
Retour de flamme. Comment la mondialisation a accouché du terrorisme
Le 11 septembre 2001, les attentats contre le World Trade Center et le Pentagone ont plongé le monde dans la stupeur, au point que beaucoup ont été tentés d'y voir un changement de paradigme, le moment où est " mort le monde ancien". Cinq ans plus tard, il est temps que nos yeux se dessillent : ce monde partagé en deux blocs n'est pas mort en 2001, nous dit Ali Laïdi, mais en 1989, au moment de la chute du Mur. Avec l'émergence d'une unique hyperpuissance, la guerre froide, de nature idéologique, s'est muée en une guerre économique menée par l'Occident, qu'on appelle par euphémisme mondialisation. Les effets de cette invasion non violente sont ravageurs pour des civilisations traditionnelles, dont les modes de vie et les valeurs plient sous la déferlante d'images, de sons et de mots venus d'ailleurs, porteurs de modernité et de promesses de mieux-être que rien ni personne ne peut satisfaire. Chez les populations musulmanes, la religion devient pour les plus exaltés le seul refuge de leur identité menacée, le dernier sanctuaire de leur souveraineté personnelle et collective. Loin d'être la source de leur haine, comme le veut un contresens couramment répandu en Occident, elle en est le vecteur, le mode d'expression. Face au danger d'une " guerre sans fin " où le terrorisme, l'arme des faibles, susciterait une réponse toujours plus belliqueuse des forts, Ali Laïdi plaide pour que l'Occident prenne enfin conscience des dommages collatéraux occasionnés par la mondialisation, et pour que les élites arabes, de leur côté, fassent sauter les verrous qui enferment leurs peuples dans le cercle vicieux de l'échec et du ressentiment.
| EAN | 9782702137062 |
|---|---|
| Titre | Retour de flamme. Comment la mondialisation a accouché du terrorisme |
| Auteur | Laïdi Ali |
| Editeur | CALMANN-LEVY |
| Largeur | 140 |
| Poids | 288 |
| Date de parution | 20061011 |
| Nombre de pages | 244,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Histoire mondiale de la guerre économique
Laïdi AliRésumé : La guerre économique est à l'économie ce que la science de la guerre est à la politique, un affrontement pour capter les ressources. Dès la préhistoire, les hommes s'affrontent pour conquérir les meilleurs territoires de chasse et de cueillette, tandis que Phéniciens, Egyptiens, Romains et Chinois de l'Antiquité sécurisent leurs routes commerciales pour éliminer la concurrence. Au Moyen Age, les marchands allemands regroupés au sein de la Hanse mènent des guerres, déclenchent des blocus économiques, le tout au nom de la défense de leurs intérêts commerciaux. Avec les grandes découvertes, les Etats européens prennent les rênes et se livrent de terribles batailles pour s'emparer des épices des nouveaux mondes. Lors du premier conflit mondial, détruire le potentiel commercial de l'adversaire est un des buts de guerre affichés, tandis qu'aujourd'hui les multinationales affrontent l'hyperconcurrence avec leurs propres armes, lesquelles n'ont souvent rien à envier à celles des services de renseignements et de sécurité des Etats. On comprend, à la lecture de cette synthèse, pourquoi le mythe libéral du "doux commerce" a toujours nié cette évidence : la politique n'a pas le monopole de la violence. Elle le partage avec l'économie.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER13,00 € -

Le droit, nouvelle arme de guerre économique. Comment les Etats-Unis destabilisent les entreprises e
Laïdi AliRésumé : Aux Etats-Unis, le droit est devenu une arme économique. Une arme qui fait des ravages chez les ennemis, mais aussi chez les amis de Washington. Depuis une dizaine d'années, des entreprises européennes subissent les foudres des procureurs du département de la Justice et des directeurs des agences de régulation financière. Les sociétés soupçonnées de corruption ou de violation des embargos (Cuba, Libye, Corée du Nord, Iran, etc.) se voient infliger des amendes qui se comptent en centaines de millions voire en milliards de dollars. Car l'utilisation de l'incontournable billet vert dans les transactions internationales place de facto les entreprises sous juridiction américaine. Siemens, ABN Amro, Technip, BNP, Alstom, Société générale... ce sont les multinationales européennes qui occupent le Top 10 des plus lourdes sanctions imposées par Washington, et dans lequel Airbus pourrait bientôt figurer. Certaines entreprises ne s'en sont pas relevées, et sont passées sous pavillon... américain. Le 11 septembre 2001 a marqué le début de cette répression économique : Washington a voté des textes qui prétendent s'appliquer à l'ensemble de la planète et a transformé d'anciennes lois censées lutter contre le terrorisme, la criminalité et la fraude en outils de compétition commerciale. Ce livre, fruit de deux ans d'enquête, montre comment l'Amérique a ouvert un nouveau front dans la guerre économique qui déstabilise l'Europe, tout particulièrement l'Allemagne et la France. Une déstabilisation qui ne fait que commencer.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER22,00 € -

