Sciences de la Société N° 78, 2009 : Art, mémoire et territoire
Lambert Emmanuelle ; Trouche Dominique
PU MIDI
21,00 €
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EAN :9782810700707
Démarches artistiques in situ, devoir de mémoire, investissement communicationnel des territoires, autant d'actions ou d'expériences pour repenser notre rapport à l'espace et au temps. Mais, entre injonctions mémorielles, commémorations et oublis, comment penser réellement les traces du passé dans le présent ? Ce numéro de Sciences de la Société est articulé autour de trois thèmes : actions ou créations artistiques, acte mémoriel et ancrage territorial, et de quatre entrées, qui questionnent successivement l'urbain, le culturel, le patrimoine et l'identité. II s'agit ainsi d'envisager la reconfiguration d'une oeuvre d'art par l'espace dans lequel elle s'inscrit et/ou la mémoire qu'elle mobilise, et d'analyser la construction culturelle d'un territoire, ou ses représentations imaginaires, et la (re)construction d'une mémoire, à partir d'un médium (oeuvre artistique, photographie, cinéma, etc.). Ce sont quelques-unes des relations entre art, mémoire et territoire que les chercheurs abordent ici, par un travail de terrain, en créant des chemins de traverse pour raconter ou revisiter de singulières histoires, voire l'Histoire ; celles des hommes et des lieux.
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Nombre de pages
198
Date de parution
10/03/2011
Poids
390g
Largeur
165mm
Plus d'informations
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EAN
9782810700707
Titre
Sciences de la Société N° 78, 2009 : Art, mémoire et territoire
Auteur
Lambert Emmanuelle ; Trouche Dominique
Editeur
PU MIDI
Largeur
165
Poids
390
Date de parution
20110310
Nombre de pages
198,00 €
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Le regard de l'autrice sur la jeune femme qu'elle a été, évoluant au sein d'un cercle littéraire masculin. Une jeune femme idéaliste comme on peut l'être à vingt ans arrive à Paris à la fin des années 1990. On la suit dans sa découverte d'un milieu intellectuel qui a tout d'une caste d'hommes. Elle y rencontre l'écrivain Alain Robbe-Grillet, imposant "Pape du Nouveau Roman" , et son épouse Catherine, maîtresse-star de cérémonies sadomasochistes, un couple qui incarne une certaine idée de la littérature et de la liberté sexuelle. Raconté avec impertinence depuis aujourd'hui, son apprentissage, d'une drôlerie irrésistible, est un conte contemporain. Sa leçon : la liberté s'exerce dans le jeu avec les autorités établies ; sa morale : il ne faut jamais sous-estimer les jeunes femmes. ??? ? ??? "Un enchantement". Raphaëlle Leyris, Le Masque et la Plume Emmanuelle Lambert est l'autrice de romans et d'essais, parmi lesquels Giono, furioso (prix Femina essai 2019), Le Garçon de mon père et Sidonie Gabrielle Colette .
Prix Femina Essai 2019Icône littéraire, auteur d?une oeuvre abondante, (Le Hussard sur le toit ; Un roi sans divertissement ; Colline...), Giono semble être l?écrivain patrimonial par excellence, voué à être étudié, admiré, célébré. Derrière l?image d?Épinal de l?écrivain provençal se cache pourtant un poète nerveux et tourmenté, un homme défait par la guerre et travaillé par la noirceur, l?amour et le désir tout autant que par la quête de paix et de lumière.À la frontière de l?essai et de la biographie, Emmanuelle Lambert construit le portrait intime d?un auteur aussi rayonnant qu?obscur, une méditation incarnée sur la puissance du geste créateur.Notes Biographiques : Emmanuelle Lambert est écrivaine et commissaire d?exposition indépendante. Elle a conçu la grande exposition rétrospective Giono qui ouvrira fin octobre 2019 au Mucem de Marseille, en prélude aux commémorations du cinquantenaire de la mort de Giono. Auteure de deux essais littéraires (Mon grand écrivain et Apparitions de Jean Genet, les Impressions nouvelles), elle a publié son troisième roman, La Désertion, chez Stock en 2018.
Le premier jour d'absence il était descendu à l'heure du déjeuner pour l'attendre dans le parc, caché derrière l'arbre d'où il observait la sortie de ses subordonnés. Il avait ensuite vérifié les registres de la badgeuse. Aucune trace d'elle". Un jour, Eva Silber disparaît volontairement. Pourquoi a-telle abandonné son métier, ses amis, son compagnon, sans aucune explication ? Tandis que, tour à tour, ses proches se souviennent, le fait divers glisse vers un récit inquiétant, un roman-enquête imprévisible à la recherche de la disparue.
Résumé : Le récit s'ouvre un dimanche de septembre 2019, un dimanche où le père "concret et nébuleux à la fois" d'Emmanuelle Lambert, se prépare à mourir d'un cancer de l'ampoule, un organe situé à la tête du pancréas. Et pourtant, ce livre est un livre de vie. C'est que, par une douce ironie des mots, il est à l'image de ce personnage de père à la "chaleur explosive" : "rétif à toute forme de rêverie fatiguée, car dans la fatigue se glisse un effritement possible, une voie pour la douleur et le doute". Le duo du livre-tombeau et du père illumine tout sur son passage. Il n'y a pas de gris ici, mais les couleurs éclatantes du souvenir, du mange-disques seventies aux yeux de Dalida. Poignant et solaire, émouvant et lumineux, mélancolique sans le poids du pathos, familial et universel, le récit d'une fille raconte le père : mais le père aurait peut-être voulu un garçon. A l'hyperactif soixante-huitard, au Dieu imprévisible de l'enfance, à l'ex-enfant triste qui joue jusqu'au bout de sa vie y compris en abordant aux rivages de la fin, répond une fille, qui se construit comme une femme.
Une impression de déjà-vu ? La forteresse de Dunsinane, c'est le château où s'était retranché l'usurpateur Macbeth à la fin de Macbeth, la "pièce écossaise" de William Shakespeare. David Greig reprend la situation là où Shakespeare l'avait laissée en 1606. L'assassin du bon roi Duncan a enfin été éliminé ; la dangereuse femme-sorcière qui avait poussé son époux au crime est défaite, elle aussi. Le retour à la paix civile ? Pas tout à fait. Certes, Macbeth l'usurpateur est mort, mais son successeur Malcolm n'est que veulerie et luxure. L'harmonie politique semble ne pas vouloir s'installer en ce royaume. Dans la suite qu'il invente à la tragédie de Shakespeare, David Greig s'infiltre dans les ouvertures, ou plutôt les ellipses de l'histoire de Macbeth, et il les remplit des doutes politiques de notre époque. Greig a vu les armées britanniques et américaines intervenir et s'embourber au Moyen-Orient. Dans Dunsinane, il montre à quel point, une fois les opérations militaires achevées, rien n'est encore joué et comment la politique continue la guerre par d'autres moyens, pour inverser la formule de Clausewitz. Greig rebat les cartes et distribue une nouvelle main aux joueurs de la partie ; il donne la parole à ceux que Shakespeare avait, à l'instar de son tyran, réduits au silence : Lady Macbeth, Malcolm, et les soldats.