Du 29 mai au 26 août 2019, le Centre Pompidou accueillera une exposition majeure consacrée à Bernard Frize, peintre français incontournable de la scène artistique internationale. Plus de quinze ans après la dernière exposition de l'artiste en France, au musée d'Art moderne de la ville de Paris, le Centre Pompidou revisite l'oeuvre de Bernard Frize, depuis ses débuts en 1977. Riche d'une soixantaine d'oeuvres, le catalogue Sans repentir propose un parcours thématique libre, sans direction, ni hiérarchie, en rupture avec l'approche sérielle pour laquelle l'artiste est connu. Bernard Frize, né en 1954 à Saint-Mandé, ne cesse d'interroger depuis ses débuts la pratique picturale et le rôle du peintre. À une époque davantage marquée par la virtualité et les images en mouvement, il engage une réflexion sur les enjeux du médium de la peinture, comme peu de ses contemporains. Depuis plus de quarante ans, l'artiste ? qui vit aujourd'hui entre Paris et Berlin ? expérimente de nouvelles voies picturales par un jeu contradictoire d'affirmations et d'esquives. Selon Frize, ses peintures ne sont pas l'expression d'un moi créateur, et « les sensations, les sentiments n'y ont pas de place ». Elles relèveraient simplement de l'application d'un protocole formel que l'artiste s'impose librement. Au geste démiurgique qu'il réprouve, Frize oppose la mise en oeuvre d'un processus technique, banal, parfois loufoque, souvent absurde, à l'instar des travaux de l'OuLiPo. Connu essentiellement pour ses peintures abstraites conceptuelles, fonctionnant le plus souvent en série, Bernard Frize intègre dans les années 1980 des éléments figuratifs dans son oeuvre, et s'intéresse aussi à la photographie. Six thèmes structureront l'exposition et le catalogue : « avec déraison », « sans effort », « avec système », « sans système », « avec maîtrise », « sans arrêt ». Afin de mettre en lumière les problématiques picturales multiples de chaque oeuvre, des peintures relevant d'une même série seront montrées dans différentes sections, chacune accompagnée d'un commentaire de l'artiste.
Nombre de pages
203
Date de parution
07/06/2019
Poids
1 170g
Largeur
231mm
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EAN
9782373720884
Titre
Bernard Frize. Sans repentir, Edition bilingue français-anglais
Après une première étape à Tokyo et avant de prendre son envol pour Toronto, l'exposition Chagall et l'avant-garde russe, hors-les-murs du Centre Pompidou est présentée au musée de Grenoble du 5 mars au 13 juin 2011. Plus de 150 oeuvres issues des collections du Musée national d'art moderne permettent de retracer une période particulièrement féconde de l'histoire de l'art du XXe siècle, l'avant-garde russe, avec comme fil conducteur l'univers fascinant d'un des grands poètes de la peinture moderne : Marc Chagall.Les expositions hors-les-murs du Centre Pompidou visent à mettre en valeur la collection du musée national d'Art moderne en l'exposant dans d'autres institutions. A Grenoble, le Centre Pompidou présente pour la première fois dans cette ampleur les plus belles oeuvres de sa collection d'art russe, dont les fleurons sont les ensembles Chagall et Kandinsky. Plus particulièrement, l'exposition s'organise autour de Chagall, et met en évidence les rapports qu'il entretint avec le milieu artistique de l'avant-garde russe. Issu d'un art populaire profondément enraciné dans la culture du pays, fruit d'une rupture avec l'académisme et d'échanges nombreux avec les avant-gardes européennes de Paris, Berlin ou Munich, cet art russe prend des formes très singulières. Des peintures et des sculptures révèlent ce nouveau langage plastique mais aussi des dessins, des gravures, des photographies, des affiches, des projets de décors, des reliefs et des constructions.L'exposition qui rassemble de manière tout à fait exceptionnelle plus de 150 pièces et réunit 24 artistes autour de Chagall met en perspective la naissance et l'épanouissement de cette avant-garde, du néo-primitivisme au constructivisme, en passant par les collaborations avec le monde du spectacle.Exposition : GRENOBLE 2011
Après avoir exposé et produit les artistes ou les projets artistiques les plus fous, la Monnaie de Paris, fidèle à son ADN de faiseuse d'expositions précieuses, réunit deux grandes figures de l'art contemporain et donne carte blanche à Bertrand Lavier pour un hommage à Raymond Hains. Raymond Hains (1926-2005), esprit génial, libre et facétieux qui déclarait être « le ministre de sa propre culture » sera ici célébré et chahuté par Bertrand Lavier qui proposera, dans chacune des douze salles de l'exposition, d'en revisiter les chefs d??uvre. Douze clins d??il où Bertrand Lavier confronte, provoque et joue avec les ?uvres de Raymond Hains, mais également avec les siennes. Dans cette exposition où la poésie le dispute à l'absurde, on vous parlera notamment de bière, de ski, de Matisse et de Picasso.
