Brésil, début 1942. L'écrivain autrichien Stefan Zweig, qui a fui l'Europe et le nazisme, rend visite à Georges Bernanos, romancier français iconoclaste, dans sa ferme de la Croix-des-Âmes, à Barbacena. Le 23 février de la même année, Zweig se suicide avec son épouse, Lotte, à Petrópolis. Pour Sébastien Lapaque, c'est la matière d'une enquête au long cours, intime et politique, miraculeusement lumineuse.Au coeur d'une géographie aussi ensoleillée que le contexte est ténébreux, à l'heure du saccage du Vieux Continent et de l'avènement d'un fascisme néotropical, le récit s'échafaude autour de la conversation que l'auteur imagine entre ces deux géants du XXe siècle, le juif sans dieu et le catholique affranchi - le peintre délicat des tourments de l'âme et le visionnaire rebelle, ardent pratiquant de la vie intérieure.Avec tendresse et précision, sillonnant les textes et les lieux, retrouvant les derniers témoins de cette époque, Sébastien Lapaque organise la rencontre de deux lucidités désarmées - celui qui croyait au Ciel, celui qui n'y croyait pas - et, face à la tentation du désespoir, poursuit le rêve tenace d'une amitié et d'un paradis possibles.L'oeuvre de Sébastien Lapaque, faite de récits, romans, essais, journaux, éloges en forme de cartes postales, est à l'image de son érudition : généreuse et passionnée. Parmi ses dernières parutions : Ce monde est tellement beau (prix Jean Freustié, Actes Sud, 2021), On aura tout bu (Actes Sud, 2022) ou encore Vivre et mourir avec Georges Bernanos (prix Émile Faguet de l'Académie française, L'Escargot, 2022). Il est correspondant en France de la Casa Stefan Zweig de Petrópolis.4e de couverture : Brésil, début 1942. L'écrivain autrichien Stefan Zweig, qui a fui l'Europe et le nazisme, rend visite à Georges Bernanos, romancier français iconoclaste, dans sa ferme de la Croix-des-Âmes, à Barbacena. Le 23 février de la même année, Zweig se suicide avec son épouse, Lotte, à Petrópolis. Pour Sébastien Lapaque, c'est la matière d'une enquête au long cours, intime et politique, miraculeusement lumineuse.Au coeur d'une géographie aussi ensoleillée que le contexte est ténébreux, à l'heure du saccage du Vieux Continent et de l'avènement d'un fascisme néotropical, le récit s'échafaude autour de la conversation que l'auteur imagine entre ces deux géants du XXe siècle, le juif sans dieu et le catholique affranchi - le peintre délicat des tourments de l'âme et le visionnaire rebelle, ardent pratiquant de la vie intérieure.Avec tendresse et précision, sillonnant les textes et les lieux, retrouvant les derniers témoins de cette époque, Sébastien Lapaque organise la rencontre de deux lucidités désarmées - celui qui croyait au Ciel, celui qui n'y croyait pas - et, face à la tentation du désespoir, poursuit le rêve tenace d'une amitié et d'un paradis possibles.L'oeuvre de Sébastien Lapaque, faite de récits, romans, essais, journaux, éloges en forme de cartes postales, est à l'image de son érudition : généreuse et passionnée. Parmi ses dernières parutions : Ce monde est tellement beau (prix Jean Freustié, Actes Sud, 2021), On aura tout bu (Actes Sud, 2022) ou encore Vivre et mourir avec Georges Bernanos (prix Émile Faguet de l'Académie française, L'Escargot, 2022). Il est correspondant en France de la Casa Stefan Zweig de Petrópolis.Notes Biographiques : Esprit libre d'une érudition gourmande et pyrotechnique, Sébastien Lapaque est une voix unique dans notre paysage littéraire. Critique littéraire et