En arrivant dans une cité harcelée par les vieux démons de la peur et de la division, ?dipe a ouvert les portes et les coeurs. Il a naturellement été fait roi. Personne ne sait d'où il vient. Le sait-il lui-même ? Une enquête haletante va révéler une vérité si effrayante qu'?dipe roi de Sophocle est devenu, au fil des siècles, la mère de toutes les tragédies, celle qui porte en elle tous les modèles du roman noir. Initialement publié en Série Noire, le roman de Didier Lamaison inspiré de la tragédie grecque, de Sophocle est désormais accompagné en Folio Policier d'une traduction inédite de ce chef-d'oeuvre universel. II a semblé naturel, pour un texte régulièrement étudié dans les classes et les amphithéâtres, de réunir les deux, roman tragique et tragédie policière, dans un même volume et sous la responsabilité du même auteur: une occasion unique de redécouvrir l'incroyable modernité de ce mythe à la dramaturgie sidérante. Un autre moyen d'illustrer l'éternité de la littérature aujourd'hui prolongée par le roman noir.
Nombre de pages
285
Date de parution
06/04/2006
Poids
182g
Largeur
110mm
Plus d'informations
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EAN
9782070302925
Titre
Oedipe roi
Auteur
LAMAISON DIDIER
Editeur
FOLIO
Largeur
110
Poids
182
Date de parution
20060406
Nombre de pages
285,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Il avait traversé silencieusement une ville qui suintait la mort. Pyloros, le portier de la citadelle, l'avait conduit jusqu'au vestibule du palais où les servantes l'avaient accueilli, selon le rituel. Souvent interrogé sur les circonstances de cette arrivée, Pyloros n'avait pu rapporter que trois choses sur l'étrange voyageur: la rareté de ses paroles, l'absence de tout bagage, l'enflure insolite de ses sandales. D'où venait-il? - "Du sanctuaire de Delphes." Où allait-il? - "Vers mon destin." Comment s'appelait-il? - "Regarde mes pieds. On m'appelle Oedipe." Bien des années plus tard, nul n'en saurait davantage.
Il avait traversé silencieusement une ville quisuintait la mort. Pyrolos, le portier de la citadelle, l'avait conduit jusqu'au vestibule dupalais où les servantes l'avaient accueilli, selonle rituel. Souvent interrogé sur les circonstances de cette arrivée, Pyrolos n'avait pu rapporter que trois choses sur l'étrange voyageur la rareté de ses paroles, l'absence de tout bagage, l'enflure insolite de ses sandales. D'où venait-il ...- Du sanctuaire de Delphes.Où allait-il ...- Vers mon destin.Comment s'appelait-il ...- Regarde mes pieds. On m'appelle ?dipe.Bien des années plus tard, nul n'en sauraitdavantage.
En arrivant dans une cité harcelée par les vieux démons de la peur et de la division, Oedipe a ouvert les portes et les coeurs. Il a naturellement été fait roi. Personne ne sait d'où il vient. Le sait-il lui-même ? Une enquête haletante va révéler une vérité si effrayante qu'Oedipe roi de Sophocle est devenu, au fil des siècles, la mère de toutes les tragédies, celle qui porte en elle tous les modèles du roman noir. Le roman de Didier Lamaison, inspiré de la tragédie grecque de Sophocle, est accompagné d'une traduction inédite de ce chef-d'oeuvre universel. Il a semblé naturel, pour un texte régulièrement étudié dans les classes et les amphithéâtres, de réunir les deux, roman tragique et tragédie policière, dans un même volume et sous la responsabilité du même auteur : une occasion unique de redécouvrir l'incroyable modernité de ce mythe à la dramaturgie sidérante. Un autre moyen d'illustrer l'éternité de la littérature aujourd'hui prolongée par le roman noir.
Après avoir raconté, dans le premier tome de ses Mémoires, son enfance dans le Maroc d'avant-guerre et son arrivée en France en 1945, Driss Chraïbi reprend le fil de son récit autobiographique. Au début des années 50, il découvre une autre planète, l'Alsace, et s'y installe avec sa femme dans une sorte d'ermitage amoureux voué à l'écriture. Puis ses premiers succès d'écrivain le ramènent à Paris et la communauté maghrébine trouve en lui l'une de ses premières voix dans le milieu littéraire. Défilent ensuite les années France Culture, les années canadiennes, les années à l'Ile d'Yeu, les amis et les rencontres (François Mitterrand, Lucien Bodard...), les paysages, les livres et les femmes de sa vie.
Oui, j'y avais repensé. Qu'est-ce qu'il s'imaginait. Je n'avais pratiquement fait que penser à ça depuis ce matin, mais y penser avait fini par prendre la forme d'une ville, d'un premier amour, la forme d'un porte-conteneurs." Le corps d'un homme est retrouvé au pied de la digue Nord du Havre, avec, dans sa poche, griffonné sur un ticket de cinéma, un numéro de téléphone, celui de la narratrice. Convoquée par la police, elle prend le train pour Le Havre, ville de son enfance, de sa jeunesse, qu'elle a quittée il y a longtemps. Durant ce jour de retour, cherchant à comprendre ce qui la lie à ce mort dont elle ignore tout, elle va exhumer ses souvenirs mais aussi la mémoire de cette ville traumatisée par la guerre, ce qui a disparu, ce qui a survécu, et raviver les vestiges d'un amour adolescent.
Dans l'East Texas profond de la Grande Dépression, la pauvreté règne et dévaste la région comme une tornade. Le jeune Harry Crane découvre le corps mutilé d'une femme noire sur le bord de la rivière Sabine. Il est convaincu que le meurtre est l'oeuvre de l'Homme-chèvre, un monstre de légende. Le nombre de victimes s'alourdit, un homme est lynché et le père de Harry, l'homme de loi local, enquête.
Brontë Emily ; Bellour Raymond ; Lacretelle Jacque
Emily Brontë possède donc le plus singulier des pouvoirs : celui de sa dépendance à l'égard des faits. Avec quelques touches, elle sait évoquer l'âme d'un visage et rendre le corps superflu ; en parlant de la lande, elle fait souffler le vent et gronder le tonnerre. Virginia Woolf. Quand, parmi tous les arbres, je cherche celui dont la forme s'harmonise le mieux avec le cadre du roman tragique d'Emily Brontë, c'est l'image d'un vieux robinier tortueux qui me vient à l'esprit, d'un vieux robinier tordu par le vent qui souffle toujours dans la même direction ; l'écorce est noire, le tronc est creux et, dans ce creux, la pluie a formé une petite flaque où baignent quelques feuilles mortes. John Cowper Powys