La méthode clinique. Suivi de Le savoir du psychanalyste, pas tant, pas tout
Lapeyre Michel ; Gaillard Béatrice
INSU
18,00 €
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EAN :9782490743018
L'ouvrage présente deux textes écrits par Michel Lapeyre à quelques années d'intervalle. Tous deux mettent en avant ce qui fait la spécificité de l'être humain (singularité, langage, inconscient, désir...), que la psychanalyse s'attèle à soutenir notamment face aux attaques du capitalisme néolibéral et à ses effets délétères sur le lien social. Le premier texte présente le cours magistral dispensé par Michel Lapeyre à l'U. F. R. de psychologie de l'Université Toulouse le Mirail (devenue depuis Université Jean Jaurès), entre les années 1995 et 1999 sur La méthode clinique. La psychanalyse, en soutenant ce qu'il y a d'irréductible en chacun, s'en servant pour renouveler l'éthique, le savoir et le lien social, et aussi comme ressort de l'acte du sujet, donne à la clinique son orientation. S'il est une dimension thérapeutique à la cure, c'est celle de prendre soin de quelqu'un qui souffre, d'accueillir sa singularité, dans le respect de ce qu'il amène d'imprévu, non réductible à ses déterminations ni à aucun savoir qui aurait valeur d'universel, et de faire confiance à l'acte de parole, pour permettre au sujet de rejoindre sa propre exceptionnalité, l'usage à en faire et la responsabilité qui lui en revient. L'intervention du clinicien a une portée d'acte : celui d'éveiller la cause pour son patient. La construction de cas mettra en avant ce qui se dégage dans une cure, permettant ainsi un regard critique sur la pratique, participant à une révision de la théorie, tout en offrant un mode de diffusion de la psychanalyse. Le deuxième texte examine le savoir du psychanalyste, savoir à partir duquel il opère dans la cure. Quel est-il ? Il ne s'agit pas ici d'une accumulation de connaissances, mais d'un savoir qui se réinvente à chaque cure et qui inclut en lui-même un point de non savoir. Il y a un impossible à savoir, du non-savoir avec lequel le psychanalyste sait y faire. Il s'appuie sur le processus d'humanisation et se connecte à la substance humaine, pour permettre au sujet de sortir de la foule et d'assumer sa singularité, via le symptôme, dans un lien social renouvelé, c'est-à-dire inscrit, depuis sa position singulière, dans le collectif.
Nombre de pages
170
Date de parution
16/03/2019
Poids
536g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782490743018
Titre
La méthode clinique. Suivi de Le savoir du psychanalyste, pas tant, pas tout
Auteur
Lapeyre Michel ; Gaillard Béatrice
Editeur
INSU
Largeur
145
Poids
536
Date de parution
20190316
Nombre de pages
170,00 €
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J'ai donné comme titre à mon séminaire : Psychanalyse et création, pour pouvoir prendre plutôt que donner des leçons auprès de l'art et du "poète". C'est urgent, à mon avis, pour retrouver le sens de ce qu'est la psychanalyse. Il n'y a rien de pire que de faire de la psychanalyse un idéal de connaissance et de vie (de savoir et de jouissance) à quoi l'on sacrifie tout. Ça ne veut pas dire pourtant, au contraire, qu'il s'agit de relativiser la psychanalyse. Freud dit souvent que les acquis d'une cure peuvent se perdre (même chez et pour l'analyste). Ailleurs, il envisage que les conquêtes de la civilisation et de la culture, y compris, pourquoi pas, la psychanalyse elle-même, puissent être détruites. Alors, dit-il, nous recommencerons sur de nouvelles bases, nous reconstruirons à nouveaux frais. Vu la peine que lui a coûté la découverte de l'inconscient, vu les souffrances et les persécutions qu'il a dû subir et endurer pour la défendre, la promouvoir, la transmettre, cette remarque de Freud m'a fait réfléchir, et même pousser ma réflexion à l'extrême. " La matière première de cet ouvrage a été fournie par les notes rédigées par Michel Lapeyre entre janvier et juin 1998 pour le séminaire de recherche qu'il dirigeait. Restituer la pensée toujours vivante de l'auteur, rendre hommage au chercheur aujourd'hui disparu : telles sont les ambitions de ce livre qui plongera le lecteur au coeur d'une réflexion passionnante sur les processus créatifs.
