Soyons ouragans", clament les Indiens du Chiapas, du Guerrero et de l'Oaxaca d'un si proche et si lointain Mexique, et que les forces de la Terre-Mère se déchaînent ! Face aux dévastations inouïes que cause la prétendue civilisation, nous serons de toutes les tempêtes qui la renverront à son néant. Etre ouragans comprend trois livres qui interrogent : comment saisir notre présent, cette réalité fuyante, à la fois inédite et trop familière pour être connue ? L'auteur a cherché à contourner cette familiarité, en prenant le parti de la dissidence, pour proposer une mise en perspective légèrement décalée de notre époque. Dans le premier livre, intitulé De la réalité et des représentations que nous en avons, l'auteur critique deux concepts propres à la représentation occidentale du monde et de l'être, celui de nature et celui d'individu. Le deuxième livre comprend Six thèses pour une brève histoire du capitalisme des origines à nos jours : ou comment les marchands de l'Occident chrétien ont réussi à s'émanciper de la tutelle des États théocratiques pour imposer un point de vue unique et pauvre sur le monde et l'être humain - il s'agit là d'un discours sur l'apparence comme réalité. Le troisième livre, L'expérience mexicaine, se présente comme une chronique des temps présents : il évoque la résistance au jour le jour que les peuples du Mexique opposent à l'avancée du monde marchand.
Nombre de pages
682
Date de parution
12/05/2015
Poids
1 050g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782915694796
Titre
Etre ouragans. Ecrits de la dissidence
Auteur
Lapierre Georges
Editeur
INSOMNIAQUE
Largeur
150
Poids
1050
Date de parution
20150512
Nombre de pages
682,00 €
Disponibilité
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Dans le sud du Mexique, "à Oaxaca, la désobéissance civile est très près de devenir un soulèvement populaire qui, loin de s'épuiser, grandit et se radicalise jour après jour. Le mouvement a cessé d'être une lutte traditionnelle de protestation et a commencé à se transformer en un embryon de gouvernement alternatif. Les institutions gouvernementales locales sont des coquilles qui se vident chaque jour un peu plus de toute autorité, tandis que les assemblées populaires deviennent des instances dont émane un nouveau mandat politique. Les choses vont vite et l'exemple de la commune naissante d'Oaxaca est loin de se circonscrire à sa localité". (La Jornada, 25 juillet 2006.) Georges Lapierre arpente le Mexique depuis de longues années. En 2006-2007, il a tenu sur place cette chronique de la Commune d'Oaxaca, qui s'accompagne ici de documents inédits, d'une chronologie et d'une réflexion sur la communalité des peuples indiens, qui irrigue le mouvement de transformation sociale jusqu'au coeur de la ville. Paru pour la première fois en 2008 aux Editions de la rue des Cascades, le livre témoigne d'un moment de l'histoire immédiate du Mexique.
Dans le petit village de Lac-à-l'Ombre, alors que le printemps est encore froid dans cette partie isolée du Québec, Ovide recherche son frère jumeau Gédéon, disparu depuis l'hiver. Des indices le mènent jusqu'au bord du lac situé à quelques lieues du village. Des disparitions ont déjà été rapportées dans le temps et la réputation du lieu a toujours été sinistre... Ovide y fera une rencontre étrange et, sans le savoir, sera le déclencheur de toute une série d'événements qui risquent d'ouvrir notre monde à mille fléaux...
Qui se ressemble s'assemble ", dit-on. Cette fausse évidence justifie les replis et les rejets. Devons-nous être les mêmes pour vivre côte à côte ? La réponse est non. Ce n'est ni nécessaire, ni souhaitable. Mais l'affirmer ne suffit pas. Ecrit dans un langage clair, illustré de nombreux exemples, ce livre engagé croise anthropologie et politique. Il commence avec le monde enchanté des ressemblances familiales, où la nature est invoquée pour garantir la lignée, et se poursuit avec le mythe de la " famille nationale ". Deux types de société sont fondés sur la ressemblance. Le premier est radicalement excluant : il impose le rejet des minorités ou, dans un processus totalitaire, leur destruction. Le second est autoritairement incluant : il prône l'assimilation des groupes minoritaires. Les deux perspectives sont dissemblables mais aucune n'accepte les minorités telles qu'elles sont. Nicole Lapierre défend un comparatisme apte à constater l'évidence des différences sans les hiérarchiser. Elle inverse la proposition : qui s'assemble se ressemble (un peu), sans pour autant perdre sa singularité.
