Archives de sciences sociales des religions N° 167, Juillet-septembre 2014 : Postérités allemandes.
Lamine Anne-Sophie ; Knoblauch Hubert
EHESS
22,00 €
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EAN :9782713224331
Le premier dossier de ce numéro invite à un voyage sociologique outre-Rhin. La postérité des auteurs classiques y est abordée par une présentation originale de l'ascèse chez Georg Simmel et par les traductions inédites de deux textes, l'un de Niklas Luhmann sur la religion comme communication et l'autre de Thomas Luckmann sur les transcendances. Les développements contemporains portent notamment sur la spiritualité envisagée comme construction communicationnelle de la transcendance et sur l'attitude non-religieuse dans une perspective comparative entre ex-RDA et USA. Enfin, deux études macrosociologiques reprennent les questions des "modernités multiples" et de la sécularisation aujourd'hui. Le second dossier revient sur l'oeuvre historienne de François Laplanche récemment disparu. Cet éminent spécialiste de l'exégèse biblique sur longue durée a notamment fait connaître pour l'époque moderne la déconstruction historique des Ecritures saintes par les théologiens calvinistes de Saumur au XVIIe siècle, les atermoiements de la ? science catholique" au XIXe siècle et le renouvellement de cette même "science" après la "crise moderniste" au tournant du XXe siècle. Le troisième dossier réunit enfin diverses réflexions autour de l'objet religieux dans les sciences sociales. Il comprend une relecture des Formes élémentaires de la vie religieuse (Durkheim) par Bruno Latour, un bilan par Albert Piette de son approche ethnographique de la religion en train de se faire, une critique de la notion de "modernité religieuse par Lionel Obadia et en contre-point l'idée avancée par Véronique Altglas d'"exotisme religieux" pour mieux appréhender la logique sociale des croyances contemporaines.
Nombre de pages
332
Date de parution
30/10/2014
Poids
530g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782713224331
Titre
Archives de sciences sociales des religions N° 167, Juillet-septembre 2014 : Postérités allemandes.
Auteur
Lamine Anne-Sophie ; Knoblauch Hubert
Editeur
EHESS
Largeur
160
Poids
530
Date de parution
20141030
Nombre de pages
332,00 €
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Certains actes commis au nom du religieux ont de sérieuses raisons d'inquiéter. On se focalise, à juste raison, sur la radicalité. Pourtant, mieux comprendre le religieux ordinaire permet aussi d'éclairer les ressorts de sa radicalisation. Pour ce faire, cet ouvrage répond à plusieurs questions. Le religieux est-il un risque pour l'intégration sociale ? Croire est-il un engagement qui ne laisse pas de place au doute ? Le religieux est-il un phénomène social comme un autre ? Pour cerner les relations entre identités religieuses et monde commun, l'ouvrage s'appuie sur des enquêtes empiriques portant sur des croyants de diverses religions. Il en propose sur une analyse pragmatiste, inspirée du philosophe social et politique lohn Dewey. Cette approche prend en compte le rôle des émotions et des attachements dans la croyance et dans ses perceptions. En outre, plutôt que la notion d'intégration, elle privilégie celle de participation sociale, afin de décrire ces actions que l'on fait en vue d'un commun, au-delà de son intérêt propre. L'ouvrage ouvre des perspectives sur le passage à la radicalisation du croire.