Après "La méthode clinique", publié en 2019 et qui a déjà donné lieu à plusieurs rééditions, La Petite Librairie fait le choix de proposer un recueil de textes inédits de Michel Lapeyre, prononcés ici ou là en France lors de "vraies" rencontres, ce qui n'est pas si courant, avec un homme témoignant de son rapport à la psychanalyse et de la subjectivité de notre époque à travers une ouverture éthique permettant de penser le monde : ceux qui l'ont rencontré se souviennent de son style. Michel LAPEYRE est un passeur. Psychanalyse, politique et création étaient ses domaines privilégiés : il pouvait à l'occasion envisager une psychanalyse comme une écriture et les écrivains comme des précurseurs. Sous ce titre provocateur, il nous montre encore et toujours qu'on peut avoir un rapport à la psychanalyse suffisamment libre pour pouvoir penser avec elle et au-delà d'elle la "substance humaine" tout en nous invitant à ne pas nous couper du monde. Le psychanalyste avec Michel LAPEYRE est tout sauf indifférent, notamment en matière de politique, lorsqu'il le définit comme celui qui aurait à organiser la perte du pouvoir, de tout pouvoir sur l'autre ! Sont abordés dans ce recueil les thèmes très actuels de la honte de vivre, de la question du mal, de la fraternité, de la logique collective et du féminin, en passant par Mauss, Marx, Freud et Lacan. Dans la première conférence, qui donne le La de ce recueil, il nous montre un Freud politique lorsqu'il indique qu'il n'y a pas de reconnaissance de l'inconscient qui ne vienne se heurter à ce qui ne cesse de la remettre en cause soit l'irréductibilité de la pulsion de mort. Une psychanalyse doit permettre au sujet de prendre position dans ce conflit ! Dans la dernière intervention, il prend à bras le corps la question du mal, non seulement pour mettre à jour ce qui, du mal, est toujours dénié, mais pour en remonter le fil. Si la science permet l'extension du mal, et que la religion traite le mal essentiellement par la culpabilité, la psychanalyse doit permettre au sujet de savoir de quoi son mal est fait, ce qui, de lui, il veut tuer dans l'autre ; ce qui est notre lot à tous : sur cet universel Michel LAPEYRE en appelle à Antonin ARTAUD et Bertolt BRECHT comme éclaireurs. Entre ces deux textes phares nous trouvons entre-autres un formidable coup de gueule anticapitaliste dans lequel il revendique avec Lacan le respect dû à tout homme, dans sa singularité, un questionnement qui fut le sien sur le lien social et la fraternité, et un texte fondamental sur la honte de vivre qu'il replace à coté de l'angoisse, cet affect qui ne trompe pas. Michel LAPEYRE envisage l'avenir de la psychanalyse avec lucidité : elle disparaitra peut-être mais rien ne doit nous faire renoncer à nous appliquer à rejoindre la subjectivité de notre époque, en participant aux solutions et conclusions que la psychanalyse est amenée à (se) forger, quitte à payer de notre personne en faisant valoir sans relâche, à son instar, le discours de l'analyste comme celui de la singularité. "Il s'agit de faire valoir ce que la psychanalyse apporte mais par quoi elle est aussi traversée, voire dépassée, de part en part : le lien humain ou interhumain (où subjectif et social sont et demeurent indissociables) n'est fait et refait que de désir et de symptôme" (p. 132). D'où son voeu sur une association possible "entre frères humains", par le symptôme de chacun, "un entre autres"...
