En raison du mouvement de grève à Bpost, nous vous recommandons de privilégier les envois par Mondial Relay sur notre site.
Dictionnaire des intellectuel.les au Québec
Lamonde Yvan ; Bergeron Marie-Andrée ; Lacroix Mic
PU MONTREAL
45,00 €
Sur commande, 2 à 4 jours
EAN :9782760637047
Qui connaît vraiment les intellectuel.les hors du cercle restreint des historiens et des littéraires ? Quelle mémoire avons-nous de celles et ceux qui, au Québec, eurent recours à la parole comme "mode d'action" ? Qui, comme Hubert Aquin, entreprirent et entreprennent encore de "comprendre dangereusement" la culture et la société de leur époque, remuant idées et images, bousculant pouvoirs et doxa ? Ce dictionnaire est conçu pour combler les lacunes d'une mémoire collective quelque peu défaillante, mais aussi pour donner envie de lire ou de relire les textes de ces femmes et hommes pássionnés par les idées, qui ont contribué — et qui contribuent toujours — à bâtir la société québécoise. On y trouvera les noms de celles et ceux qui, depuis trois siècles, interviennent sur la place publique et soulèvent des questions d'intérêt civique et politique à propos d'enjeux collectifs importants ; de celles et ceux qui promeuvent ou incarnent la liberté de parole et la défendent contre différents pouvoirs et structures organisationnelles. Ce dictionnaire comprend 137 entrées exhaustives sur des femmes, des hommes, des publications et des institutions du XVIIIe au XXIe siècle, écrites par plus de 80 spécialistes, ainsi qu'un index.
Nombre de pages
348
Date de parution
17/08/2017
Poids
560g
Largeur
152mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782760637047
Titre
Dictionnaire des intellectuel.les au Québec
Auteur
Lamonde Yvan ; Bergeron Marie-Andrée ; Lacroix Mic
Editeur
PU MONTREAL
Largeur
152
Poids
560
Date de parution
20170817
Nombre de pages
348,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Cet ouvrage réalise le souhait d'une histoire comparée du Haut-Canada et du Bas-Canada à l'époque des rébellions formulé depuis des années par Jean-Paul Bernard, Allan Greer et François Labonté. Historien de 1837 et de 1838, de Papineau et des idées au Bas-Canada, Yvan Lamonde y fait l'histoire de l'émergence d'une opposition républicaine au pouvoir loyal haut-canadien, balise les moments où, face au Family Compact et à la "clique du château" , se croisent Mackenzie et les réformistes, d'une part, et Papineau, Robert Nelson et les patriotes, d'autre part. Il analyse les revendications et les stratégies communes des deux colonies, compare les 92 Résolutions et le Seventh Report et dévoile les raisons de l'inaccomplissement d'un projet d'émancipation coloniale à la fois semblable et différent.
L'histoire intellectuelle de la période 1939-1965 fait voir autrement la guerre non réductible à la conscription, mais porteuse de prospérité économique et syndicale, d'effervescence culturelle, de fin du pétainisme intellectuel des Québécois. Ils en sortent conscients d'un rapport d'altérité avec la France et d'un rapport de similitude avec l'Amérique mieux définis. La guerre induit aussi une modernité plus large que celle pour laquelle Borduas, Pellan et les Automatistes se battent ; la modernisation oblige à regarder le traditionnel qui traverse les deux trames les plus fortes du Québec : la religion et le nationalisme. Entreprendre, une fois constatée "l'unité spirituelle factice" , de critiquer le catholicisme et le nationalisme, c'est délester ces deux composantes culturelles du poids de leur anachronisme. Les années 1950 ne sont plus un angle mort masqué par la fausse compréhension du changement supposément portée par ce qui aurait été une révolution tranquille plus ou moins datée du 22 juin 1960. La mise en valeur de la liberté, la dénonciation de la peur, du silence et de l'instrumentalisation de la politique et de la religion par les résistants de cette décennie montrent l'époque autrement. Une découverte importante de la présente histoire réside dans le fait que 50 ans après cette période, le Québec vit toujours son rapport de malaise avec le passé. Fernand Dumont l'avait bien vu en 1958, il y aurait un "vide spirituel" à combler.
Cette histoire de la modernité au Québec (1929-1965) en deux tomes est la suite des deux premiers de l'Histoire sociale des idées au Québec (1760-1896, 1896-1929) déjà parus. Une fois achevée, l'entreprise sera une généalogie de ce qu'on a confusément et paradoxalement appelé la "Révolution tranquille" . Pour l'instant, l'histoire de la décennie 1930 du point de vue de la crise intellectuelle et spirituelle qui y est vécue fait voir les soubresauts que connaît le Québec d'alors. Le combat pour la modernité qu'y livrent Olivar Asselin, de Saint-Denys Garneau, André Laurendeau, Jean-Charles Harvey, le père Georges-Henri Lévesque et bien d'autres est confronté à des obstacles dont l'élection de Maurice Duplessis en 1936 n'est pas le moindre frein. L'histoire ici racontée est celle d'un processus par lequel le noeud de la tradition est à la fois dénoué dans une démarche pour la modernité et à la fois partiellement renoué par un conservatisme qui s'était masqué.
Les débats sur l'utilité des organisations internationales pendant la pandémie de COVID-19 ou la guerre en Ukraine illustrent le poids des attentes qui reposent sur ces institutions, malgré leur affirmation de ne pas intervenir dans le champ politique. Cet ouvrage prend cette revendication au sérieux et étudie la manière dont ces organisations s'efforcent de "dépolitiser le monde". S'appuyant sur divers cas d'étude, de la gestion de la crise environnementale à la réforme du Conseil de sécurité de l'ONU, les autrices analysent de façon précise les pratiques d'expertise, les prétentions à la neutralité et le jeu sur la temporalité des négociations qui mènent à la dépolitisation. Elles mettent au jour trois grandes logiques qui la sous-tendent : le pragmatisme, les stratégies de légitimation et les tactiques d'évitement de la responsabilité. Tout en éclairant la complexité et la crise de légitimité du multilatéralisme contemporain, elles montrent en définitive qu'il est impossible de réduire ces organisations à de simples mécanismes apolitiques établis uniquement pour faciliter la coopération internationale.
Depuis plus de 75 ans, le cinéma nous met en garde contre les armes nucléaires. Tous ces cauchemars sur pellicule expriment symboliquement la pire angoisse qui hante notre imaginaire collectif : l'anéantissement du monde tel qu'on le connaît. A travers un découpage historique et thématique, cet essai analyse plus de 40 oeuvres cinématographiques en mettant l'accent sur les appréhensions générées par la puissance nucléaire. L'étude se penche donc sur l'évolution des doctrines stratégiques nationales ainsi que sur les perceptions qui en découlent. En se prêtant à une lecture allégorique ou sociologique, ces films jettent un éclairage révélateur sur la place qu'occupe le cinéma dans notre représentation des grands enjeux militaropolitiques depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Quels sont les visages de l'héroïsme dans le cinéma d'aujourd'hui ? Le superhéros hollywoodien n'a pas dit son dernier mot, mais il vit désormais au sein d'une diversité qui a beaucoup évolué au cours des vingt dernières années, notamment celle des femmes, des communautés noires, migrantes, autochtones et LGBTQIA+. L'ouvrage explore de manière fascinante ces nouvelles figures héroïques dans plusieurs genres cinématographiques et différents pays - les Etats-Unis, la France, l'Iran, la Grande-Bretagne, le Québec et Taiwan.