Le crime d'Onan. Le discours catholique sur la limitation des naissances (vers 1820-1968)
Langlois Claude
BELLES LETTRES
45,00 €
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EAN :9782251420264
Le crime d'Onan désigne, en référence à un épisode connu de la Genèse, la façon " naturelle " de limiter les naissances. Vieille manière, mais réalité démographique nouvelle, puisque, à partir de la fin du XVIIIe siècle, la France entre la première en Europe dans l'ère de la maîtrise de la fécondité. De ce fait, c'est dans le laboratoire français que s'élabore entre 1820 et 1850 le discours catholique sur la limitation des naissances ; c'est à l'évêque du Mans, Mgr Bouvier, que l'on doit les propositions neuves qui fixeront les termes des débats ultérieurs. Dès 1842 celui-ci s'interroge sur le bien-fondé de dépénaliser le " crime d'Onan ", conscient que les couples catholiques se comportent en agents moraux, désireux de fixer par eux-mêmes la taille de leur famille tout en gardant l'usage de leur sexualité. Le rejet de cette solution radicale constitue le point de départ de solutions successives aboutissant, après diverses péripéties, aux prises de position de Pie XI (Casti connubii, 1930) et de Paul VI (Humanae vitae, 1968). Le but de cet ouvrage est de montrer comment opère la raison théologique en acte, en tentant un continuel et difficile ajustement entre traditions et innovations, entre déculpabilisation des conjoints et rigorisme accentué, entre autonomie émergente du sujet et contraintes renouvelées de la loi naturelle.
Nombre de pages
502
Date de parution
07/04/2005
Poids
680g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782251420264
Titre
Le crime d'Onan. Le discours catholique sur la limitation des naissances (vers 1820-1968)
Auteur
Langlois Claude
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
150
Poids
680
Date de parution
20050407
Nombre de pages
502,00 €
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Histoire d'une âme (1898), composé à partir des trois principaux écrits largement remaniés de Thérèse de Lisieux, fut, pendant un demi-siècle, le best-seller de la littérature spirituelle contemporaine. À partir de 1956, on put disposer dans leur intégralité des trois textes rédigés respectivement en 1895, 1896, 1897 et identifiés comme les manuscrits A, B et C, regroupés sous l'appellation Manuscrits autobiographiques. Passée l'indispensable approche érudite, il reste à s'interroger sur l'originalité de chaque document. Claude Langlois, dans Le Poème de septembre, s'attache au Manuscrit B (deux autres ouvrages sur A et C suivront) et montre qu'il s'agit en fait d'un poème magnifiquement rythmé, d'une composition subtile et raffinée, que Thérèse a écrit d'elle-même pour tenter de dire l'infini des désirs qui la traversent. Partant de la matérialité de l'écriture de Thérèse, cette passionnante enquête débouche sur la révélation d'un écrivain d'une modernité étonnante.
Les femmes, au xxe siècle, ont sauvé l'honneur de l'Eglise. Parmi elles, la mystique et poétesse française Madeleine Delbrêl (+1964) se sera distinguée en épousant radicalement la cause des pauvres. A la veille de sa béatification, voici le livre essentiel qui pose sa destinée en exemple. Afin d'évoquer Madeleine Delbrêl (1904-1964), la dame d'Ivry-la-rouge, icône du catholicisme, cette biographie opte pour une approche questionnante suscitée par une vie multiple, grâce à une documentation souvent inédite. Pourquoi la jeune convertie (à moins de vingt ans) se donne-t-elle en exemple, plus de trente ans après, en 1957, pour clore son livre référence, Ville marxiste terre de mission ? Comment cherche-t-elle jusqu'à sa mort à transmettre son expérience de convertie, tentée par le marxisme ? Pourquoi, encore, une nouvelle génération, toute dévouée à sa cause, a-elle voulu promouvoir sa béatification et la publication de ses Ouvres complètes ? A ces questions l'historien répond en quêtant ses identités multiples : poétesse, mystique, responsable d'une petite communauté. Celle qui, par boutade, se disait la Femme du Seigneur, s'est interrogée sa vie durant sur le rapport, toujours difficile dans son Eglise, entre " la femme, le prêtre et Dieu ". Elle qui dirigeait les consciences avec discernement, qui implanta en 1961 une équipe à Abidjan au service d'une jeune Eglise, peut aussi éclairer le présent du catholicisme.
Elles ont été emblématiques, ces bonnes soeurs portant longs habits couvrants et coiffes empesées, d'un catholicisme au féminin qui se vivait en plein siècle. Mais personne aujourd'hui n'en revendique l'héritage. Ni les féministes qui ont vu en elles un obstacle à l'émancipation des femmes; ni leurs familles religieuses qui sont mortes ou qui vivent ailleurs et autrement; ni leur pays qui oublie combien elles l'ont servi de par le monde. Ces deux cent mille religieuses du XIXe siècle gagnent pourtant à être connues. Par équité. Par désir de comprendre pourquoi elles ont agi ainsi au service de la société. Car elles furent, un temps, l'Eglise catholique, moderne à sa manière, soignant les malades à l'hôpital ou à domicile, tenant des pensionnats et mettant en place le réseau public d'écoles communales de filles. Et les femmes au travail n'auraient point trouvé sans elles la voie de leur émancipation... Les utopies fondatrices dont elles étaient porteuses ont su triompher des pesanteurs de la société: Anne-Marie Javouhey, pour émanciper les esclaves, Jeanne Jugan, pour offrir un foyer aux personnes âgées... Dans un monde contemporain toujours brutal, ces figures d'hier qui s'adressent encore à notre conscience, sont plus que jamais actuelles.
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'"Ere du rêve". Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dois laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.
Comnène Anne ; Frankopan Peter ; Leib Bernard ; Ki
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