Aux sources de la guerre économique. Fondements historiques et philosophiques
Laïdi AliRésumé : La guerre économique est partout. Elle oppose les États entre eux, les entreprises entre elles, les États aux entreprises, les marchés aux États. Ses champs de bataille sont sans limites. Subventions déguisées, espionnage industriel, guerre de l'information, manipulation des monnaies, évasion fiscale. Tous les coups sont permis. Les tensions montent et la tentation du protectionnisme revient en force. Hier, la guerre économique était totalement ignorée. Ceux qui osaient en parler passaient, au pire, pour des adeptes de la théorie du complot, au mieux, pour des incultes en matière économique. Pas étonnant, car la guerre économique est rejetée aussi bien par les libéraux que par les penseurs de la gauche et de l'extrême gauche. Or, comme le montre l'auteur, dans cette investigation généalogique, ses racines intellectuelles et philosophiques sont très anciennes. Elles puisent dans les textes des grands auteurs depuis Sun Tzu jusqu'à Raymond Aron en passant par Rousseau, Hobbes, etc., pour aboutir à sa forme contemporaine. La guerre économique n'est pas une idéologie. Elle n'est que le symptôme d'un nouveau malaise de la civilisation. Ali Laïdi, docteur en science politique, chercheur à l'IRIS, est chroniqueur à France 24, chargé du journal de l'intelligence économique. Il a récemment publié Les États en guerre économique, Le Seuil, 2010, prix Turgot IES.ÉPUISÉVOIR PRODUIT33,66 € -

Les batailles du commerce mondial. Penser la guerre économique avec et contre Michel Foucault
Laïdi AliA partir des outils conceptuels légués par Michel Foucault, il s'agit d'établir l'existence de la guerre économique, un concept rejeté jusqu'à présent par le monde académique et médiatique. Mais depuis l'élection de Trump en 2016, - un président américain qui aime la guerre commerciale -, le Brexit et les impacts économiques de la crise du Covid, les élites politiques et économiques ne peuvent plus nier son existence. L'auteur s'appuie sur l'un des plus grand intellectuel français du XXe siècle, Michel Foucault, pour montrer la généalogie de la guerre économique dans l'Histoire, sa pertinence face au concept de pouvoir et sa prolongation dans le champ civil et économique en temps de paix. Mais il analyse également comment Michel Foucault n'a pas perçu qu'une société où tous les individus sont les entrepreneurs de leur propre vie entraîne une concurrence féroce qui ne se règle pas uniquement dans les prétoires mais aussi sur les champs de bataille économique.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER18,00 €
Du même éditeur
-

Les aventures d'Aurel le consul : La Folie Sainte-Hélène
Rufin Jean-ChristopheEN STOCKCOMMANDER20,00 €
De la même catégorie
-

Les attentats de Bruxelles. Le procès du siècle raconté par l’avocat d’un accusé
Degrève Michel ; Garitte FrançoisEN STOCKCOMMANDER21,95 € -

Jihad : La métamorphose d'une menace. Idées reçues sur une mouvance hétéroclite - Nouvelle édition
Benraad MyriamPlus de deux décennies après les attentats du 11 septembre 2001, le terme jihad est entré dans le langage commun, mais généralement de façon caricaturale. Dévoyé de son sens premier, son usage s'est banalisé au gré des attaques terroristes, renvoyant dans l'imaginaire collectif aux combattants musulmans ultra-violents venus anéantir nos sociétés. Une vision portée par les jihadistes eux-mêmes, qui voient dans leur combat un véritable pilier religieux et une réaffirmation identitaire absolue. Cette polarisation des perceptions a conduit à d'intenses polémiques dans la sphère publique, entre pourfendeurs d'une islamophobie présumée et critiques acerbes de l'islam, toutes très éloignées des faits comme des sources, et brouillant une juste compréhension des bouleversements ayant pris place ces dernières décennies. Quelle signification accorder au jihad selon les époques ? Quels rapports entre jihad et jihadisme ? Pourquoi continuer d'évoquer le jihad alors que la violence qui s'en réclame a nettement décru ? Cet ouvrage creuse ces questions pour déconstruire bien des stéréotypes encore véhiculés sur le sujet et donner à voir la métamorphose d'une menace, pour proposer une perspective distanciée, critique et donc plus apaisée sur un objet d'étude sensible et complexe.EN STOCKCOMMANDER13,00 € -

Cyberdjihad. Le grand recrutement. Comment les islamistes s'emparent du Web
Heuls Héloïse ; Kepel GillesVoici le livre choc, fruit de dix années d'enquête de terrain, qui révèle comment les djihadistes ont fait d'Internet leur champ de bataille. S'intégrant aux espaces en ligne et s'immergeant dans les réseaux humains, Héloïse Heuls a rencontré les idéologues et les recruteurs, les propagandistes et les prédicateurs pour dévoiler la stratégie profonde et les ressorts cachés de la guerre qui nous est menée. Les combattants du djihad ont fait du Web une arme. Ils inondent de contenus YouTube, Instagram et TikTok, s'organisent sur WhatsApp et Telegram, recrutent sur Facebook, X, Discord et exploitent désormais jusqu'aux IA. Sur toutes les plateformes, ils tissent leur toile, construisent des communautés où se croisent hommes et femmes, vétérans et adolescents, et diffusent une culture de terreur avec les outils de la modernité. Depuis les forums pionniers jusqu'à l'émergence d'un "califat virtuel" à la française, Héloïse Heuls montre comment le monde numérique est devenu un véritable territoire militant. Contre l'idée fausse d'une radicalisation instantanée ou purement algorithmique, elle met au jour un écosystème complexe, mouvant, évolutif, qui renouvelle en profondeur notre compréhension des mécanismes d'endoctrinement. Une enquête détonante. Le livre événement qu'il nous faut tous lire. Préface de Gilles KepelEN STOCKCOMMANDER21,90 €




