Fidèle à son exigence de traiter l'histoire maçonnique avec les méthodes de la recherche universitaire, Philippe Langlet nous propose une analyse comparée de plus de 73 versions du "discours de Ramsay" . Confronté à une masse imposante de documents, parfois composée de travaux au service de l'imaginaire personnel ou de doctrines obédientielles, l'auteur réussit à dégager la véritable essence du discours fondamental et fondateur pour la Franc-Maçonnerie : la métaphore de la construction du temple vivant du Très-Haut. De toutes les versions qu'il possède, l'auteur ne jette rien, même les coquilles et autres mastics deviennent des indices pour la compréhension de la pensée de celui qui fréquenta Fénelon, Madame Guyon, et fut admis à la Royal Society en même temps que Montesquieu. Qu'a voulu nous dire Ramsay il y a trois siècles avec les mots de l'époque et leurs acceptions ? Là encore Philippe Langlet ouvre tous les dictionnaires nécessaires à la compréhension du texte et se débarrasse des contresens qui hantent les Loges. Le Discours n'est pas seulement un texte écrit il y a bientôt trois siècles, il conserve son actualité : il parle de vérités intemporelles s'incarnant en l'homme. Ce n'est pas un discours historique, mais l'énoncé d'une méthode que nous qualifierons d'initiatique, de progression visant à la "perfection" . N'attendez pas une synthèse qui vous fournira une opinion prête à penser, Ramsay est-il coupable ou responsable de la création des Hauts Grades maçonniques ? par exemple. Il s'agit d'une étude raisonnée et progressive vers laquelle les cherchants reviendront pour comprendre la Maçonnerie d'aujourd'hui.
Nombre de pages
296
Date de parution
17/02/2023
Poids
460g
Largeur
162mm
Plus d'informations
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EAN
9791094886366
Titre
Ramsay. Une étude raisonnée du Discours
Auteur
Langlet Philippe
Editeur
SELENA
Largeur
162
Poids
460
Date de parution
20230217
Nombre de pages
296,00 €
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Le bouddhisme prospérait déjà au IIe siècle dans la plaine du fleuve Rouge, comme religion salvatrice apportée par les marchands indiens, et comme sagesse en contact avec le taoisme de lettrés immigrés. La Chine du Sud en plein essor en a été influencée, en même temps que le Nord recevait les influences indiennes par la route de la soie. Depuis le vie siècle, le bouddhisme a été profondément assimilé par la civilisation chinoise, dont dépendait la plaine du fleuve Rouge, l'An Nam. On a voulu imaginer que la sagesse influencée par le taoïsme, suivait directement l'exemple de l'éveil du Bouddha, personnellement, sans enseignement. À côté de la voie religieuse surtout populaire, cette sagesse de l'esprit, appelée bientôt de l'intuition par la méditation (chan, thiên) s'est perpétuée à côté du réveil confucéen. Le présent ouvrage étudie comment le bouddhisme religieux et philosophique a de plus grandement contribué aux succès des révoltes et de l'indépendance de la nation Viêt, des origines à la fin de la première grande dynastie, celle des Ly en 1225.
Les sagesses taoîste et bouddhiste se sont rencontrées et mutuellement enrichies dès le deuxième siècle, notamment dans la plaine du fleuve Rouge, alors extrémité méridionale, plus ou moins autonome de l'empire chinois. Pendant un millénaire, et non sans défendre leur particularisme, les moines lettrés du Gia Chi ?An Nam ont participé activement à l'approfondissement de la civilisation, offrant finalement la perspective d'une haute spiritualité naturelle par la religion bouddhiste ou par une difficile intuition immédiate. Ce fut l'Ecole de l'Esprit, pour laquelle on reprit au Xe siècle le terme indien dhyana, transcrit chan (na), vietnamien thièn, japonais zen. Méfiants envers les enseignements théoriques, ils y ont privilégié l'éveil personnel, aidé par des maîtres plutôt guides spirituels, auteurs de dialogues et de stances décourageant les spéculations intellectuelles, et menant aux évidences naturelles. La dynastie Tran s'est imposée au XIIIe siècle dans et hors de l'An Nam ? Dai Viêt, alors avec le Japon bastions extrêmes de la résistance contre les invasions.
Résumé : Depuis près de vingt ans, l'auteur propose des traductions des textes sources qui ne soient pas marquées par une idéologie maçonnique particulière, mais qui, au contraire, soient réalisées sur des bases linguistiques impartiales. L'un de ces anciens textes, revendiqué par la Franc-mac ? onnerie, est le Regius, du milieu du XVe siècle. On sait citer ce texte, mais on en oublie le contexte, en n'y prenant que des extraits permettant de saupoudrer quelque production personnelle. Selon l'auteur, il convient certainement d'approcher ce texte pour découvrir ce qui n'est pas apparent au premier regard, et qui ne peut qu'enrichir sa propre culte à propos d'une ère pré-maçonnique. Ce texte, oeuvre d'un clerc bien au fait de la réalité du chantier, mais n'y appartenant certainement pas, donne des indications sur la vie en commun des ouvriers, sur l'obligation respectueuse dont ils doivent faire preuve vis-à-vis de l'Eglise et des règles sur leur vie, tout simplement. Le caractère réglementaire du Regius a été coulé, par l'auteur anonyme, dans une forme versifiée octosyllabique, courante à son époque et destinée à être facilement retenue (effort de mémoire) qui a été transformée ici en alexandrins plus faciles d'accès à notre culture francophone. Pour faciliter la compréhension du contenu, l'auteur ajoute de nombreuses notes sur le vocabulaire employé, un lexique. Ce type de précisions n'est généralement pas retenu, alors qu'elle peut apporter un éclairage essentiel sur le texte. Comme il l'avait fait dans de précédents ouvrages, l'auteur a cherché à rendre clair un document souvent obscur, la majorité des traductions ne fournissant pas toujours l'outil d'élucidation des notions proposées que l'on est en droit de posséder. Né en 1948, Philippe Langlet s'attache, à partir de sa formation universitaire, à étudier les textes fondateurs, comme les premiers rituels et les aspects anthropologiques de la Maçonnerie. Il a collaboré à différents périodiques maçonniques ou universitaires. Il a publié une quinzaine d'ouvrages et plus d'une vingtaine d'articles traitant de divers aspects du domaine.
Philippe Langlet et Quach Thanh Tâm présentent ici le premier essai d'histoire contemporaine du Viêt Nam depuis la réunification de 1975 jusqu'en 2001. Conditions et réformes économiques, problèmes politiques et culturels, relations internationales y sontexposés à la lumière d'informations récentes.