Parce qu'elle touche 10 à 12 % des adultes et 3 à 10 % des enfants, la migraine semble banale. Pourtant, une grande partie des migraineux (plus de 50 % selon certaines études) n'ont pas conscience de l'être, refusant de reconnaître leur souffrance et demeurant incapables de lui donner un nom. Pourquoi, alors qu'existent désormais des unités de soins et des sociétés savantes consacrées à la migraine, est-il aussi difficile de s'avouer migraineux ? Ce livre examine les raisons historiques pour lesquelles le statut de patient migraineux ne va pas de soi. Si la plainte migraineuse semble avoir existé depuis l'antiquité au moins (un terme désigne les migraineux dès le u` siècle après J.-C.), la migraine, elle, est un objet tardivement construit, qui n'a pas toujours été pensé comme une maladie à part entière. Médecins et malades se sont parfois accordés pour la considérer comme anecdotique et sans intérêt. Mais si la migraine n'est qu'un fait divers médical, comment expliquer la multiplicité de modèles explicatifs et de thérapies, ainsi que la riche iconographie, qu'elle a suscitées ? C'est le récit de ce paradoxe entre une maladie qui ne parvient pas à se nommer, qui semble invisible (quels signes assurent donc, en toute objectivité, au mari que son épouse ne ruse pas, le soir, quand elle déclare qu'elle a la migraine ?), et une maladie qui produit tant de noms pour se raconter, tant d'images pour se montrer, qu'on lira dans cette étude qui cherche à mieux comprendre, à travers le témoignage de l'histoire, les vies migraineuses.
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Nombre de pages
365
Date de parution
12/06/2014
Poids
462g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782251430348
Titre
La migraine. Biographie d'une maladie
Auteur
Lardreau Esther ; Radat Françoise
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
135
Poids
462
Date de parution
20140612
Nombre de pages
365,00 €
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Nous sommes devenus les aventuriers d'une minuscule île en montagne. Et sur place, nous avons découvert des continents. Avec le recul, je pense que nous avons été non pas artistes plasticiens, mais des explorateurs." Depuis leur installation à Bambois, dans les Vosges, Claudie Hunzinger et son mari Francis ont fait de l'immobilité un concept de vie et d'aventure, menant ce qu'ils appellent "une exploration sur place". La montagne, fabuleux réservoir de flore et de faune, a nourri toutes les facettes de cette existence hors des sentiers battus : élevage, tissage, teinture, travail du papier, lecture, écriture... Au fil de ces entretiens, Claudie Hunzinger raconte cette vie verticale, corps à corps avec les éléments. Revenant sur son parcours, elle nous fait entrer dans son atelier. Cette physicienne de la nature partage son amour des forêts, aujourd'hui menacées : "Mes limites se sont élargies à celles de la forêt qui m'abritait, et je me suis augmentée de son corps de moraines, de mousses, d'arbres centenaires, de rapaces et de cervidés, tandis que de son côté, la forêt s'est prolongée en moi, m'incitant à parler pour elle."
Résumé : Nom : Albert Einstine (aucun lien de parenté avec le grand savant, excepté la calvitie). Profil : tendance à l'embonpoint, hypocondriaque, mère possessive. Profession : physicien (et accessoirement imposteur). Signe particulier : a inventé la machine à voyager dans le temps. Ambition : devenir le plus grand écrivain du XXe siècle. Programme : s'installer à Dublin en 1904, pour publier Ulysse avant Joyce et Voyage au bout de la nuit avant Céline. Pronostic : mariage avec Eileen, Prix Nobel 1928, mais devrait se méfier d'un jeune blanc-bec, un certain Samuel Beckett. Cinquième roman de Fabrice Lardreau, Contretemps est une variation littéraire sur La machine à explorer le temps de H.G. Wells ; c'est aussi une odyssée drolatique qui place Lardreau dans la course pour le Nobel 2028.
Résumé : Un village au c?ur du Morvan. Un après-midi d'automne. Une femme remplit des grilles de mots croisés. Jusqu'où les mots, jusqu'où l'attente peuvent-ils conduire ? Entre rêve et réalité, divagation et souvenirs, Fabrice Lardreau installe un récit aussi précis qu'étrange. Restituant minutieusement un univers à la fois quotidien et imaginaire, Quelqu'un marche là-haut tente de saisir des instants de vie, inventant ou réinventant une solitude qui pourrait être la nôtre. Un style épuré et un ton d'une extrême justesse donnent à ce roman intimiste et intemporel une force singulière.
