Caricaturée, la libre pensée pouvait-elle devenir un objet historique? Était-il possible de dégager les réels enjeux politiques de son histoire, longue d'un siècle...Jacqueline Lalouette, professeur d'histoire contemporaine à l'Université de Paris XIII, a comblé un vide historiographique en étudiant l'une des composantes, et non la moins active, de cet esprit républicain qui est aujourd'hui un objet d'histoire reconnu. Apparues en 1848, les sociétés de libre pensée trouveront leur âge d'or sous la IIIe République et exerceront une grande influence politique. Les libres penseurs, liés à la franc-maçonnerie et aux courants de gauche et d'extrême gauche, partisans du progrès, ont combattu les religions révélées, milité pour la laïcisation de (espace public, de la conscience et de la vie privée de leurs concitoyens, au point d'inventer de nouveaux rituels et une nouvelle sacralité.Les libres penseurs n'ont pas été ces "bouffeurs de curé" souvent stigmatisés. La laïcité fut pour eux la condition requise pour une véritable "révolution culturelle", voire sociale. Leur désir utopique de bâtir une nouvelle "cité terrestre" mérite d'être examiné au-delà des outrances et des écarts de langage qui ont parfois accompagné leur discours.
Nombre de pages
636
Date de parution
21/11/2001
Poids
475g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782226130129
Titre
La libre pensée en France 1848-1940
Auteur
Lalouette Jacqueline
Editeur
ALBIN MICHEL
Largeur
125
Poids
475
Date de parution
20011121
Nombre de pages
636,00 €
Disponibilité
Epuisé
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À bas la calotte !Comme tous les mots en « -isme », l'anticléricalisme désigne un projet politique cohérent, une attitude idéologique, un système de pensée homogène. Au sens strict, il se rapporte à l'ensemble des manifestations, actes ou discours, qui s'opposent à l'ingérence des Églises dans les affaires publiques. Apogée de sa version institutionnelle : la IIIe République, qui vota les principales lois laïques. Or, il y a bien des manières d'être anticlérical, et les anticléricaux s'en sont souvent pris aux dogmes, à diverses formes de piété et aux clergés, quels qu'ils soient. Traditionnellement tourné contre le catholicisme, l'anticléricalisme n'ignore donc pas les autres religions, notamment l'islam. Mais s'opposer aux Églises, est-ce forcément s'opposer aux religions ?
Si, dans notre esprit, 14 Juillet rime avec défilé militaire et bals des pompiers, et 1e Mai avec manifestations et brin de muguet, que savons-nous véritablement des onze jours fériés qui rythment l'année? Plus précisément, dans quel but ont-ils été institués et de quel sens sont-ils porteurs, y compris de nos jours? Loin d'être anodine, la question des jours fériés a toujours fait naître de nombreux débats, en témoigne la récente polémique sur le lundi de Pentecôte, de même que les vives réactions que suscite régulièrement toute remise en question d'une de ces fêtes. Alors que certains s'interrogent sur la légitimité de maintenir ces journées chômées en temps de crise, d'autres sont favorables à la suppression des fêtes religieuses dans une société largement laïcisée. Et tandis que le nombre des anciens combattants des deux guerres mondiales ne cesse de diminuer, nous sommes invités à repenser notre rapport à la mémoire et à l'histoire, notamment à propos des commémorations du 8 mai et du 11 novembre. Jours fériés, mais fêtes également, ils ont été conçus pour ménager un temps de répit dans la vie quotidienne et sont souvent l'occasion de jeux et de divertissements. Plus encore, c'est la notion de vivre ensemble et d'adhésion à la République qui est chaque fois mobilisée. De leur lente élaboration aux pratiques festives actuelles, en passant par des fêtes aujourd'hui révolues, telle la Saint-Napoléon, Jacqueline Lalouette relate deux siècles d'histoire de jours de fêtes, nous donnant à voir la société française sous un autre jour.
La Belle Epoque : cette expression qui désigne les décennies précédant la Grande Guerre fait miroiter un temps caractérisé par la joie et la douceur de vivre. La Belle Epoque fut une période de profondes transformations dans la vie politique et sociale, la médecine, la science et les techniques ; diverses activités enrichirent la palette des loisirs et des sports ; la littérature et les arts furent bouleversés par de nouvelles sensibilités et les débuts du septième art. Mais la Belle Epoque fut aussi un temps d'âpres combats sociaux et de grandes inégalités ; douce aux nantis, la vie restait difficile pour les classes populaires, surtout pour les plus faibles et les plus démunis. Quant à la vie internationale, marquée par la montée des nationalismes, des militarismes et des rivalités coloniales, elle ne laissait rien augurer de bon. Apaches et héroïques pionniers de la radiographie, Sacre du printemps et facéties du pétomane, ménagères en lutte contre la vie chère et sommes colossales englouties dans des bals somptueux, lait frelaté et champagne oxygéné : les quatre-vingt-sept notices de ce dictionnaire révèlent au lecteur un monde rendu fascinant par ses évolutions, ses excès et ses contrastes.
En 1926, alors que l'alchimie avait depuis longtemps été reléguée au rang des vieilleries préscientifiques, il suffit d'un seul ouvrage pour la faire renaître comme le phénix de ses cendres : Le Mystère des cathédrales, signé d'un certain Fulcanelli. Dans ce texte unique en son genre, l'auteur se livre à une analyse serrée de la mystérieuse symbolique, tout à fait indépendante des motifs chrétiens, qui orne les grandes cathédrales de France, en particulier Notre-Dame de Paris. Il montre, d'une manière extraordinairement convaincante, comment ce langage pictural inscrit dans la pierre constitue en réalité une initiation complète aux opérations alchimiques les plus poussées. Ce livre est l'un des très grands classiques de l'ésotérisme contemporain, mais aussi un puissant témoignage de la richesse et de la complexité de notre patrimoine culturel, du Moyen Âge jusqu'au temps présent. Fulcanelli, d'une manière ou d'une autre, est toujours vivant et son enseignement nous interpelle, que l'on adhère ou non à l'alchimie.
Pour dire la passion éprouvée au plus profond de l'âme et du corps, Christiane Singer revit celle d'Héloïse, quintessence de l'amante et de la mystique. Elle nous donne à travers cette confession tout à la fois païenne et spirituelle, ce bréviaire fou, cette exaltation unique du plaisir et de l'extase, un texte qui restera parmi les plus intenses jamais écrits sur l'amour.
Cet ouvrage est le fruit de la pratique de zazen enseignée par Maître Taisen Deshimaru, expérience fondamentale de connaissance de soi, des autres, du monde et du cosmos. Comment vivre ici et maintenant? Comment observer son karma sur le chemin de la vie à la mort? Comment se concentrer instant après instant tout au long de la vie quotidienne afin de vivre pleinement le moment présent et ne pas laisser vainement passer le temps? Observation-concentration, aller de l'un à l'autre, telle est la méthode que nous propose Maître Deshimaru aussi bien à travers la posture de zazen que durant la vie quotidienne. C'est à partir de cette pratique millénaire et au-delà du temps, par l'entraînement du corps, de la respiration et de l'esprit qu'on devient un miroir où tout peut se réfléchir. Cet ouvrage, basé sur les principes de la médecine orientale, nous livre de plus un enseignement fondé sur l'ésotérisme du bouddhisme Mahayana et jamais révélé en Occident.