Le discours ne reflète pas le social : il le construit. Il modèle les rapports entre les sujets, mettant en place des autorités qui ont droit à la parole et à la décision, instaurant la confiance, produisant des attentes. Sous le regard du sémioticien, le discours, au-delà des mots qui le composent et en deçà des idées qu'il exprime, est donc d'abord action - à la fois ce qui prétend nous faire agir et ce qui voudrait régler notre agir. Cette thèse, Eric Landowski la met à l'épreuve sur différents registres : discours de la presse et de la publicité, discours du droit et de la politique surtout. Les stratégies de persuasion et les effets de mise en scène qui s'y déploient, de même que les simulacres qui s'y constituent - quel statut accorder par exemple à l'idée de génération dans l'expression "la génération de 68" , ou à celle d'opinion dans des phrases comme "l'opinion publique sent confusément que. ". . , "Le Raincy, banlieue sans opinion publique" ? -, font l'objet de réflexions théoriques et d'analyses concrètes illustrant la démarche d'une discipline, la sémiotique, en plein renouvellement, et attentive aux disciplines voisines. C'est dire que ce livre s'adresse tout autant aux sociologues, aux politologues ou aux juristes qu'aux spécialistes des sciences du langage.
Nombre de pages
320
Date de parution
01/02/1989
Poids
601g
Largeur
1mm
Plus d'informations
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EAN
9782020105408
Titre
Essais de socio-sémiotique : La Société réfléchie
ISBN
2020105403
Auteur
Landowski Eric
Editeur
SEUIL
Largeur
1
Poids
601
Date de parution
19890201
Nombre de pages
320,00 €
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Résumé : L'image de la sémiotique française s'est figée, à partir des années 1960, comme celle d'une discipline formelle travaillant par principe sur des artefacts séparés de la vie. Textes extraits de leur contexte, sujets exclus de leur histoire, objets vidés de leur substance, effets de sens sans présence... Pourtant, cinquante ans ont passé et la discipline offre aujourd'hui un autre visage. C'est ce dont voudrait témoigner ce livre. Loin de pratiquer l'exclusion par principe, il s'agit désormais de retrouver les dimensions perdues du sens, celles qui dépendent de la présence même - immédiate, éprouvée - de l'autre, des textes, des ?uvres, de la matière sensible. Et par là, de tirer de l'ineffable mille petites " passions " vécues dans l'instant, au contact des choses, mais souvent si ténues que la langue les a laissées sans nom. Est-il donc possible de rendre compte de l'expérience, comprise comme moment de l'émergence du sens, tout en restant dans le cadre d'une quête d'intelligibilité raisonnée et communicable Parier pour une réponse affirmative, c'est revenir aux origines phénoménologiques de la sémiotique. Cette visée prend appui sur le dernier livre de A.J. Greimas, De l'Imperfection, autour du concept clef d'esthésie, sans toutefois en retenir l'idée de " fusion " entre sujet et objet. Qu'il s'agisse de nos rapports à l'autre en tant que corps-sujet, à la temporalité ou aux objets du " goût ", une socio-sémiotique du sensible appelle bien plutôt une conceptualisation de type interactif. D'où un ensemble de propositions théoriques nouvelles destinées à compléter l'appareil conceptuel déjà en place, et une série d'analyses concrètes montrant (par exemple sur la scène politique, ou dans la publicité) comment le sens éprouvé naît d'ajustements réciproques et dynamiques, par " contagion " entre partenaires engagés dans l'expérience vécue.
Landowski Marcel ; Gripari Pierre ; Perrin Clotild
Un jour, Monsieur Pierre trouve cinq francs dans sa poche. Aussitôt, il décide d'acheter une maison. À ce tarif-là, elles sont plutôt rares... Il en trouve pourtant une, mais son prix modique cache quelque chose : une sorcière habite le placard à balais. Et si l'on chante certaine petite chanson, elle sort... Cette jolie et amusante histoire a inspiré de nombreuses adaptations, à la télévision ou par des compagnies de marionnettes. La petite chanson de la sorcière a suscité bien des frissons et nombre de petits lecteurs sont passés près du placard aux balais en fredonnant juste le début de la ritournelle... On ne sait jamais... Cette histoire est suivie du Conte des deux chaussures qui s'aimaient d'amour tendre, du roman d'une patate qui rêvait de devenir frite, de l'histoire de l'oncle Pierre qui ne voulait pas croire qu'il était mort, et des aventures du petit cochon futé. Comme tous les contes de la rue Broca, ces cinq récits incisifs sont pleins de charme et d'humour. Ils se déroulent dans un univers qui ressemble beaucoup au nôtre, mais où tout est possible. Les personnages acceptent sans sourciller les choses les plus étonnantes et surnaturelles. Et comme tous les contes, on commence par les écouter, puis on les dévore dès qu'on sait bien lire. --Pascale Wester
Lola est une enfant de 12 ans, tuée dans d'atroces circonstances le 14 octobre 2022. Placée en garde à vue, la principale suspecte, D. B., est mise en examen pour meurtre, précédé, accompagné ou suivi d'actes de tortures ou de barbaries, et pour viol. En quelques heures à peine, ce terrible fait-divers bouleverse l'opinion publique, faisant l'objet d'un emballement médiatique inédit. La cynique récupération politique qui s'ensuit entraîne la remise en question de grands principes démocratiques, avec notamment des appels à une justice expéditive et un rétablissement de la peine de mort. Ce livre, écrit par les avocats de D. B., première femme condamnée à la perpétuité incompressible, raconte de l'intérieur les contours de cette affaire hors norme, depuis ses premiers instants jusqu'à la plaidoirie finale, en passant par le récit d'une reconstitution exceptionnelle ou la description d'une Unité pour Malades Difficiles. A partir du point de vue trop peu entendu des avocats "du Mal., La Sinistre Comédie dépeint surtout une effroyable traversée des enfers, caractérisée par l'inquiétant basculement populiste des élites médiatiques et politiques dans leur rapport à la justice et au crime. "S'il faut savoir se taire dans le respect du Droit, il ne faut pas avoir peur de parler pour le défendre. C'est la raison de ce livre."