Honni par les uns, invoqué par d'autres, "mai 68" a déjà fait l'objet d'une abondante littérature. Mais cet ouvrage, dû à deux spécialistes des récits de vie, est le premier à s'intéresser au phénomène du point de vue de la dimension intergénérationnelle de l'événement - de l'avènement, plutôt, car entre "l'avènement, à savoir ce qui survient indépendamment de soi comme du contexte, et l'événement, ce que ce fait produira tant pour les personnes que les sociétés, il existe [donc] bien une marge, au départ indécidable." Sollicitant des textes d'acteurs (Gaby Cohn-Bendit), de témoins (Edgar Morin, André de Peretti), ou les récits de ceux qu'une, voire deux générations, séparent des fameux "événements", ce livre montre comment se construit la mémoire, individuelle ou collective. Et le lecteur aura plaisir à confronter ses souvenirs - ou ce qui lui aura été transmis - avec les relations ici faites. Biographie de l'auteur Martine Lani-Bayle et Marie-Anne Mallet enseignent les Sciences de l'éducation à l'université de Nantes. Elles ont publié de nombreux articles et livres sur la question de la transmission intergénérationnelle; le dernier livre de Martine Lani-Bayle, Les secrets de famille. La transmission de génération en génération (Odile Jacob, 2007) a connu un vif succès.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
166
Date de parution
26/05/2008
Poids
230g
Largeur
140mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782912868541
Titre
Quarante ans après : mai 68. Regards intergénérationnels croisés
Fondements : avec des articles de Martine Lani-Bayle, Catherine Schmutz-Brun, Gaston Pineau, Makoto Suemoto. En pratique (professionnelle et/ou d'écriture) : avec des articles de Jean Rouaud, Jean Ferreux, Catherine Dabouis, Yoshifumi Soeda, Dai Matsumoto, Kouki Ando, Alain F. Rioux.En recherche : avec des articles de Aneta Slowik, Corinne Chaput, Carole Baéza, Marie-Claude Bernard, Marie-Cécile Guernier. Variations : avec des articles de Claude Coquelle, Michel Fontaine, Chantal Constantini. Comptes rendus de livres.
Pourquoi avons-nous parfois le sentiment d'être le jouet d'une histoire qui nous dépasse et nous ramène plusieurs générations en arrière ?. Serions-nous, à notre insu, porteurs de secrets anciens qui auraient été tus dans la famille ?. Mais si nos ancêtres nous marquaient certes bel et bien, mais pas comme nous le pensons ?. Et si cette transmission, dite de génération en génération , n'était pas ce que l'on croit ? Et si nous la pensions à l'envers, si elle n'était pas dans ce qui nous est dit, ou dans ce qui nous est tu ou refusé, mais dans ce que nous en percevons et faisons?. Une étude passionnante, fouillée et très illustrée, sur le poids que l'on prête aujourd'hui aux ancêtres et à leurs secrets. . . Psychologue clinicienne. professeur en sciences de l'éducation. Martine Lani-Bayle enseigne à l'université de Nantes.
Généralement, le savoir des enseignants est envisagé sous l'angle des contenus des disciplines, ou sous celui de la pédagogie, c'est-à-dire des modes de transmission du savoir. Or, d'où vient ce savoir ? On s'ancre ce préalable à tout savoir, qui est celui de la force désirante poussant dans telle ou telle voie ? Une des réponses explorées par cet ouvrage va du côté d'un " inconscient généalogique " qui constitue un creuset originel tant qu'original du savoir. Comment les (re)connaissances des ancêtres, des ascendances, peuvent-elles amorcer, susciter, esquisser des itinéraires de savoirs ? Une telle question, située au coeur de l'accès au monde pour tous, est centrale pour ceux dont le rapport au savoir constitue le pivot de l'exercice professionnel. C'est donc des enseignants que Martine Lani-Bayle a sollicités, les invitant à une démarche narrative autobiographique les projetant tant vers l'amont de leur parcours que vers l'aval. Ce livre s'adresse à tous ceux, parents, formateurs, enseignants et chercheurs, qui s'interrogent sur le rapport au savoir. Il offre une mise en perspective qui rend à la fonction enseignante tout son sens, et aidera à négocier les renouveaux que les changements rapides de la société lui imposent.
La crise sanitaire du COVID-19 a conduit la communauté internationale à restreindre les libertés individuelles en période d'épidémie. A l'échelle mondiale les modes de vie ont été profondément transformés jusqu'à créer de nouvelles manières d'agir quotidiennement, de se mouvoir dans l'espace social et sur les territoires, de se protéger tout en prenant soin d'autrui, de se lancer dans le télétravail en partageant un espace de vie familial et de faire l'expérience d'auto-apprentissages avec l'environnement numérique.
La prédication par Muhammad d'une nouvelle religion, les conquêtes arabes et la formation d'un puissant Empire islamique sont des faits bien connus et exposés dans de nombreux ouvrages. Mais cette histoire, qui paraît solidement établie, reflète la vision idéalisée d'auteurs musulmans écrivant deux siècles plus tard, soucieux avant tout de légitimer les califes abbassides et l'islam sunnite. Est-il possible d'écrire une histoire scientifique des débuts de l'Islam ? Et selon quelles voies ?