Artefact N° 11/2019 : Pannes et accidents (XIXe-XXIe siècle). Au cœur de l'économie, des techniques
Lambert Guy ; Raveux Olivier
PU MIDI
24,99 €
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EAN :9782810706679
Les pannes et les accidents des systèmes de production de biens et de services n'ont pas encore retenu l'attention suffisante des historiens. Le fait est d'autant plus surprenant que ces événements ne sont pas rares, mais rythment bien au contraire la marche des techniques et les activités quotidiennes des économies et des sociétés. Ils constituent des crises génératrices d'une documentation aussi abondante que riche d'informations, permettant d'étudier, par un angle d'attaque décalé, des éléments placés au cour du fonctionnement des systèmes techniques et des organisations qui les animent. C'est ce que se propose de faire ce dossier en plaçant la focale sur diverse thématiques, depuis le quotidien des techniques jusqu'aux relations entre les acteurs en charge des machines et des dispositifs de production.
Nombre de pages
392
Date de parution
30/01/2020
Poids
704g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9782810706679
Titre
Artefact N° 11/2019 : Pannes et accidents (XIXe-XXIe siècle). Au cœur de l'économie, des techniques
Auteur
Lambert Guy ; Raveux Olivier
Editeur
PU MIDI
Largeur
170
Poids
704
Date de parution
20200130
Nombre de pages
392,00 €
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Résumé : Invention en grande partie parisienne, les passages couverts ont régné dans la capitale pendant une soixantaine d'années seulement, entre la fin du XVIIIe siècle et le milieu du siècle suivant. Le modèle est profondément novateur au XIXe siècle, autant par sa forme architecturale que par le rôle social qu'il remplit alors. Systématiquement bordés de boutiques, c'est précisément par ce que l'on y trouve que les passages séduisent, bien au-delà de leur cadre, aussi somptueux soit-il : le commerce du luxe et de la mode côtoie les salles de spectacle, les cafés et les restaurants. C'est cette polyvalence qui fonde l'identité du passage couvert, voué à la circulation mais aussi à l'agrément. Aujourd'hui, parmi la soixantaine qui vit le jour entre la fin du XVIIIe siècle et le milieu du XIXe siècle, il n'en reste que dix-sept, groupés sur la rive droite et encore affectés à leur fonction première.
Type architectural novateur au XIXe siècle, le passage couvert relève d'une adéquation entre la conception de la ville, l'essor du commerce du luxe et une nouvelle sociabilité. Polyvalent, il est voué autant à la circulation qu'à l'agrément sous toutes ses formes. Parmi la quarantaine de passages qui firent les beaux jours de la capitale, entre la fin du XVIIIe siècle et le milieu du XIXe, dix-sept seulement ont encore leur fonction première. Tous sont situés sur la rive droite de la Seine. Leur découverte se fait quartier par quartier, suivant une progression conciliant topographie et chronologie. Les Itinéraires, conçus comme un outil de tourisme culturel, invitent à la découverte des chemins du patrimoine.
Une impression de déjà-vu ? La forteresse de Dunsinane, c'est le château où s'était retranché l'usurpateur Macbeth à la fin de Macbeth, la "pièce écossaise" de William Shakespeare. David Greig reprend la situation là où Shakespeare l'avait laissée en 1606. L'assassin du bon roi Duncan a enfin été éliminé ; la dangereuse femme-sorcière qui avait poussé son époux au crime est défaite, elle aussi. Le retour à la paix civile ? Pas tout à fait. Certes, Macbeth l'usurpateur est mort, mais son successeur Malcolm n'est que veulerie et luxure. L'harmonie politique semble ne pas vouloir s'installer en ce royaume. Dans la suite qu'il invente à la tragédie de Shakespeare, David Greig s'infiltre dans les ouvertures, ou plutôt les ellipses de l'histoire de Macbeth, et il les remplit des doutes politiques de notre époque. Greig a vu les armées britanniques et américaines intervenir et s'embourber au Moyen-Orient. Dans Dunsinane, il montre à quel point, une fois les opérations militaires achevées, rien n'est encore joué et comment la politique continue la guerre par d'autres moyens, pour inverser la formule de Clausewitz. Greig rebat les cartes et distribue une nouvelle main aux joueurs de la partie ; il donne la parole à ceux que Shakespeare avait, à l'instar de son tyran, réduits au silence : Lady Macbeth, Malcolm, et les soldats.