lecteur d'exception, on peut le lire régulièrement dans les pages du «Figaro littéraire» et de «La Revue des deux mondes». On retrouve son regard acéré et néanmoins amical sur le monde dans les deux volumes de son "contre-journal" publiés chez Actes Sud : «Au hasard et souvent» (2010) et «Autrement et encore» (2013).Romancier, il est l'auteur des «Barricades mystérieuses» (Babel n° 59, 1998, 2012), des «Idées heureuses» (1999), des «Identités remarquables» (1999 ; Babel n° 1723) et de «La Convergences des alizées» (2012 ; Babel n° 1195). En 2021, «Ce monde est tellement beau »lui vaut d'être unanimement salué comme l'héritier contemporain de Bernanos. Ainsi que le prix Jean Freustié.Au sein du catalogue Actes Sud, ses «Théories» constituent désormais comme une collection pirate et complice, ainsi «Théorie de la carte postale »(2014), «Théorie de Rio de Janeiro» (2014), «Théorie d'Alge»r (2016) et «Théorie de la bulle carrée »(2019) sur l'auteur de champagne nature Anselme Sélosse.Conscience écologique de la première heure, amateur éclairé et pratiquant passionné, il est aussi un des pionniers de la littérature sur le vin nature, sur lequel il a imposé un discours non-conformiste mêlant l'agriculture, la littérature, l'histoire et l'écologie - en témoignent son «Chez Marcel Lapierre»(Stock, 2004 et La Table Ronde, "Petite Vermillon", 3e édition en 2013) ou «Le Petit Lapaque des vins de copains» (Actes Sud, 2006, 2009). Spécialiste de l'oeuvre de Georges Bernanos, il lui consacre un livre intitulé «Échec et mat au paradis »en 2024.
Résumé : Chaque soir, en accrochant son manteau, le commissaire Maigret s'amuse à deviner ce que sa femme lui a mijoté : boeuf miroton, blanquette de veau, fricandeau à l'oseille, tarte aux mirabelles... Dans toutes ses enquêtes, on retrouve cette cuisine de famille ou de bistrot, simple et savoureuse. Fin gourmet, Simenon mitonne pour son personnage ses plats de prédilection. Et il est fort rare qu'il fasse sauter un repas au commissaire : si un interrogatoire traîne en longueur, Maigret se résigne à commander des sandwiches et de la bière à la brasserie Dauphine en attendant que le suspect "passe à table" : "Vous voyez ce bureau, n'est-ce pas ? Dites-vous que vous n'en sortirez que quand vous aurez mangé le morceau". Les aveux obtenus, il se hâte de rejoindre son foyer, où l'attend Mme Maigret. Ami de Simenon, Courtine rappelle que cette dernière incarnait "l'idéal amoureux" du romancier. Les plats qu'elle prépare ont à la fois le goût du terroir, de la fidélité conjugale et celui, inoubliable, de l'enfance.
"Précisément parce que notre société technicienne est tout entière vouée à l'action, celui qui se retire dans sa chambre pour prier est vraiment radical. " Insistant sur la réforme intérieure, "protestant" contre la spécialisation de la vie religieuse, et pressentant toutes les formes de "développement personnel" qu'est capable d'inventer la technique, Jacques Ellul déconstruit les suppliques ou les louanges récitées en automate, pour en retrouver le sens le plus ardent : celui d'un dialogue authentique, exigeant et souvent difficile". Extrait de la préface de Sébastien Lapaque
Où sont les Antigone et les Médée d?aujourd?hui ? Dans notre monde normalisé, soumis à l?adoration du ?Veau d?or?, qu?en est-il des valeurs ancestrales : courage, héroïsme, sens du sacré, vertu ? En treize nouvelles ironiques ou lyriques, Sébastien Lapaque met en scène quelques singuliers dissidents épris de grandeur.
