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Sécularisation, séparation et guerre scolaire. Les catholiques français et l'école (1901-1914)
Lanfrey André
CERF
44,00 €
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EAN :9782204071963
Au moment où l'Education nationale se préoccupe d'introduire l'enseignement du fait religieux à l'école, où le ministère de l'Intérieur tente de donner un statut officiel à l'islam et où des voix s'élèvent pour préconiser la modification de la loi de 1905, nous commémorons le centenaire de trois mesures qui ont profondément affecté les liens entre l'Eglise et l'État en France : la loi de 1901 sur les associations, la sécularisation et l'exil des congrégations (1902-1903) et la loi de séparation en 1905. On sait moins que cette offensive laïque, mise en œuvre par Pierre Waldeck-Rousseau puis Emile Combes, va déclencher une guerre scolaire qui, aujourd'hui, n'est pas tout à fait apaisée. Ainsi font système les trois substantifs du titre de cet ouvrage, comme trois phases d'une même réalité : la redistribution imposée des domaines du temporel et du spirituel. Ces événements furent l'occasion pour les catholiques, jusque-là très divisés sur la question scolaire, de s'interroger sur l'école confessionnelle et l'école laïque et de tenter d'infléchir leur évolution et leur fonctionnement selon des schémas soit conservateurs, soit libéraux, soit explicitement catholiques, au moyen d'une foule de ligues, associations, comités, syndicats, avec lesquels l'État comme l'Eglise durent compter, et dont l'histoire n'avait pas encore été abordée systématiquement. Quant aux congréganistes sécularisés, ex-sœurs et ex-frères, ils formeront le gros des troupes de la reconstruction d'une école catholique, certains en auxiliaires zélés d'un clergé impérieux, d'autres en tant que citoyens et professionnels désireux de concilier, sur de nouvelles bases, fidélité religieuse et condition laïque. À côté d'autres courants contemporains comme l'Association catholique de la jeunesse française [ACJF] ou le Sillon, ils réaliseront, à leur niveau, la réintégration du catholicisme dans la société.
Résumé : Pour commémorer ses douze années passées sur le siège de Pierre, voici un livre photos retraçant les grands moments du pontificat de François : le pape apparaissant au balcon de Saint-Pierre de Rome, à Lampedusa avec les migrants, les cérémonies de Pâques pendant la période du confinement, l'ouverture des portes saintes du jubilé. Autant d'événements, heureux ou graves, dont il faut se souvenir. Ouvrir ce livre consacré au pape François, c'est se rappeler son immense action pastorale : l'intérêt consacré aux Eglises d'Amérique du Sud, d'Afrique ou d'Asie, le souci des pauvres retrouvé, l'attention portée aux périphéries... Autant de choses qui révèlent la préoccupation du pasteur, que chacun trouve sa place dans l'Eglise. François, c'est aussi un héritage théologique majeur : la prise de conscience, au sein de l'Eglise, de la crise écologique et l'initiation d'une réflexion théologique ; l'accueil fait aux divorcés-remariés. Tout cela, c'était François. Pour ne pas oublier.
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
Résumé : Ecrire en 100 dates l'histoire de l'Eglise, l'une des plus vieilles institutions religieuses au monde, voilà le pari insensé de ce petit livre ! D'emblée, quelques dates célèbres s'imposaient. Pourtant, elles ne suffisaient pas. C'était compter sans certains détails qui, parfois, font sens, et des acteurs secondaires qui n'en ont pas moins joué un rôle significatif. Au fil de chemins de traverse se dessine ainsi un autre visage de l'Eglise. Mais au juste, qu'appelle-t-on "Eglise" ? L'Eglise catholique, apostolique et romaine ? L'Eglise au sens sociologique et protestant du terme ? Les Eglises ? De l'exercice banal, en histoire, de la frise chronologique, Bénédicte Sère fait un jeu, pour éveiller la curiosité, brouiller les catégories, ouvrir de nouveaux horizons...
D'innocentes jeunes femmes enfermées au couvent à leur corps défendant : voilà une image héritée des Lumières dont il est bien difficile de se départir... Si la part des vocations forcées doit être relativisée, comment expliquer qu'au xviiie siècle, deux tiers des établissements détenant des " correctionnaires " étaient les communautés religieuses ? Aude Loriaud se penche sur l'évolution de ces microsociétés à la suite du concile de Trente qui imposa, en 1563, la clôture stricte comme condition de la vie religieuse féminine. Le contrôle des couvents devint alors un véritable enjeu de pouvoir politique, religieux et familial car ces refuges n'en n'étaient pas moins centres de régulation sociale, rouages de l'institution judiciaire, sanctuaires de la réputation des familles et lieux de conversion et d'éducation en plein coeur battant des villes. Des puissantes supérieures rompues aux exercices juridiques, aux détenues des " chambres de force " , se dessine une grande diversité de conditions féminines, qui renseigne en filigrane sur la vie des femmes de l'époque moderne. A l'affût de toutes les sources, et même les plus discrètes, Aude Loriaud rétablit ici l'histoire des femmes dans les couvents et fait à nouveau résonner leurs voix.