Un autre regard sur le Japon d'aujourd'hui : celui des Japonais en direct !Si le Japon fascine, les Japonais semblent insaisissables.Sans jugement ni interprétation, Raphaël Languillon-Aussel est allé à la rencontre de ce peuple que l'on croit à tort homogène. Il nous entraîne avec lui dans les rues des grandes métropoles de l'île de Honshu comme sur les petites îles reculées. On y rencontre Kotaro et son parcours singulier de salaryman, Mme Jitsuo et sa discrète communauté de chrétiens, ou M. Nakazato qui nous parle, depuis Okinawa, des peuples colonisés par les Japonais.Surpeuplé ou dépeuplé, ce pays des extrêmes offre une diversité infinie avec ce peuple qui semble toujours hésiter entre repli sur soi et ouverture sur le monde.Ce livre est une invitation à rencontrer les Japonais, à entendre leurs témoignages et, surtout, à poursuivre le voyage par soi-même au pays du Soleil-Levant.Table des matières : Chapitre 1 ? Le mythe d'une société homogène- Descendre d'un peuple colonisé par les Japonais : Monsieur Nakazato, Professeur et directeur d'une école du soir ? Naha, Okinawa.- Les différentes facettes du salaryman aujourd'hui : Kotaro Mori, salarié à PwC Japan dans le département des assurances, à Ôtemachi, Tokyo.- Être une Japonaise active et indépendante : Nana Suzuki, propriétaire du bar Cha-Neko, à Fujinomori, Kyoto.- Être gay au Japon : Ka-kun, manager de Ageha, bar gay à Shinjuku Nichôme, Tokyo.- Prendre soin des laissés-pour-compte du système : Madame Yukiko Itoi, professeure en anthropologie à l'Université Kyoritsu Joshi et membre de l'association Kaze no bâdo ? Kotobuki, Yokohama.Chapitre 2 ? Peupler un archipel d'extrêmes- Tokyo, une métropole surpeuplée ? : Kumiko Hayashi, habitante d'une sharehouse à Seiseki Sakuragaoka, une banlieue ouest de Tokyo.- Vivre le surdépeuplement du Japon de l'envers : Masahiro Higo, Maire de la ville de Kobayashi ? Miyazaki-ken, Fukuoka.- Vivre sur une île reculée : Kiyoshi Okuhara, Directeur d'un laboratoire salin ? Aguni-shima, Okinawa.- Coexister avec le risque permanent : Monsieur et Madame Hito, rescapés d'un violent typhon en juillet 2017 ? Hita, Kyushu.- Après Fukushima, catastrophe nucléaire majeure... : Michio Yoshida, enseignant-chercheur ? Japan Nuclear Safety Institute, Tokyo.Chapitre 3 ? Un rapport au monde ambivalent, entre ouverture et repli- Descendre des chrétiens cachés du Japon : Madame Jitsuo, habitante de Fukuejima, dans l'archipel des Goto ? département de Nagasaki.- Nikkeijin, l'identité qui brouille les cartes : Minoru (ou Steven) Shibayama, barman et ancien top-model gay nippo-bolivien ? Sakae, Nagoya.- Promouvoir l'internationalisation d'une région sinistrée : Miyagi-ken : Marica Hongo, jeune employée polyglotte à SenTIA, association d'accueil d'étrangers ? Sendai, Miyagi-ken.- Accueillir des étrangers en home stay : Akiko Oda, membre d'un club linguistique à Higashi-Totsuka, dans la banlieue de Yokohama.Chapitre 4 ? Culture et créativité japonaises, entre tradition et innovation- Fabriquer un instrument traditionnel : le shamisen : Atsuki Fujimura, Jeune artisan-apprenti dans un atelier de fabrique de shamisens ? Nippori, Tokyo.- Le Japon : des robots et des hommes : Ken Tomiyama, enseignant-chercheur - Future Robotics Technology Center, Institut Technologique de Chiba.- Faire commerce d'un savoir ancestral : la cérémonie du thé : Miwako, maîtresse de thé ? Enoshima, Kanagawa-ken.- Être mangaka et cosplayeuse : la culture J-pop : Ippongi Bang, mangaka et cosplayeuse professionnelle ? Tokyo.Chapitre 5 ? L'avenir incertain : les enjeux d'un archipel vieillissant- Les smart communities, futur radieux du JaponSukehiro Hosono, professeur en politiques publiques à l'Université de Chuo, Hachioji, Tokyo.- Vieillir en ville : Tomoko Kubo, Maître de conférences de géographie à l'université de Gifu.- Le déclin des communautés rurales : Taro Taguchi, enseignant-chercheur ? Tokushima (Kyushu).- Faire renaître le Japon par l'art contemporain : Yoshifumi Oshima, artiste-peintre à Ogi-jima.- L'espoir olympique du Japon : Kan Suzuki, Professeur de politiques publiques à l'Université´ de Tokyo.
