secrète, inexplicable, c'est de ne l'être pas, heureux, mais surtout de ne point vouloir à tout prix l'être.
Donc, jadis, je suis allé vers les mots pour leur odeur, leur chair et pour le bruit très érotique qu'émettaient leurs enjambées sur les pages de tel livre, sur les lèvres de telle bouche. Donc, j'ai commencé à écrire d'instinct ce que ma conscience espérait pour son agrandissement et mon esprit pour sa libération. Donc, ce donc est l'autre nom que je donne au rythme qui m'a mis dans l'impérieuse nécessité de faire oeuvre littéraire des mouvements les plus intimes de ma vie organique. Donc, c'est ainsi que mon corps a écrit ce qu'il a écrit à la température des sensations et des désirs que lui inspirait sa relation amoureuse ou polémique avec les fondements de l'être, selon que cet être puisait l'essentiel de sa respiration dans un souffle d'avant le cadastre ou selon qu'il l'abandonnait à la mécanique des inhalations de concepts. Donc, ce livre fait monter le son d'une existence passée à rendre sa musique familière à l'obscur tonnerre du dernier des crescendos, celui-là même qui a sans doute manqué au Boléro de Ravel pour être assourdissant tout en demeurant indiciblement mélodieux. Donc. Marcel Moreau Biographie de l'auteur Né en 1933 en Belgique, Marcel Moreau a construit une oeuvre majeure dont quatre grands titres, Quintes, L'Ivre Livre, Le Sacre de la femme et Discours contre les entraves, ont récemment été réédités. Dans Des hallalis dans les alléluias, l'auteur se soumet à une bouleversante et ultime interview avec la femme de son dernier souffle...