Nous sommes à Montréal au début de l'hiver 2002. Le narrateur n'a pas vingt ans. Il aime Lovecraft, le métal, les comic books et la science-fiction. Etudiant en graphisme, il dessine depuis toujours et veut devenir bédéiste et illustrateur. Mais depuis des mois, il évite ses amis, ment, s'endette, aspiré dans une spirale qui menace d'engouffrer sa vie entière : c'est un joueur. Il joue aux loteries vidéo et tout son argent y passe. Il se retrouve à bout de ressources, isolé, sans appartement. C'est à ce moment qu'il devient plongeur au restaurant La Trattoria, où il se liera d'amitié avec Bébert, un cuisinier expérimenté, ogre infatigable au bagou de rappeur, encore jeune mais déjà usé par l'alcool et le speed. Pendant un mois et demi, ils enchaîneront ensemble les shifts de soir et les doubles, et Bébert tiendra auprès du plongeur le rôle de mentor malgré lui et de flamboyant Virgile de la nuit. On découvre ainsi le train survolté d'un restaurant à l'approche des fêtes et sa galerie mouvante de personnages : propriétaire, chef, sous-chefs, cuisiniers, serveurs, barmaids et busboys. Si certains d'entre eux semblent plus grands que nature, tous sont dépeints au plus près des usages du métier, avec une rare justesse. C'est en leur compagnie que le plongeur tente de juguler son obsession pour les machines de vidéopoker, traversant les cercles d'une saison chaotique rythmée par les rushs, les luttes de pouvoir et les décisions néfastes. Oeuvre de nuit qui brille des ors illusoires du jeu, Le plongeur raconte un monde où chacun dépend des autres pour le meilleur et pour le pire. Roman d'apprentissage et roman noir, poème sur l'addiction et chronique saisissante d'une cuisine vue de l'intérieur, Le plongeur est un magnifique coup d'envoi, à l'hyperréalisme documentaire, héritier du Joueur de Dostoïevski, de L'homme au bras d'or de Nelson Algren et du premier récit d'Orwell, celui d'un plongeur dans le Paris des années vingt.
Nombre de pages
576
Date de parution
07/02/2019
Poids
614g
Largeur
131mm
Plus d'informations
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EAN
9782896982721
Titre
Le plongeur
Auteur
Larue Stéphane
Editeur
QUARTANIER
Largeur
131
Poids
614
Date de parution
20190207
Nombre de pages
576,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Au début des années 2000, les loteries vidéo ont envahi Montréal. Je n'avais pas vingt ans, et leurs couleurs irradiantes, leurs rouges cramoisis, leurs jaunes pétants, leurs verts fluorescents m'ont possédé. Ni Lovecraft, ni le métal, ni les comics, ni les amis n'ont rien pu y faire. J'ai commencé à jouer. C'est dans l'arrière-cuisine d'un resto, les mains dans l'eau de vaisselle grasse et sous adrénaline que ma vie a basculé.
Larue Michèle ; Rose Stéphane ; Rise Cali ; Vivari
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La révolution de 1848 charrie son lot de bouleversements. Le peuple français vient de chasser Louis-Philippe, son dernier roi, et à Paris, la nouvelle République se construit au jour le jour. Dans ce climat de tensions politiques, tandis que se préparent au loin les élections du premier président, Léandre Lafforgue, un jeune homme épris de liberté et d'idéal, débarque de sa Gascogne natale à la recherche de son passé. Involontairement mêlé à une mort suspecte, et ayant affaire à une police qui ne semble prêter qu'une attention limitée à plusieurs faits similaires, Léandre se retrouve désigné par le prince Bonaparte pour en démasquer la trame commune. Sa sagacité sera-t-elle suffisante pour déjouer les mystères qui se dévoilent dans les couloirs de l'Assemblée nationale ? Avec une galerie de personnages tous plus attachants les uns que les autres, Sylvain Larue compose un grand roman populaire et la première enquête de Léandre promet d'être passionnante...
Vincent et David McCabe ont grandi ensemble au milieu de nulle part, hors de la vue de leurs parents démissionnaires, entre une forêt aux replis innombrables et les recoins obscurs et encombrés de la maison de leur jeune tante Marylou. La famille McCabe, après d'éphémères années de prospérité, menace ruine, rongée par les disparitions, le silence et la folie.Ils ont seize et dix-sept ans. Chacun à sa façon cherche une issue. L'un veut partir, l'autre veut disparaître. Au solstice d'hiver, ils essaient sans le savoir de se dire adieu.La maison du rang Lynch raconte neuf jours et neuf nuits, présents et passés, qui s'engendrent et s'éclairent mutuellement. Des fantômes naissent, des enfants se jurent fidélité, et les époques se diffractent en un jeu de miroirs et d'échos. Voulant s'enfuir, David et Vincent s'égareront, peut-être pour toujours, dans l'écheveau du temps et des secrets qui les hantent.Avec ce livre, premier volume du Cycle de Wickford Mills, Alexie Morin revendique son amour de la weird fiction et signe un roman gothique et psychologique où les sources d'angoisse et d'horreur sont intérieures autant que cosmiques. Marchant sur les traces d'Emily Brontë, d'Anne Hébert et de Shirley Jackson, elle inaugure un univers romanesque riche et prégnant, aux paysages baignés d'une clarté crépusculaire, qui a pour c'ur le clan McCabe et la ville fictionnelle de Wickford Mills, dans les Cantons-de-l'Est.Peuplé de personnages aux prises avec l'indicible et l'incommunicable, la maladie mentale et la souffrance héréditaire, La maison du rang Lynch fait appel aux codes de l'histoire de fantôme et du récit initiatique pour explorer les limites de l'identité et l'appartenance à une nature mystérieuse et toujours plus vaste que soi.
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