Résumé : Continent par continent, ce guide d'un nouveau genre propose, pour la première fois, une sélection à travers le monde des plus belles adresses d'hôtels qui ont su conjuguer confort et sauvegarde de l'environnement, style et développement durable. Éco Chic offre également un aperçu des dernières nouveautés et tendances écologiques dans le monde de la gastronomie, de la mode, du design, de la beauté, de l'architecture, de la finance... Tous les thèmes sont abordés, toutes les nouvelles tendances décryptées. Un ouvrage indispensable pour savoir voyager chic et écologique.
Virée de son lycée suite à un grave incident, Eden rejoint son nouvel établissement en cours d'année. Adieu amis d'enfance et club d'athlétisme, elle doit tout recommencer ! Elle se lie rapidement avec Olivia et Noah, mais son frère jumeau, bien décidé à lui pourrir la vie, ruine ses espoirs d'une scolarité paisible. Si seulement, il n'y avait pas ce secret prêt à lui exploser à la figure à la moindre erreur... Pour ne rien arranger, Eden se pose des questions sur son genre, compliquant davantage les relations avec ses camarades. Comment démêler ses sentiments quand on ne sait plus qui l'on est ? Atypic Love aborde les problèmes auxquels sont confrontés les ados qui ne rentrent pas dans les cases de la société. Entre amour, amitié, identité et neuroatypie, Eden va devoir trouver des réponses pour se construire, à un âge où l'on ignore encore tout de soi.
Maurizio Valenzi a été une figure unique dans le panorama politique italien" déclare son ami le Président de la république italienne, Giorgio Napolitano, dans l'hommage qui ouvre ce petit livre de mémoires, écrit sous la forme légère de l'esquisse, propre au peintre de talent qu'il était. Dirigeant du Parti communiste italien, sénateur, maire de Naples de 1975 à 1983, Maurizio Valenzi raconte ici sa traversée du XXe siècle, depuis la lutte antifasciste en Tunisie, où il est né en 1909 et où il connaîtra les geôles et la torture de Vichy, jusqu'à son arrivée en 1944 à Naples, qui devient sa ville d'adoption, et à laquelle il consacrera sa vie et son temps, jusqu'à sa disparition en 2009 à quelques mois de ses cent ans. Itinéraires de Tunis à Naples qui témoignent d'un engagement sans failles du côté de la justice et de la paix, propre à ce XXe siècle où, comme il l'écrit avec l'humour qui le caractérise, il n'était pas bon de naître "si on voulait vivre tranquille".
Résumé : Le voile intégral porté par un certain nombre de femmes musulmanes a fait l'objet en 2010 d'une loi d'interdiction générale, à l'issue d'un débat qui a impliqué les plus hautes institutions de la République et mobilisé l'attention de nombreux citoyens. Le cas peut paraître très particulier et d'une portée limitée, mais il est cependant très révélateur. L'ouvrage part de l'analyse de la discussion qu'il a provoquée. Sa dissection minutieuse fait ressortir la contradiction entre la logique des juristes et la logique politique du législateur, une contradiction lourde de conséquences pour la vie collective. Bien au-delà du cas de la burqua, c'est l'ensemble des problèmes soulevés par le multiculturalisme et plus profondément encore par l'idéal du cosmopolitisme qui reçoit un puissant éclairage. Comment accorder les principes de droit et les exigences politiques du vivre-ensemble ?
Résumé : "Les pièces que Catherine Faux a photographiées, les coins et les recoins, les détails et les fenêtres qui ouvrent sur le jardin, parviennent à retenir l'histoire nocturne et lumineuse à la fois, souveraine en tout cas, de Marguerite Duras. L'émotion surgit à chaque photographie parce qu'elle réussit à atteindre au plus vrai de ce que Duras nous a toujours rapporté et confié : l'écriture atteinte dans le dépouillement, la tendresse des tissus fanés, et peut-être même la trace de son corps sur le petit canapé d'appoint..."