Les tentatives pour discriminer positivement les enfants en souffrance, en rupture d'apprentissage, aboutissent à les désigner, les marginaliser, les désinsérer : le remède s'avère pire que le mal ! Il faut achever la bataille humaniste qui fait rage depuis Jules Ferry et qui a vu, bon gré mal gré, la société scolaire accueillir garçons et filles, immigrés des vagues successives, enfants des classes sociales défavorisées, et aujourd'hui ceux en situation de handicap. Du haut de leurs 4, 8 ou 12 ans, Jo, Nadia, Joris et les autres, enfants trop doués ou pas assez, conformes ou retardés, entourés ou laissés pour compte, contemplent en souffrant leur rêve d'école qui se brise : les résultats attendus tardent ou ne sont pas là, leur beau métier d'élève est un fiasco... Par ces échecs à l'école, l'institution, les enseignants, les familles, la société sont interpellés. Si elle est généreuse, l'idée d'intégration scolaire pour tous qui domine depuis un quart de siècle, est-elle pour autant efficace ? Dans l'école inclusive, chaque enfant a sa place. Les auteurs proposent un outil, le Sémaphore, destiné à la soutenir. Coconstruit avec l'ensemble des acteurs, il met en commun des objectifs partagés dans le respect des compétences de chacun. Expérimenté depuis plus de dix ans, le Sémaphore a les qualités attendues par tous : individualiser et évaluer..., pour que Jo, Nadia, Joris, puissent vivre leur école portés par les regards positifs que leurs projets ont permis de faire émerger.
On parle beaucoup d'intégration en France depuis les années quatre-vingt. Cependant, sur le terrain, les expériences restent timorées et tâtonnantes, même si les associations de parents se mobilisent et si les responsables, au plus haut niveau de l'Etat, multiplient les déclarations. Et l'intégration scolaire des enfants à besoins spécifiques reste aujourd'hui encore une option controversée et difficile à traduire en actes. Dans cet ouvrage, les auteurs organisent la complexité du problème et apportent des réponses concrètes. En particulier, ils présentent un outil original, le sémaphore, qui permet de concevoir, de mettre en ?uvre et d'évaluer les projets individuels pour les enfants en difficulté. De l'avis des acteurs de l'intégration scolaire (professionnels de l'éducation, de la santé, du secteur médico-social mais aussi parents à la recherche de solutions adaptées aux problèmes rencontrés par leurs enfants), il devient maintenant urgent de passer des intentions à l'action. Cet ouvrage y contribue.
Sur nos écrans de télévision ou de cinéma, sur nos tables de chevet, les polars peuplent notre quotidien d'histoires mystérieuses et/ou sanglantes... Pourquoi une telle prolifération ? A quoi répond-elle ? Chaque époque a vu surgir des genres littéraires en lien avec ses préoccupations profondes. Si le XXème siècle est celui de l'émergence du roman policier comme de la psychanalyse, n'y a-t-il pas lieu de s'interroger sur ce qui, du "malaise dans la civilisation" contemporain, fait écho de l'un à l'autre ? C'est ce que l'auteur nous propose dans cet essai. Avec comme indice le troisième élément : le discours capitaliste...
Ce recueil est composé de petits textes écrits par lauteur dans une période bien précise, entre ses deux expériences de passe, moment analytique bien particulier. Ces poèmes, disons le mot, sont autant dévocations de fragments de vie, dinstants fugaces imprégnés de la texture de l'inconscient. Ils sont scandés par des tableaux, oeuvres dune artiste plasticienne, donnant ainsi à ce recueil l'occasion de conjoindre art, entre poésie et peinture, et psychanalyse.
Ce recueil regroupe les textes des interventions prononcées lors de la Journée Inter-cartels du 15 septembre 2018, aussi le choix a été fait de ne pas effacer les traces de leur oralité initiale. Certains exposés ont été énoncés dans une langue différente du français ; un second choix a été de les publier dans leur langue originale, et d'en proposer, à la suite, une traduction. Certains intervenants ont décidé de ne pas publier leurs textes tandis que d'autres, qui n'avaient pas prévu d'intervenir, se sont décidés sur place. Il y a ainsi un petit écart entre le programme de la journée et la table des matières. Enfin, une bibliographie générale est proposée qui permet de faire la synthèse des références mobilisées par l'ensemble des auteurs.
Ce livre recueille des lettres échangées via une liste de discussion. Le séminaire Briques et tuiles inaugurait une forme singulière de travail, dans un contexte sur lequel Pierre Bruno s'explique suffisamment pour qu'il n'y ait pas à y revenir. Pourtant, ce séminaire n'est pas un séminaire de circonstance, ce qui donne raison à LaPetiteLibrairie de le mettre en circulation.