A la fois mer et montagne, nature indomptée et ?uvre de l'homme, Rio de Janeiro fascine les écrivains. Depuis le XVIe siècle jusqu'à nos jours, romanciers, poètes, savants et explorateurs n'ont cessé de s'y rendre. Rares sont ceux qui ont ménagé leur enthousiasme. Dans la mémoire des voyageurs comme dans la réalité, Rio est associée à des images enchanteresses et à des noms légendaires. Par la grâce de la littérature, le voyage est offert à tous. Vingt-sept écrivains, vingt-sept façons différentes de se promener dans Rio, de tremper ses pieds dans l'océan à Copacabana, de fredonner un air de Vinicius de Moraes à Ipanema, d'imiter le chant des oiseaux au Jardin Botanique, de monter jusqu'au somment du Corcovado ou de regarder le soleil se coucher depuis les hauteurs du Pain de Sucre
A l'orée des grands incendies, nous aurons au moins eu ça, la bière, le sel et la pénombre d'une chambre où l'on marche pieds nus, nos veilles aux yeux plissés et le petit matin à trente-deux degrés déjà, les draps qui claquent dans le vent dehors et le bleu de la mer, nos engueulades et la catastrophe de tes reins. C'est assez de souvenirs pour dix romans et nos deux vies.
Soudain, le vide se fit en lui. Son petit corps se contracta tout entier, il trembla ; et, à cette minute, il sut qu'il serait toujours seul. Une terrible angoisse lui remonta par le bas du ventre. Il aperçut à contre-jour la gueule de Cahill, la mort lui parut proche, toute proche ! Sur sa joue, il sentit le soleil, son harmonie mortelle, sa beauté. Il eut envie de pleurer. Alors, les visages des soldats, des garçons vachers qui faisaient cercle autour de lui, s'évaporèrent dans le néant. Sa main se faufila jusqu'à l'arme, et il tira.
Des électeurs de Trump et des armes, des situations qui dérapent, échappent aux protagonistes et font la une du journal local, trois histoires de famille et de voisins, une montée en puissance exceptionnelle à mesure que la tension grimpe : voilà les ingrédients de cet opus final, qui frappe par la finesse des profils dessinés et l'art de la nuance. Palpitant, haletant et d'une remarquable maîtrise, "American Spirits" explore les hostilités souterraines qui minent les communautés rurales américaines, ainsi que les dérives de la politique nationale. En nous entraînant dans le Nord de l'Etat de New York, au coeur du bourg de Sam Dent, Russell Banks signe une oeuvre magistrale, qui s'inscrit avec éclat au panthéon de la grande littérature américaine. "Banks est un maître au sommet de son art. Si les habitants de Sam Dent n'étaient que les clichés d'un mouvement politique, alors American Spirits ne posséderait pas cette force impressionnante. Mais chacun d'entre eux est un personnage marquant, dont la vie fourmille de détails finement observés. Ces trois novellas sont un immense accomplissement, grâce aux seuls ressorts bruts de l'intrigue et du suspense. Une fois lues, vous ne pourrez plus oublier leur violence troublante et leur fin empreinte d'élégie". Casey Cep, The New Yorker
Reito Naoi est un jeune homme en manque de repères, qui a appris à grandir seul. Accusé d'effraction et de tentative de vol, il risque la prison, mais se voit proposer un marché qui pourrait bien changer sa vie. Un avocat, agissant pour le compte d'un mandataire qui souhaite rester anonyme, lui propose la liberté en échange d'une mystérieuse mission. Reito devient le gardien d'un illustre camphrier, niché au coeur d'un sanctuaire de Tokyo, qui semble renfermer bien plus que du bois et des feuilles. La légende dit en effet que, si l'on suit un rituel bien établi, l'arbre centenaire exauce les voeux et se fait le messager des défunts. "Le Gardien du camphrier" interroge avec émotion et grâce les liens du sang ou ceux du coeur, qui se tissent ou s'érodent au fil du temps et jusque dans la mort. Il est une ode poétique à la découverte de soi et à la connexion aux autres.