Roman d'un chef d'oeuvre. La Fornarina est l'un des tableaux les plus mystérieux de Raphaël. Peint à Rome vers 1518-1520, le portrait serait identifié comme étant celui de la maîtresse du peintre, sans doute à tort selon le récit de l'auteure, historienne de l'art. La Fornarina est l'un des tableaux les plus mystérieux de Raphaël. Peint à Rome vers 1518-1520, le portrait est identifié à la maîtresse du peintre, nourrissant depuis des siècles, la légende romantique de l'artiste et de sa muse. Le modèle porte, en effet, les attributs de la jeune épouse et la symbolique de l'union. Pourtant, le peintre ne s'est jamais marié, et aucun témoignage ne mentionne ce portait comme étant celui de sa maîtresse avant le XVIIe siècle. Provoquante, choquante, rappelant les belle donne des peintres vénitiens, la jeune femme lance de son regard une invitation au plaisir charnel, loin de la grâce et de la délicatesse des Madones du maître. La Fornarina interpelle et détient encore le secret de son identité. Réalisé dans un contexte de création lié aux commandes d'Agostino Chigi - ami et mécène du peintre - et à la décoration de sa Villa à l'occasion de son mariage, le portrait n'est pas achevé au moment de la mort du peintre, survenue brutalement, comme celle d'Agostino Chigi et de sa jeune épouse, la vénitienne Francesca Ordeaschi, à peine quatre jours plus tard. Et si la Fornarina cachait l'identité d'une autre personne ?? Et si ce portrait racontait une autre histoire, celle d'une femme amoureuse qui voulait se révéler à elle-même ??
Résumé : A partir du tableau Dame assise dans un fauteuil écrivant , l'auteure reconstitue la vie romanesque de Gabriele Münter à Murnau, Berlin mais aussi à Paris et Stockholm. Premier (et unique ? ) roman francophone autour de Gabriele Münter dont la sortie en librairie coïncidera avec la grande exposition prévue au MAM de Paris. Gabriele s'était-elle agenouillée face à cette femme pour parvenir à peindre, cadré de cette manière, son motif ?? Cette Dame assise dans un fauteuil écrivant (Sténographe. Femme suisse vêtue d'un pyjama) assure selon l'artiste la fonction de sténographe, considérée comme le premier métier féminin de l'entre deux-guerre. Le personnage porte des cheveux courts coiffés à la dernière mode, s'habille d'un pantalon fluide assorti par sa couleur aux longues manches qui recouvrent ses bras et dépassent d'un corsage noir. Gabriele effectue le portrait d'une femme moderne. Nous sommes à Paris en 1929. Dans une Etude de paysage réalisée par la peintre en 1904, on aperçoit sur l'autre rive du Rhin, une petite maison blanche surmontée d'un toit rouge. Le fleuve motif central laisse apparaître à son angle, cette fois en bas du tableau, la silhouette modeste d'une femme. On la dirait assise à une table. Son corsage turquoise annonce le vif de l'indigo des fleurs au milieu des lierres grimpant le long du parapet qui la protège. En ce mois de mai 1904, Gabriele voyage accompagnée de sa soeur Emmy le long du Rhin. Elle s'apprête à rejoindre Vassili son grand amour, ils doivent partir vers la Hollande. Que s'est-il passé dans la vie de Gabrièle Münter entre 1904 et 1929 pour que l'artiste recadre ainsi son motif, que cette femme miniature à l'angle du grand paysage devienne vingt-cinq ans plus tard et brusquement le sujet de l'entièreté du cadre peint ??
Franz Schubert, compositeur déjà reconnu mais désargenté, a été invité comme maître de musique de deux jeunes filles de la haute aristocratie viennoise, dans leur somptueuse résidence d'été en Hongrie. Franz reconnaît bientôt en l'une des deux comtesses, Caroline, la plus jeune et la plus talentueuse, son âme s?ur. Cet amour, cependant, va se briser sur les conventions et les interdits de caste. Cette passion fut-elle partagée ? Certains gestes, même les plus ténus, ne sont-ils pas, parfois, des aveux ? Un été à quatre mains explore les invisibles mouvements du c?ur, et le mystère d'une histoire entre deux êtres qui rêvent d'un monde où ils trouveraient enfin leur place.