Au cours de ces dernières décennies, les questions de laïcité, d'immigration, d'islam et de sectes reviennent de manière récurrente dans le débat public. Polémiques concernant le port de foulards, contestations de pièces de théâtre ou d'oeuvres d'art contemporain, controverses sur la dangerosité de groupes religieux ou sectaires, réactions à des caricatures, oppositions à la construction de lieux de culte, demandes de régimes alimentaires spécifiques en collectivité ou encore actes et propos racistes, antisémites ou anti-musulmans, ces nouveaux conflits, porteurs de dimensions culturelles, ethniques ou religieuses, traversent la société française. En comparaison d'autres antagonismes sociaux (grèves, manifestations), ils sont perçus comme menaçant davantage la cohésion sociale. Cet ouvrage propose une lecture inédite et analytique de ces antagonismes en s'appuyant sur une série d'enquêtes dans des lieux aussi variés que des prisons, des collèges, des mosquées, des églises pentecôtistes ou des cimetières, sur des pratiques aussi diverses que l'alimentation halal, le judéobouddhisme, les arts martiaux ou la vente directe. Les observations sont menées à des échelles variées: des relations intergénérationnelles à l'Etat, en passant par la commune, les services publics ou les communautés religieuses. Quelques contrepoints décalent la perspective en sortant de l'Hexagone. Le regard sociologique éclaire les modes de régulation et de négociation et révèle l'existence de nombreuses possibilités de compromis et d'ajustement.
Malgré les crispations identitaires, les rencontres entre membres ou responsables de diverses religions se multiplient et prennent la forme d'événements publics auxquels participent même des élus, de conférences et d'actions communes au service du "vivre ensemble". S'appuyant sur la première enquête réalisée auprès d'associations et d'acteurs religieux, cet ouvrage montre comment laïcité et identités religieuses sont mises au défi de cette pluralité et oscillent entre crainte, mésestime et reconnaissance.
Lamine Anne-Sophie ; Lautman Françoise ; Mathieu S
Les auteurs de cet ouvrage, anthropologues, sociologues et historiens montrent comment l'altérité religieuse se conjugue de l'intime au public, à travers des études de cas, telles que les couples mixtes, les relations de voisinage, la cohabitation de deux groupes religieux dans un quartier populaire ou encore la gestion politique de la diversité religieuse. Ces analyses nous conduisent dans des contextes variés : islams, judaïsmes, christianismes, ou nouveaux mouvements religieux.
Marseille est un laboratoire privilégié. La crise actuelle de son modèle de développement économique est aussi celle de son territoire. Aussi la mise en cause de ses équilibres spatiaux appelait-elle tant une lecture historique de la genèse des structures urbaines qu'une lecture géographique des distributions sociales et spatiales d'aujourd'hui. C'est à cette double démarche que répond ce livre. D'une part, en analysant les dimensions synchroniques des activités économiques et démographiques inscrites dans une morphologie urbaine socialement structurée. D'autre part, en construisant le modèle génétique de l'articulation entre division sociale et trame matérielle de la ville : un modèle " libéral ", fruit de stratégies et de conduites, tôt établi au XIXe siècle, porteur d'effets de longue durée, et qu'échoue à altérer une haussmannisation manquée. L'interaction entre modes d'agir et formes urbaines, entre continuités et discontinuités temporelles, a fait de Marseille un cas d'école : division sociale, morphologie, croissance y sont étroitement liées, dans l'espace comme dans l'histoire. La ville se lit dans les principes tant de sa construction sociale que de sa division sociale. La première est le produit d'une création urbaine portée par des groupes, propriétaires, négociants, entrepreneurs immobiliers, animés par des projets mais aussi soumis à des contraintes, des compromis et des ratages. La seconde dessine des oppositions, entre équerre des beaux quartiers, de Longchamp au Prado, et faubourgs industriels, ville et port, nord et sud, avec la Canebière comme frontière, oppositions qui sont autant de composantes historiquement situées d'une structuration sociale du territoire, Dans un double refus du postulat écologique, pour qui la conduite des hommes est subordonnée à l'influence du milieu, et du postulat sociologiste, pour qui la société se projette simplement et immédiatement sur un sol quasiment vierge, l'ouvrage de Marcel Roncayolo est ainsi exemplaire pour les trois modèles qu'il propose, de genèse historique de la ville contemporaine, d'interprétation des relations entre territoire et société, et de mobilisation croisée des démarches de la géographie et de l'histoire.