Dans ce court texte sublime, mais à la vérité insupportable, Sénèque philosophe et poète raconte le raz-de-marée ultime qui rayera l'humanité de la carte... et fera voler en éclats toutes nos certitudes. La fin du monde n'est pas seulement le jeu vertigineux des éléments emportés par des forces déchaînées et destructrices, faisant irruption dans tous les replis de la nature, c'est surtout, chez les humains, l'absolu de la détresse : ils sont désormais tenus de comprendre qu'il y a pire que la mort. Comment mesurer l'angoisse infinie du vivant quand son monde se dérobe, mis en face de sa radicale incapacité à survivre ? En faisant voir, inscrite dans la fin du monde, la fin de l'humanité, Sénèque fait apparaître la solidarité de l'homme et de sa planète. Essentielles pour comprendre l'Eternel retour, ces pages représentent aussi l'une des premières traces humaines de l'éco-anxiété, magistralement expliquées par Jean-Louis Poirier et illustrées par Hubert Le Gall qui nous offre ici son "reportage photo" du déluge. Voilà l'occasion, pour le lecteur, d'affronter - qui sait ? - l'apocalypse avec sagesse.
Voulez-vous des enfants instruits, ou des ignorants ? Question trop abrupte ? On l'a prétendu : l'important, plutôt que le savoir, n'est-ce pas l'habileté à trouver l'information ? Mais non : pour toute chose ou presque, il faut des bases, et apprendre, c'est incorporer. C'est le premier objet de ce livre. A présent et de façon générale, notre école peut-elle faire des enfants instruits ? Au vu de sa pente, on en doute. L'état du service public laisse trop à désirer. Que faire alors ? C'est le second objet de ce livre : trouver comment enrichir l'école, vite. La crise de notre système éducatif est plurielle, dans ses aspects comme dans ses causes. L'urgent n'est pas de chercher à qui la faute, mais d'aller au fond des problèmes posés. Nature et valeur de la culture à installer, rôle et statut des enseignants, place des écrans et de l'IA, relations avec les familles, destin de l'idéal républicain... En dix chapitres, ce livre qui s'adresse à tous s'attache à éclairer une série de points clés, et à définir les nouveaux équilibres dont, quoi qu'il en soit de l'état du monde, l'éducation scolaire aura besoin.
Résumé : Haletante et foisonnante, la mythologie grecque n'a pas fini de nourrir nos rêves. A l'intérieur de ce labyrinthe mystérieux peuplé de créatures furieuses, merveilleuses, amoureuses, nous aimons nous perdre et nous retrouver. En un seul récit poétique et enlevé, ce livre richement orné raconte toute la mythologie depuis le chaos initial jusqu'à la fin du monde des héros. Dans cette fabuleuse odyssée, chaque fleur porte le nom d'une jeune beauté trop aimée des dieux ; chaque bête naît d'un drame humain ou divin ; à chaque montagne, à chaque étoile s'attache un destin sublime ou monstrueux, issu de passions tourmentées. Les remparts de Mycènes et de Troie, bâtis par des dieux, portent encore les traces sanglantes des massacres héroïques. Conteur complice et malicieux, Pierre Sauzeau déploie pour les lecteurs l'infinie variété des mythes, la poésie des noms et la sagesse de ces "mensonges vrais", qui depuis trois mille ans nous posent des énigmes fascinantes, tragiques et délectables.
Le nord, le sud, l'est et l'ouest : toutes les sociétés, ou presque, recourent aux directions cardinales pour s'orienter. Depuis des millénaires, les quatre points cardinaux sont indispensables a` la navigation. Au coeur de l'imaginaire, de la morale et de la géopolitique de la plupart des civilisations, ils n'en restent pas moins subjectifs - et parfois contradictoires. L'historien Jerry Brotton nous invite à découvrir ces directions en fonction de la position spatiale et temporelle des communautés humaines qui en font usage. Il nous explique pourquoi telle ou telle culture en privilégie une plutôt qu'une autre et pourquoi aucune société ne s'est jamais orientée vers l'ouest. De nos jours, cependant, en vertu du GPS, les points cardinaux s'avèrent moins pertinents. Grâce aux applications géospatiales, nous nous situons au centre de la carte sous la forme d'un point bleu qui nous déconnecte du monde naturel. En imaginant les bouleversements que la technologie pourrait imposer a` l'avenir, Jerry Brotton nous rappelle a` quel point les directions cardinales ont été cruciales depuis que nous parcourons la planète.