Les photographies anciennes révèlent un Paris que nous ne connaissons plus. Ou à peine. Le plus surprenant est qu'en contemplant ces scènes de la vie ordinaire on croit entendre les appels des marchands des quatre saisons, le martèlement des sabots des chevaux sur le pavé, les cris des gamins s'égaillant en riant sur les trottoirs. Arrêt sur images. Du quartier Necker à Grenelle, de Javel à Saint-Lambert, le 15e arrondissement offre plus d'un visage. La laiterie de la rue Vasco-de-Gamma vante ses "produits de choix recommandés aux enfants et aux malades", tandis que les poules vont et viennent librement dans la cour de la ferme Sainte-Eugénie, rue de la Procession. Un agent nonchalant monte la garde au poste d'octroi de la porte de Plaisance. Les voitures sortant des chaînes des usines Citroën sont bénies devant l'église Saint-Christophe-de-Javel. Les tueurs des abattoirs de Vaugirard jouent du couteau. Les gardiens de la paix à vélo prennent la pose devant leur commissariat alors que les coureurs des Six-Jours s'élancent au Vél' d'Hiv de la rue Nélaton.
Nombre de pages
189
Date de parution
12/03/2015
Poids
528g
Largeur
166mm
Plus d'informations
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EAN
9782840969327
Titre
Mémoire des rues : 15e arrondissement
Auteur
Langlais Pierre
Editeur
PARIGRAMME
Largeur
166
Poids
528
Date de parution
20150312
Nombre de pages
189,00 €
Disponibilité
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Avant d'arriver sur nos écrans, une série est le fruit d'un long chemin de création collective. Née d'une idée souvent personnelle, elle s'épanouit dans l'esprit de ses créateurs, se nourrit de leurs accords et désaccords, franchit nombre d'étapes et d'obstacles, jusqu'à sa conclusion. Dans ce livre rare, Pierre Langlais relate chaque épisode de la vie des séries, de la première étincelle à la diffusion de l'ultime saison, à travers le regard et les témoignages de leurs auteurs. Des confidences intimes et des secrets de fabrication qui nous éclairent sur leur inspiration, leurs recherches, leur plaisir d'écrire, leur routine, leurs joies et déceptions. En un mot, sur tout ce qu'elles et ils affrontent durant le processus de création. Un récit vivant et riche d'enseignements, pour tous les passionnés de séries et celles et ceux qui les imaginent. Avec la participation de : Michaela Coel (I May Destroy You), Bryan Elsley (Skins), Tom Fontana (Oz), Fabrice Gobert (Les Revenants), Fanny Herrero (Dix pour cent), Anne Landois (Engrenages), Ray McKinnon (Rectify), Adam Price (Borgen), Frédéric Rosset (Irresponsable), Shawn Ryan (The Shield), David Simon (Treme), Sally Wainwright (Happy Valley), David Elkaïm, Vincent Poymiro, Rodolphe Tissot et Bruno Nahon (Ainsi soient-ils). Préface de Caroline Proust, comédienne Postface de Cathy Verney, scénariste et réalisatrice
Le rôle du réalisateur, dans le monde des séries, est très particulière. Souvent considéré comme un technicien, un " faiseur " qui n'intervient que sur un épisode, ou une poignée d'épisodes, il doit malgré tout trouver de quoi insuffler un peu de son regard, proposer des nouveautés sans sortir du cadre définit en amont, et créer une relation avec les acteurs en peu de temps. Il existe, pour simplifier les choses, quatre types de réalisateurs de séries : - l'auteur-réalisateur, qui est aussi scénariste et souvent créateur ; - le réalisateur référent, celui qui tourne le premier épisode et donc détermine la " bible " esthétique de la série ; - le réalisateur régulier, qui peut aussi bien signer toute une saison que des épisodes ici ou là pendant des années ; - enfin le voyageur, qui ne reste jamais bien longtemps et multiplie les séries.
Les actrices et acteurs de séries vivent toutes et tous un long travail d'identification, de distanciation et de lâcher-prise, pour se glisser dans la peau de celles et ceux qui deviendront nos amis, nos ennemis, notre famille, nos miroirs. A quoi ressemble leur rencontre avec leurs doubles de fiction ? Quel rôle jouent-ils dans la définition de leur apparence et de leur psychologie ? Comment s'entendent-ils avec les scénaristes et les réalisateurs qui guident leur chemin ? Leur rapport au rire ou aux larmes évolue-t- il sur la durée ? Leurs émotions sont-elles différentes de celles qu'ils ressentent au théâtre ou au cinéma ? Comment parviennent-ils, au terme de leurs séries, à se défaire d'une âme si longtemps portée et à enchaîner avec un autre rôle ? Après avoir donné la parole aux créatrices et créateurs de séries dans Créer une série, Pierre Langlais réalise un contrechamp en s'intéressant à leurs interprètes. Incarner une série est un spin-off. C'est un partage d'expériences, à partir des témoignages de treize comédiennes et comédiens aux origines diverses, connus pour leurs rôles dans des séries majeures, de genres et de formats différents. Une série en vingt-cinq épisodes.
Le Paris des années 1950 n'a pas encore revêtu les habits de la modernité. On y croise au fil des rues les marchandes de quatre-saisons, les bonnes soeurs en cornette, les agents de police en pèlerine et les écoliers en blouses... Dans les cafés de Saint-Germain-des-Prés ou du Marais, employés, ouvriers, retraités modestes et intellectuels sans le sou s'accoudent aux mêmes zincs. On ne parle guère de chômage mais plutôt des difficultés de logement. Et sans chez-soi confortable, on est souvent à l'extérieur... Ce sont donc des rues animées et vivantes qu'il est donné aux photographes, français (Robert Doisneau, Willy Ronis, Raymond Depardon, Edouard Boubat), comme étrangers (Peter Cornelius, Erwin Blumenfeld, Robert Capa, Ervin Marton, Ernst Haas), d'immortaliser en couleurs. Leurs images pleines de charme et de fraîcheur nourrissent aujourd'hui la légende d'un Paris révolu.
Sous Paris demeurent les abris. Plus précisément ceux que la Défense passive décréta à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Plusieurs milliers, dont quelques centaines étaient équipés pour répondre à l'éventualité d'une attaque au gaz, furent ainsi aménagés dans les caves des immeubles, dans le métro ou même dans les anciennes carrières. Beaucoup ne furent pas démantelés. On en voit les traces dans de nombreuses caves et des structures plus importantes peuplent encore les espaces verts ou les sous-sols d'administrations et d'entreprises. Bien oubliés aujourd'hui, les abris souterrains restent les témoins d'heures sombres de l'histoire comme de plus glorieuses, puisque c'est depuis les profondeurs de Denfert-Rochereau qu'a été coordonnée l'insurrection libératrice d'août 1944. Une plongée fascinante dans un Paris méconnu...
Kamir Barbara ; Sarramon Christian ; Deschamps Mar
Ce sont, d'une certaine manière, les gardiens du temps. Et c'est grâce à eux, antiquaires et brocanteurs, qu'un peu de passé pimente notre présent, agrémente d'une touche singulière nos intérieurs. Dans leurs merveilleuses boutiques, meubles vintage, poupées anciennes, dentelles, photographies, lustres industriels, bibelots, horloges, vaisselle et matériel de cuisine offrent un peu plus qu'eux-mêmes en nous gratifiant de leur histoire et du souvenir d'époques révolues.