En 1995 paraît un petit livre, Fragments, Une enfance (1939-1948). Ce livre raconte la bouleversante histoire de Binjamin Wilkomirski, séparé à l'âge de trois ans de ses parents au cours du massacre des Juifs à Riga, et les horreurs qu'il a endurées dans les camps de concentration nazis. Chaleureusement accueilli, ce récit autobiographique obtient en France le prix Mémoire de la Shoah et des récompenses similaires en Angleterre et aux États-Unis. Et puis, petit à petit, le doute s'insinue. Et si l'auteur avait menti ? En 1998, l'hebdomadaire suisse Welftwoche publie une longue enquête sur « Wilkomirski » et conclut à l'imposture. « Wilkomirski » serait en fait Bruno Dössekker, un psychotique, abandonné par sa mère, qui se serait forgé une identité imaginaire. Elena Lappin a longuement rencontré « Wilkomirski » et procédé à sa propre enquête. La jeune romancière y livre ses conclusions, lesquelles, on le verra, n'ont rien d'un réquisitoire. Non, « Wilkomirski » n'est pas un imposteur. C'est un malade de l'Histoire, un être brisé, et nul d'entre nous ne peut rester insensible à son incroyable histoire. « Wilkomirski » a trouvé en Elena Lappin une confidente lucide. Par sa force, sa beauté, son ambiguïté, L'Homme qui avait deux têtes s'impose comme un texte majeur. Traduit de l'anglais par Pierre-Emmanuel Dauzat.
Nombre de pages
128
Date de parution
09/02/2000
Poids
160g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782879292496
Titre
L'homme qui avait deux têtes
ISBN
2879292492
Auteur
Lappin Elena
Editeur
OLIVIER
Largeur
140
Poids
160
Date de parution
20000209
Nombre de pages
128,00 €
Disponibilité
Epuisé
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En douze récits décapants, Elena Lappin met en scène la comédie du couple moderne. Sous un regard féminin et résolument cosmopolite, la difficulté d'aimer dans une langue étrangère se décline dans toutes ses variations. Le sexe y joue un rôle forcément essentiel (on est plus près de Philip Roth que de la Bibliothèque rose). Et l'émigration. Parce que l'intégration des Juifs - qu'ils viennent de l'Est, d'Israël ou des deux - à la société occidentale est une tragi-comédie inépuisable. Contemporaines de la chute du Mur de Berlin, de la " Révolution de velours " tchèque, mais aussi d'une époque envahie par le kitsch, ces histoires proposent avec beaucoup d'humour, à défaut de morale, un manuel de survie à l'usage des jeunes générations. Délurées, idéalistes, subversives, les héroïnes d'Elena Lappin sont les belles étrangères de notre temps. Elles possèdent avant tout un farouche appétit de vivre.
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En douze récits décapants, Elena Lappin met en scène la comédie du couple moderne. Sous un regard féminin et résolument cosmopolite, la difficulté d'aimer dans une langue étrangère se décline dans toutes ses variations. Le sexe y joue un rôle forcément essentiel. Et l'émigration. Parce que l'intégration des Juifs - qu'ils viennent de l'Est, d'Israël ou des deux - à la société occidentale est une tragi-comédie inépuisable.
Il y a 15 ans, un soir de février, Elena Lappin, qui vit à Londres avec son mari et ses enfants, reçoit un étrange coup de téléphone en provenance de Moscou : un homme qui prétend être son oncle lui révèle que son père " officiel " n'est pas son vrai père. C'est le début d'une incroyable enquête qui, de la Russie à la Tchécoslovaquie, de l'Allemagne à Israël, jusqu'au Canada et aux U.S.A., la conduit à repenser complètement son histoire. Celle d'une famille de Juifs émigrés, où l'on parle 5 langues, qui représentent, à leur manière, un moment de la mémoire de l'Europe. Dans quelle langue est-ce que je reve ? résonne comme l'interrogation principale de ce texte. Par-delà le déracinement, les bouleversements politiques et culturels, les ruptures personnelles, comment définir la langue de ses rêves ? Car découvrir sa langue, c'est aussi découvrir qui l'on est. Traduit de l'anglais par Matthieu Dumont
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