L'histoire référente du Japon : des premières civilisations Jômon puis Yayoi aux années 2020 - marquées par le rôle grandissant des femmes dans la société nipponne - en passant par l'époque d'Edo ou encore l'accident nucléaire de Fukushima en 2011. Longtemps, l'histoire du Japon fut instrumentalisée par le pouvoir impérial - fruit d'une idéologie sous contrôle absolu. Cependant, depuis quelques années, l'approche historique a considérablement évolué et la parole s'est peu à peu libérée. Par exemple, l'étude des relations de l'archipel avec la Chine ou encore celle des rapprochements anciens avec les peuples voisins sont désormais au coeur des recherches historiques. Ainsi, tenant compte des derniers développements de l'historiographie japonaise et des débats dont elle a pu être l'objet, Pierre-François Souyri propose une édition revue et augmentée de sa Nouvelle histoire du Japon, affranchie des poncifs anciens et des légendes. En outre, l'ouvrage adopte une approche originale et totalement novatrice. A l'occasion de la parution de la première édition de ce livre en 2010, Le Monde écrivait : " "Nouvelle', cette histoire du Japon l'est par son refus d'une approche purement linéaire revenant à un simple enchaînement des événements. [... ] L'histoire de ce pays en France est largement cantonnée à une chronologie d'époques figée dans la partition traditionnelle (Antiquité, Moyen Age, Epoque moderne). [... ] Le mérite de ce livre, qui s'appuie sur des sources en japonais, est de refléter l'histoire telle que les Japonais la pensent ou l'imaginent et de décentrer ainsi notre regard, d'inciter à nous défaire des oeillères du grand récit occidental sur ce pays. " Entièrement actualisée jusqu'en 2023, cette deuxième édition évoque aussi l'histoire d'un Japon à la croissance économique et démographique en berne et à l'environnement géopolitique difficile, mais surtout celle d'une société qui, envers et contre tout, résiste et garde sa cohésion. Une synthèse indispensable.
Résumé : Quand on s'intéresse à l'histoire du Japon, on ne peut éviter de rencontrer de prime abord la conscience historique des Japonais. Cet imaginaire est des plus simples, se bornant à affirmer comme traits spécifiques de ce pays la continuité (un temps linéaire, sans vrai début ni fin), l'homogénéité (une sorte de totalité synchronique), et logeant dans cette association aussi bien l'Etat, la dynastie impériale, la population, le territoire. De fait, l'originalité du Japon tient à ce que les changements s'y inscrivent, comme naturellement, dans un cadre immobile. Quelle est pourtant la dynamique interne de ce pays qui, depuis sa préhistoire et jusqu'à la rénovation de Meiji, a su garder son unité ?
Résumé : Que savons-nous vraiment des samouraïs, ces guerriers si chers à nos imaginaires occidentaux ? L'historien Pierre-François Souyri, fin connaisseur du Japon où il a longtemps vécu, raconte leur longue histoire, enrichie ici de récits anciens qui ont nourri leur geste. La légende de ces terribles guerriers, où un sens aigu de l'honneur le dispute souvent aux plus viles trahisons, n'y est jamais démentie. Pourtant, les samouraïs furent bien plus que de simples combattants aux moeurs exotiques. Ils ont évolué tout au long du millénaire que dura leur histoire et se sont adaptés aux réalités de leur temps. S'ils furent, lors des guerres médiévales, capables de la plus extrême violence, y compris envers eux-mêmes, ils s'imposèrent, dans les siècles qui suivirent, en administrateurs avisés, en hommes lettrés, pénétrés de poésie et de spiritualité, amateurs d'art, de thé ou de théâtre. Car ? et ce n'est pas un paradoxe, mais la belle découverte de cet ouvrage ?, si certains d'entre eux ne voulurent jamais rompre avec un passé révolu, nombre de samouraïs surent se porter aux avant-gardes politiques et intellectuelles, façonnant ainsi le Japon que nous connaissons aujourd'hui?
Quand on s'intéresse à l'histoire du Japon, on ne peut éviter de rencontrer de prime abord la conscience historique des Japonais. Cet imaginaire est des plus simples, se bornant à affirmer comme traits spécifiques de ce pays la continuité (un temps linéaire, sans vrai début ni fin), l'homogénéité (une sorte de totalité synchronique), et logeant dans cette association aussi bien l'État, la dynastie impériale, la population, le territoire. De fait, l'originalité du Japon tient à ce que les changements s'y inscrivent, comme naturellement, dans un cadre immobile. Quelle est pourtant la dynamique interne de ce pays qui, depuis sa préhistoire et jusqu'à la rénovation de Meiji, a su garder son unité ?