Parce qu'elle touche 10 à 12 % des adultes et 3 à 10 % des enfants, la migraine semble banale. Pourtant, une grande partie des migraineux (plus de 50 % selon certaines études) n'ont pas conscience de l'être, refusant de reconnaître leur souffrance et demeurant incapables de lui donner un nom. Pourquoi, alors qu'existent désormais des unités de soins et des sociétés savantes consacrées à la migraine, est-il aussi difficile de s'avouer migraineux ? Ce livre examine les raisons historiques pour lesquelles le statut de patient migraineux ne va pas de soi. Si la plainte migraineuse semble avoir existé depuis l'antiquité au moins (un terme désigne les migraineux dès le u` siècle après J.-C.), la migraine, elle, est un objet tardivement construit, qui n'a pas toujours été pensé comme une maladie à part entière. Médecins et malades se sont parfois accordés pour la considérer comme anecdotique et sans intérêt. Mais si la migraine n'est qu'un fait divers médical, comment expliquer la multiplicité de modèles explicatifs et de thérapies, ainsi que la riche iconographie, qu'elle a suscitées ? C'est le récit de ce paradoxe entre une maladie qui ne parvient pas à se nommer, qui semble invisible (quels signes assurent donc, en toute objectivité, au mari que son épouse ne ruse pas, le soir, quand elle déclare qu'elle a la migraine ?), et une maladie qui produit tant de noms pour se raconter, tant d'images pour se montrer, qu'on lira dans cette étude qui cherche à mieux comprendre, à travers le témoignage de l'histoire, les vies migraineuses.
Nombre de pages
365
Date de parution
12/06/2014
Poids
462g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782251430348
Titre
La migraine. Biographie d'une maladie
Auteur
Lardreau Esther ; Radat Françoise
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
135
Poids
462
Date de parution
20140612
Nombre de pages
365,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
A l'historien, le philosophe demande d'abord : l'histoire, comme discours, se soutient-elle d'un réel, évanoui certes, mais qu'il s'agit de restaurer ? Ou bien l'histoire, comme objet, n'est-elle suscitée que du discours qui la nomme, dont le "réel" s'épuise en la cohérence du rêve bien lié de l'historien ? Une chose, alors, est ce que celui-ci articule sur son discours, où le nominalisme s'impose ; une autre, ce qu'il relève en l'exercice d'un métier, où le réalisme est requis. Restituant les façons dont les gens ont pensé, il admet que des noms ont été réellement proférés. Cette convention, par quoi surgit une positivité, renvoie à son tour à une éthique de la connaissance. C'est à ce souci éthique que s'attachent ces Dialogues, également indispensables aux philosophes et aux historiens.
Nom : Albert Einstine (aucun lien de parenté avec le grand savant, excepté la calvitie). Profil : tendance à l'embonpoint, hypocondriaque, mère possessive. Profession : physicien (et accessoirement imposteur). Signe particulier : a inventé la machine à voyager dans le temps. Ambition : devenir le plus grand écrivain du XXe siècle. Programme : s'installer à Dublin en 1904, pour publier Ulysse avant Joyce et Voyage au bout de la nuit avant Céline. Pronostic : mariage avec Eileen, Prix Nobel 1928, mais devrait se méfier d'un jeune blanc-bec, un certain Samuel Beckett. Cinquième roman de Fabrice Lardreau, Contretemps est une variation littéraire sur La machine à explorer le temps de H.G. Wells ; c'est aussi une odyssée drolatique qui place Lardreau dans la course pour le Nobel 2028.
L'écriture est ce qui m'a le plus éloigné de la mort. J'ai fait trente-six folies dans ma jeunesse, vécu de nombreuses vies, mais cette peur de devoir mourir était toujours au creux de mon ventre, comme un rat. Dès que je prends mon stylo et ouvre mon cahier, cette obsession s'évanouit." Comment forcer le destin et trouver sa place ? Né en 1947 à Marseille dans un milieu populaire, René Frégni a découvert très tôt l'injustice et la cruauté humaine. Déserteur de l'école et de l'armée, il a fait ses humanités dans les collines provençales, en prison, puis sur les routes d'Europe. Au cours de ces entretiens, ce rêveur des sentiers installé dans le pays bleu de Giono évoque ses lectures (Camus, Genet, Céline), les lieux et les êtres qui l'ont façonné : les quartiers marseillais de Château-Gombert et du Panier, la Corse de ses ancêtres, Manosque, les prisons où il anime des ateliers d'écriture, ainsi que la figure maternelle. "Ma mère est le personnage de ma vie. Elle m'a légué son immense sensibilité, mon seul héritage, mon seul trésor : j'écris comme elle parlait, pensait et ressentait."
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'"Ere du rêve". Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dois laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.
Comnène Anne ; Frankopan Peter ; Leib Bernard ; Ki
Non, je n'écris pas cela par complaisance pour mon père. Je l'affirme, toutes les fois que je vois mon père se tromper, et je m'attache à la vérité. XIV, 7, 3
Revue de presse Ouvrage remarquable par sa clarté et son esprit de synthèse. Amplement documenté, précis et son propos est élevé. --Le Figaro LittéraireCes six cents pages, denses mais vivantes, surprenantes parfois, qui poussent à la réflexion et où chacun aiguisera cette qualité dont les anciens se méfiaient souvent : la curiositas. --Le Figaro HistoireAu terme de quinze ans de travail, Michel de Jaeghere publie le fruit de sa réflexion dans un grand livre. --Le Figaro Magazine