Tout commence par un incendie, un bébé... et un sanglier. Paris est transformé par des travaux titanesques, le coeur d'un homme est écartelé, le monde rural menacé, des femmes sortent de l'oubli, et les membres de la famille Pelletier, toujours plus proches de nous, marchent inexorablement vers leur destin. Au terme d'un effroyable dilemme moral, ce sera l'effondrement ou l'apothéose. Par bonheur, le chat Joseph veille encore. Passionnant, déchirant, enthousiasmant. Un grand roman de Pierre Lemaitre. Les romans de Pierre Lemaitre ont été récompensés par de nombreux prix littéraires nationaux et internationaux. Après l'immense succès du Grand Monde, du Silence et la Colère, et d'Un avenir radieux, il clôt avec Les Belles Promesses sa plongée mouvementée et jubilatoire dans les Trente Glorieuses.
En 1976, mon père a rouvert la maison qu?il avait reçue de sa mère, restée fermée pendant vingt ans.À l?intérieur : un piano, une commode au marbre ébréché, une Légion d?honneur, des photographies sur lesquelles un visage a été découpé aux ciseaux.Une maison peuplée de récits, où se croisent deux guerres mondiales, la vie rurale de la première moitié du vingtième siècle, mais aussi Marguerite, ma grand-mère, sa mère Marie-Ernestine, la mère de celle-ci, et tous les hommes qui ont gravité autour d?elles.Toutes et tous ont marqué la maison et ont été progressivement effacés. J?ai tenté de les ramener à la lumière pour comprendre ce qui a pu être leur histoire, et son ombre portée sur la nôtre.4e de couverture : En 1976, mon père a rouvert la maison qu?il avait reçue de sa mère, restée fermée pendant vingt ans.À l?intérieur : un piano, une commode au marbre ébréché, une Légion d?honneur, des photographies sur lesquelles un visage a été découpé aux ciseaux.Une maison peuplée de récits, où se croisent deux guerres mondiales, la vie rurale de la première moitié du vingtième siècle, mais aussi Marguerite, ma grand-mère, sa mère Marie-Ernestine, la mère de celle-ci, et tous les hommes qui ont gravité autour d?elles.Toutes et tous ont marqué la maison et ont été progressivement effacés. J?ai tenté de les ramener à la lumière pour comprendre ce qui a pu être leur histoire, et son ombre portée sur la nôtre.
Les gens ne comprennent pas. Ils pensent que j'exagère. Mais en fait, je cherche quelque chose qui a disparu. Quelque chose de pur, de limpide... qui n'existe plus". Qui est Romane Monnier ? D'elle, il ne reste qu'un téléphone portable. Des notes, des messages, des souvenirs, des enregistrements, autant de traces confiées à un inconnu, un samedi soir dans un bar.
1ère sélection du grand Prix RTL-Lire Apres son best-seller Les Yeux de Mona, I'expert de l'art confirme avec Le Chat du jardinier son grand talent de passeur pour une matiére au moins aussi complexe que la peinture : la poésie. Les Echos "La poésie, c'est le plus joli surnom que l'on donne à la vie". Une tempête vient de ravager l'arrière-pays provençal. Louis, jardinier hypersensible, ne parvient plus à faire face aux épreuves qui s'accumulent et plonge dans une souffrance muette. Il va alors faire la connaissance d'une femme extraordinaire. Thalie, professeure de français fraîchement retraitée, à la fantaisie solaire et communicative, va lui proposer un pacte : Louis soignera les oliviers et les lauriers-roses de son domaine voisin dévasté tandis qu'elle l'initiera aux pouvoirs de la poésie. De Sappho à Hugo et Rimbaud, de Pessoa à Neruda, un hymne aux mots des plus grands poètes, à l'amitié et à la vie. Au verso de la jaquette, découvrez le manuscrit du célèbre poème de Rimbaud, L'Eternité.