Une fois n'est pas coutume, La Petite Brute accueille une artiste, quoique très hors des normes... Andrée Acézat étudia aux Beaux-Arts de Bordeaux et se consacra ensuite à une peinture de genre plutôt rebattue - nus, paysages, natures mortes d'honnête facture mais sans génie. Cela dura jusqu'à ses 70 ans, lorsque - par un mystère encore non éclairci - elle rompit les ponts avec tout ce qu'elle avait pratiqué jusque-là. Elle se mit à dessiner comme une enfant un cortège de petits bonshommes croqués d'après ses rencontres, grosses têtes enflées vissées à des troncs d'un seul bloc, d'où des membres grêles peinent à s'extirper. Andrée Acézat ne voulait pas vendre. Ce dont elle se séparait, elle l'offrait. Dans la région de Bordeaux, on rencontre au hasard des brocantes quelques-unes de ces oeuvres expressives, d'une sincérité entière et malicieuse. C'est ce qui a incité Bruno Montpied, armé de son poignard subtil, à se lancer à la recherche de cette singulière anonyme...
Jacques Pimpaneau a consacré la majeure partie de sa vie à la Chine et s'est évertué à faire apprécier en France les subtilités sociales et culturelles du monde chinois. Ni autobiographie ni savant ouvrage, ce récit relate à petites touches un parcours singulier, commencé par l'étude du chinois à Paris et un séjour à Pékin à la fin des années 1950, lors du "Grand Bond en avant" et de la famine qu'engendra cette politique économique désastreuse. Ce cheminement a abouti à ce qui, somme toute, reste important aux yeux de l'auteur, ce qu'il a retenu de la culture chinoise après avoir tout oublié. "Sinologue m'a toujours paru une insulte, car se prétendre spécialiste de la Chine est ridicule ", proteste-t-il. Outre les anecdotes et réflexions dont regorge ce livre, l'auteur y évoque les écrivains et les artistes qu'il a connus - notamment ceux qui ont marqué son regard sur la Chine et à qui il doit de n'avoir été ni maolâtre ni "expert" ès-chinoiseries, mais simplement, comme s'en souviennent ses anciens étudiants, un professeur pas comme les autres, pour lequel "les différences entre les cultures sont bien moindres que celles qui existent partout entre classes sociales".
Bertrand André ; Schneider André ; Dumontier Pasca
En 1966, un groupe d'étudiants contestataires fut élu à la tête de l'AFGES (Association fédérative générale des étudiants de Strasbourg), alors branche locale de l'UNEF. Leurs sympathies allaient aux anarchistes, à Max Stirner, à Makhno et à Durruti, mais aussi aux surréalistes et aux dadaïstes. Les contacts pris par certains d'entre eux avec l'Internationale situationniste se concrétisèrent par la rédaction de l'emblématique pamphlet De la misère en milieu étudiant. Les prises de position publiques et les actions concrètes qui entourèrent la diffusion de ce brûlot ne laissaient aucun doute : ces étranges et dangereux élus syndicaux oeuvraient à la dissolution de leur syndicat après avoir dilapidé ses fonds en fêtes et en propagande subversive. Ils ne visaient rien d'autre qu'au renversement révolutionnaire de la société - dans le but de libérer la vie quotidienne de l'aliénation du travail salarié, pour "vivre sans temps mort et jouir sans entraves". Ces exigences élémentaires et leur début d'application causèrent un immense scandale, relayé largement par la presse de l'époque, tant en France qu'à l'étranger. On s'accorde à dire que ce scandale fut à la fois le prélude et le ferment des événements de Mai 68. Il est raconté ici pour la première fois en détail par deux de ses principaux acteurs. Les documents et les témoignages qui étayent leur récit dévoilent les dessous de cette aventure, qui propulsa les situationnistes - leur style et leur critique radicale - sur le devant de la scène médiatique.