En 2009, à Nantes, Ange Leccia réalisait Nymphéa, ?uvre permanente d'Estuaire, qui consiste en une projection vidéo à la surface de l'eau : il venait installer, dans la ville de naissance de Jacques Demy, l'image surnaturelle d'une icône de la mode et du cinéma, Laetitia Casta. En jouant des effets éclatants de l'image sur l'élément aquatique, Ange Leccia revenait à l'essence même de la vidéo : la projection de lumière. Le temps de la prise de vue y rejoint le temps de l'eau qui passe. Nymphéa est sous l'eau comme toutes les images que va chercher Ange Leccia sont en lui. Cette quête, ce voyage à l'intérieur de soi, est le programme de « La mer allée avec le soleil ». Une exposition introspective, telle une plongée dans trente-cinq années de pratique dans laquelle on rencontre toutes les figures qui font la singularité et la beauté du travail d'Ange Leccia : l'omniprésence de l'eau, des images comme des souvenirs de sa jeunesse corse ; les explosions, tempêtes, orages et déferlantes qui illustrent sa sensibilité à fleur de peau ; des images télévisuelles retravaillées dans lesquelles la gravité intérieure rejoint la gravité du monde (en contraste, sans cesse, la beauté du monde naturel) ; les jeunes filles ou l'adolescence comme l'état de création artistique de tous les possibles, mais où l'on se sent perdu face à l'inconnu ; la pop music et les tubes qui souvent collent au souvenir d'un sentiment fort. Pensé au départ comme un événement biennal (2007-2009-2012), Estuaire Nantes Saint-Nazaire est aujourd'hui une collection à ciel ouvert de trente oeuvres permanentes réalisées in situ, à Nantes, Saint-Nazaire et dans les communes riveraines de l'estuaire de la Loire qui les relie. Le projet artistique accompagne un projet politique : la construction de la métropole Nantes Saint-Nazaire. Ainsi, chacune des oeuvres de ce «monument dispersé » guide vers un lieu atypique ou un site remarquable de l'estuaire. Entre réserves naturelles fragiles et bâtiments industriels gigantesques, l'estuaire de la Loire est un territoire complexe. Dédales de petits chemins, enchevêtrements d'étiers, portes d'entrées multiples à sa découverte : les ?uvres d'Estuaire sont le fil d'Ariane d'un espace en mutation constante.
Yves Klein n'a eu que peu de temps pour se faire un nom dans le milieu de l'art. Pourtant, lorsqu'il meurt d'une crise cardiaque en 1962, l'artiste est déjà une légende. En quelques années, il est devenu l'une des figues majeures de l'art contemporain à l'international. Représenté par les plus grandes galeries de son temps, Yves Klein a également exposé dans les plus prestigieuses institutions. Comprenant très tôt l'importance croissante des médias - qu'il utilise à son avantage -, il ne considère pas la photographie comme un simple moyen de documentation, mais plutôt et surtout comme une façon de présenter ses modèles. En décidant lui-même par qui et comment il est photographié, Yves Klein a fait de sa vie artistique un mythe, rendant floues les limites entre ses oeuvres et sa vie privée. Yves Klein in/out Studio propose la reproduction d'oeuvres de Klein (Le Saut dans le vide, les murs de l'Opéra-Théâtre de Gelsenkirchen, des vues de son exposition programmatique "Monochrome und Feuer" au Museum Haus Lange de Krefeld, en 1961) ainsi qu'un regard sur l'envers de son travail, notamment de ses performances. Au fil des pages, on découvrira ainsi la genèse de ses fameuses "Anthropométries" et des peintures de feu, des portraits de l'artiste dans son studio ou en voyage, ainsi que de nombreuses planches contact reproduisant des photos "non autorisées" et encore inédites.
Ce livre est publié à l'occasion de la première exposition de Jiang Dahaï à Paris, à l'invitation du musée national des Arts asiatiques Guimet. Né à Nankin en 1946, Jiang Dahaï (naturalisé Français depuis 1991) partage son temps entre Paris et Pékin. Formé successivement à l'Académie centrale des beaux-arts de Chine (Pékin) et à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, son ?uvre picturale s'affirme aujourd'hui comme l'une des plus achevées d'une génération durement éprouvée par la Révolution culturelle. Renouvelant le dialogue fécond suscité par la rencontre, au siècle dernier, entre les traditions picturales française et chinoise entreprise par des artistes formés à Paris, comme Zao Wou Ki, Chu Teh Chun, ou avant eux Xu Beihong, les peintures de Jiang Dahaï, détachées du lyrisme gestuel de la calligraphie, livrent, dans une langue abstraite et minimale, une subtile et fascinante vision de paysages à la fois cosmiques et célestes. Faites d'une chorégraphie manuelle de légères gouttes de couleurs transparentes lancées par le pinceau sur la toile, sans contact avec elle, les peintures révèlent des modulations harmoniques infinies, à la fois immobiles et fluides, qui se déploient comme dans un ciel sans cesse renouvelé par la capture de la lumière.