Si Soy Cuba avait pu être montré au public en 1964, le cinéma du monde entier aurait été différent. " Martin Scorcese Soy Cuba sort en 1964 sur les écrans à La Havane et à Moscou. Il s'agit de la première co-production entre Cuba et l'Union soviétique. Initialement, donc, il s'agit de réaliser un film de propagande. Mais Mikhaïl Kalatozov, son réalisateur récemment couronné de la Palme d'or, et son directeur de la photographie, Sergueï Ourroussevski, ont d'autres ambitions, notamment esthétiques. Finalement, le film ne plaît ni aux Cubains, qui le trouvent trop lyrique, ni aux Soviétiques, qui en condamnent l'ambiguïté idéologique et il est rapidement retiré des écrans. Il faudra attendre 1995 et l'intervention de Scorcese et Coppola, qui y voient un véritable chef-d'oeuvre, pour qu'il soit de nouveau diffusé, cette fois dans le monde entier. Le film se compose de quatre histoires différentes qui décrivent la Cuba précastriste tout en se dirigeant progressivement vers l'évidence du soulèvement révolutionnaire : la présence envahissante des touristes américains à La Havane, l'exploitation des paysans cubains par la United Fruit, l'effervescence du milieu étudiant à l'université, enfin l'organisation de la rébellion dans la Sierra Maestra. En s'intéressant à ses nombreuses références (le Cuirassé Potemkine par exemple), à son magnifique traitement du mouvement ou à son étrange bande-son, les auteurs nous font ainsi découvrir un trésor longtemps caché de l'histoire mondiale du cinéma.
Nombre de pages
257
Date de parution
23/01/2025
Poids
300g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782729714635
Titre
Soy cuba de mikhail kalatozov
Auteur
Laoureux Sébastien ; Eynde Laurent van
Editeur
PU LYON
Largeur
140
Poids
300
Date de parution
20250123
Nombre de pages
257,00 €
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Biographie de l'auteur Docteur en philosophie, Sébastien Laoureux est actuellement chargé de recherches du Fonds national belge de la recherche scientifique (FNRS), attaché à l'université de Liège.
Poétique du savoir : étude de l'ensemble des procédures littéraires par lesquelles un discours se soustrait à la littérature, se donne un statut de science et le signifie" . C'est de cette façon, en apparence modeste, que Jacques Rancière débute Les noms de l'histoire (1992). Mais comment comprendre cette affirmation a priori paradoxale selon laquelle une telle poétique utiliserait des "procédures littéraires" pour mieux se soustraire à la littérature ? Que penser, en outre, de cette idée selon laquelle l'historiographie telle qu'elle s'est pratiquée jusqu'ici aurait systématiquement occulté les conditions même de toute historicité ? L'essai s'avère rapidement être une critique lucide et radicale des fondements mêmes du savoir historique, prenant appui sur certaines hypothèses majeures que le philosophe n'aura de cesse de développer durant tout son parcours : le nouage entre politique et esthétique, l'alliance entre littérature et démocratie caractérisée par un désordre salutaire de la parole. Pourtant, malgré le caractère familier de ces termes pour le lecteur de Jacques Rancière, l'essai conserve toute sa densité, et même une certaine part d'équivocité : c'est parfois entre les lignes qu'il convient de traquer la position de l'auteur, et surtout de cerner les contours de cette "histoire hérétique" vers laquelle il nous entraîne et qui conserve toute son actualité. Fruit d'un travail collectif consacré à cet essai, le présent ouvrage a pour ambition de rassembler des contributions dissensuelles : à l'image de la philosophie qui les inspire, celles-ci, en confrontant Rancière à ceux avec qui il entre en dialogue (Michelet, Benjamin, Althusser, Thompson et d'autres), visent à leur tour à éclairer la force, et parfois les zones d'ombre, de la poétique de cette pensée qui se veut elle-même "hérétique" .
Mettre de l'ordre dans le désordre " des mouvements artistiques contemporains parfois contradictoires et des notions qui peuvent sembler difficiles d'accès : voilà l'objectif de cet ouvrage. Il se lit comme le récit d'une histoire peu banale, aussi féconde que captivante, aussi diversifiée que fascinante. Riche et clair à la fois, l'ouvrage rend compte des moments forts de l'histoire de l'art au XXe siècle et nous dresse le portrait de ses artistes incontournables. Dans un langage simple et sans jargon, il offre, d'une part, des clés facilitant la compréhension des ?uvres et, d'autre part, des pistes pour appréhender la diversité des voies explorées par les artistes contemporains. Pédagogique, véritable manuel d'apprentissage de l'histoire de l'art du XXe siècle, il suit une progression chronologique correspondant à l'enchaînement des différents courants artistiques, en les situant dans leur contexte historique et culturel par des encadrés et en mettant en évidence les points essentiels par de petits résumés très pratiques.
Laoureux Denis ; Roland Xavier ; Lamarche Caroline
L'exposition Anto-Carte De terre et de ciel nous fait redécouvrir un virtuose du pinceau dont l'oeuvre tisse un lien fascinant entre les siècles. C'est tout l'héritage du savoir-faire des grands maîtres de la peinture qui s'exprime dans les tableaux peints durant la première moitié du XXe siècle par cet artiste montois dont la carrière fut largement internationale. Une soixantaine de tableaux issus de collections publiques et privées permettent de voir la peinture d'Anto-Carte à travers le prisme de l'aspiration au sacré. Les plus grands tableaux de l'artiste revisitent en effet les thèmes classiques de l'iconographie chrétienne tout en célébrant la grandeur du monde paysan. Le deuxième volet de l'exposition proposera un parcours à travers les mêmes thématiques illustrées cette fois par une sélection d'oeuvres majeures ou redécouvertes issues des collections communales.
Monique Wittig pense dans Le Chantier littéraire ce qui est au centre de sa pratique: le travail de l'écrivain vu comme fabricateur de chevaux de Troie. L'analyse fait une part importante à la nouvelle critique et au Nouveau Roman, et rend à Nathalie Sarraute, un éclatant hommage. Pour Wittig, toute oeuvre littéraire importante est une machine de guerre. Elle se produit en territoire hostile, où elle apparaît d'abord étrange, inassimilable, non conforme. Puis sa force (sa polysémie) et la beauté de ses formes l'emportent. La cité fait place à la machine dans ses murs, là où elle pourra accomplir son travail de minage des conventions littéraires et sociales. Le chantier littéraire et le combat politique, sont chez Monique Wittig indissociables.
Les barrages sont parmi les constructions humaines les plus importantes, à la fois par leurs dimensions parfois exceptionnelles et par leur utilité sociale. Ils sont notamment indispensables à l'alimentation en eau et à l'irrigation et ils concourent, de façon importante, à la production d'énergie. Leur maintenance, leur surveillance constituent en outre des enjeux majeurs pour la sécurité des populations. Cet ouvrage présente les différents types de barrages, leur conception générale, leur dimensionnement et les pathologies les plus fréquemment rencontrées. Cette typologie ne doit pas faire oublier la spécificité de chaque ouvrage par le lien très intime qu'il a avec ses fondations, l'importance du site... qui font de chaque barrage un ouvrage unique.